Omar Agha
dey d'Alger
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Omar Agha, dit Omar Pacha, né à Lesbos, en Grèce, et mort le à Alger, est dey d'Alger du jusqu’à sa mort.
| Omar Agha عمر آغا (ar) ⵄⵓⵎⴰⵔ ⴰⵖⴰ(ber) | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Dey d'Alger | |
| – (2 ans, 4 mois et 28 jours) |
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| Prédécesseur | Mohamed Khaznadji |
| Successeur | Ali ben Ahmed |
| Biographie | |
| Date de naissance | Inconnue |
| Lieu de naissance | Lesbos (Grèce) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Alger (Régence d’Alger) |
| Dey d'Alger | |
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Il est connu pour avoir déclenché une guerre contre Tunis, et pour avoir dirigé des raids barbaresques contre des navires américains. Une expédition de la marine américaine dirigée par le capitaine Stephen Decatur est menée en 1815 contre la régence d'Alger. L'épisode est connu sous le nom de seconde guerre barbaresque. L'opération incite Omar à signer un traité mettant fin aux attaques de piraterie, qu'il dénonce peu de temps après, ce qui entraine le bombardement d'Alger en 1816.
Biographie
Origines
Omar Agha était un renégat grec originaire de l'île de Lesbos[1]. Il prend le pouvoir à la suite de l’exécution de Mohamed Khaznadji, le [2].
Dey d'Alger
À la suite d'attaques de corsaires barbaresques contre des navires américains, une expédition de l'US Navy dirigée par le capitaine Stephen Decatur, à la tête d'une escadre de neuf navires, est menée en 1815 contre la régence d'Alger. L'épisode est connu sous le nom de seconde guerre barbaresque.
Dans une lettre adressée au Sultan ottoman Mahmud II, il déclare : " les corsaires et algériens se sont emparés d'un bateau américain et l'ont ramené jusqu'à Alger où ils ont tué l'équipage.Ensuite, quatre frégates américaines se sont emparées de deux bateaux algériens, l'un dans le port de Carthagène, l'autre à Alicante en Espagne. Puis les Américains sont arrivés à Alger ; ils ont réclamé leurs compatriotes ; lorsqu'ils apprirent qu'ils n'existaient plus, ils sont repartis."
La ville n'étant défendue par aucun navire, l'escadre atteint Alger et entame des négociations avec le dey d'Alger. Omar Agha finira par capituler le 30 juin 1815. La flotte de celui-ci qui se composait alors de plus de vingt gros navires dont cinq frégates et plusieurs corvettes était dispersé en Méditerranée et ne défendait pas sa capitale[3]. Il dénonce le traité peu de temps après et reprend ses attaques.
Le congrès de Vienne, qui s'est penché sur le problème des esclaves chrétiens résultant de la piraterie barbaresque, charge le Royaume-Uni de faire entendre raison au dey d'Alger et aux beys de Tunis et de Tripoli.
Si ces deux derniers se montrent conciliants, il n'en est pas de même pour Omar Agha. Il faut le bombardement d'Alger le par l'escadre anglo-néerlandaise sous le commandement de l'amiral britannique Lord Exmouth, pour amener le dey à la raison. Mais malgré la signature d'un traité et la libération de 3 000 esclaves chrétiens, cela a peu d'effet puisque le dey force la population juive locale à reconstruire Alger, à la place des esclaves chrétiens[4]. Le Congrès d'Aix-la-Chapelle évoque à nouveau le problème de piraterie barbaresque en 1818.
Mort
Omar meurt dans son palais le [5], étranglé par les janissaires, à la suite de ses défaites répétées, et des problèmes intérieurs. La conspiration est menée par Ali Khodja, son successeur[6]. Son fils Mohamed, par peur des janissaires, se trouve à Tiaret (village Ain Sarb) et son deuxième fils Ali quitte la régence d'Alger pour s'installer à Tunis.
À sa mort, il avait réparé les fortifications, construit de nouvelles batteries, nettoyé le port, acheté et équipé quatre navires corsaires, et mis Alger à l’abri de toute attaque par mer[7].