Olley

commune française du département de Meurthe-et-Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Olley est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand-Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Olley
Olley
Église paroissiale Saint-Rémy.
Blason de Olley
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté de communes Orne Lorraine Confluences
Maire
Mandat
David Buono
2020-2026
Code postal 54800
Code commune 54408
Démographie
Gentilé Les Culs brûlés[1]
Population
municipale
220 hab. (2023 en évolution de −7,56 % par rapport à 2017)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 56″ nord, 5° 45′ 48″ est
Altitude Min. 189 m
Max. 223 m
Superficie 9,48 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Jarny
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Jarny
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Olley
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Olley
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Olley
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    Géographie

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Carpière, le ruisseau de la Taupine et l'Orne[2],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Olley[Note 1].

    Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Neuvron (8,4 ha)[Carte 1],[3].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[4].

    La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 846 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvres-en-Woëvre à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,3 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Olley est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Jarny, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,7 %), prairies (25,7 %), forêts (8,2 %), zones urbanisées (3,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Aulegia (1052) ; Cella de Aulegia (1115) ; Oulié (XIIIe siècle) ; Prioratus Aulegie (XIIIe siècle) ; Olei (1200) ; Olleez (1275) ; Oleies, Olees (1294) ; Oley (1429) ; Ollée, Ollié (1689)[19].

    L'hypothèse ancienne selon laquelle Olley ferait référence à l’huile, pour « pays d'huile, lieu où poussaient des oléagineux » repose sur une vague ressemblance entre l'ancien français oile « huile » (issu du gallo-roman OLEU < latin oleum)[20] et les formes romanes, mais elle est infirmée par la forme la plus ancienne Aulegia. L'hypothèse selon laquelle la fleur de navette, destinée à produire de l'huile pour lampe, aurait été cultivée sur le territoire de la commune, explique quant à elle l'origine du blason représentant une lampe à huile, mais elle n'a aucun lien avec l'étymologie du toponyme.

    C'est pourquoi les spécialistes n'évoquent même pas cette piste ; ils hésitent cependant sur l'étymologie à donner à ce nom de lieu. Albert Dauzat, suivi en cela par Pierre-Henri Billy et Marie-Thérèse Morlet, supposent la fixation de manière absolue de l'anthroponyme gaulois *Aulidius[21],[22],[23] (non attesté). Un autre ouvrage propose un nom de personne latin Aulus[réf. incomplète][24] suivi d'un autre élément[Lequel ?].

    Remarque : certaines formes anciennes ont une terminaison identique (-ie, -ee(s), -ei(s)) à celle du type Athée, Athie, Athies, Athis du domaine d'oïl qui remontent tous au gaulois bien identifié attegia « hutte, cabane ».

    Gentilé

    Le nom jeté des habitants , « les Culs brûlés », est adopté comme gentilé par référendum local du . Les habitants l'ont préféré à l'alternative « les Olleysiens »[25].

    Au Moyen Âge, le village était connu pour sa production d'huile pour lampes, issue des fleurs de navette desquelles l'on tirait autrefois l'huile nécessaire à l'éclairage. Le produit était réputé de mauvaise qualité, au point qu'il noircissait le fond des lampes. Cela a pu donner l'idée de surnommer les personnes vivant à Olley les « Culs brûlés »[26].

    Ce sobriquet remonte à des temps anciens où la langue locale n'était pas le français actuel. Le mot cul n'avait pas le sens vulgaire d'aujourd'hui. Il était tout au plus familier.

    À propos du sobriquet, on ne doit pas négliger la possibilité d'une rime patoise : Olley, les culs brûlès ou les culs brûlés d'Ollée. Les habitants d'Ogéviller partagent le même sobriquet que ceux d'Olley et dans ce cas, la rime ne fait guère de doute. À la lecture des ouvrages consacrés à l'étude des sobriquets et quolibets régionaux, tout particulièrement celui de Jean Vartier[27], et bien que cela reste une hypothèse, on peut penser que comme dans de nombreux cas similaires, on a affaire à une rime facile : « Olley, les culs brûlés »  dans le même style que « Parisien, tête de chien » ou « Parigot, tête de veau »[28],[29]. Les habitants de Morhange sont également surnommés les culs brûlés mais pour des raisons historiques : la ville a été entièrement incendiée en 1401.

    Histoire

    Au Moyen Âge, le village dépendait de la province du Barrois.

    Par le traité du 28 février 1661, le roi de France garde la moitié du ban d'Olley. L'autre moitié est rendue au duc de Lorraine[30].

    Selon un Arrest de la cour souveraine de Lorraine et Barrois en date du 21 janvier 1718, la souveraineté du village et de ses dépendances revient en entier au duc de Lorraine, par échange avec le roi de France[31].

    Selon l'édit du duc de Lorraine du 12 juillet 1718, Olley est rattaché à la prévôté de Preny[32].

    La bibliothèque municipale de Nancy détient les pièces d'un procès entre Messire Jacques-Marc-Antoine de Mahuet, seigneur d'Olley, Bettainvillers et Létricourt contre les chanoines réguliers de la maison Saint-Antoine de Pont-à-Mousson en 1738[33].

    En 1903, le procureur de la République de Briey se rend à Olley pour notifier la fermeture de l'école communale publique tenue par des religieuses catholiques. Elles refusaient de quitter les lieux[34].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant avril 1869   Hubert-Godefroy Joly[35]    
      juin 1914 François Lesse[36]   démissionnaire
    1971 1989 Lucien Rossinot   Instituteur
        Jean Victor Joly    
    mars 2001 2014 Yvon Buchart    
    2014 mai 2020 Catherine Cieslewicz    
    mai 2020 en cours David Buono[37]   Professeur
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].

    En 2023, la commune comptait 220 habitants[Note 4], en évolution de −7,56 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
    339280348344389421334326316
    1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
    359371375377351356341315251
    1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
    243228249255304309342315271
    Davantage d’informations - ...
    1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 2023 -
    224212231234258238223220-
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Édifices civils

    • Présence gallo-romaine.
    • Sarcophages à « figures de marelles ».
    • Traces du château fort de Neuvron du XVIIIe siècle à deux kilomètres d’Olley. À son emplacement se trouve une ferme dont les bâtiments sont de 1712 (aujourd'hui GAEC de Neuvron)[42].
    • Ancien château près de l'église détruit au XVIIIe siècle.

    Édifices religieux

    Ancien ossuaire.
    • Église paroissiale Saint-Rémy classée au titre des monuments historiques dès 1875[43] ; édifice de type champenois construit à la seconde moitié du XIe siècle[42] ; fortifié en 1595 ; clocher refait à partir de 1845.
    • Fondation au XIe siècle d'un prieuré de l'abbaye de Saint-Arnoul de Metz ; acquis par l'abbaye de Gorze vers 1200, disparu au XIVe siècle.
    • Presbytère construit en 1767 pour monsieur Collignon, curé d'Olley, Jeandelize et Boncourt. Tête du XIIe siècle et chapiteau XVIe siècle remployés
    • Ancien ossuaire daté 1541, avec cadran solaire sur l'angle sud-ouest et trois crânes humains encastrés en façade, endommagée pendant la guerre de 1870. Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [44].

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Olley Blason
    Blasonnement : d'argent à la lampe à huile de gueules allumée d'or, au chef d'azur chargé de deux quartefeuilles aussi d'or, feuillées du même et boutonnées aussi de gueules.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

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    Bibliographie

    • M. Viançon, Notice sur Neuvron dans le Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, vol. 7-9, éditeur Rousseau-Pallez, Metz, 1864, p. 15-18 [lire en ligne]

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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