Omar M. Yaghi
chimiste américain
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Omar M. Yaghi (en arabe : عمر مونّس ياغي), né le à Amman (Jordanie), est un chimiste et universitaire palestinien-jordanien-saoudien-américain d'origine palestinienne[1]. Il est professeur titulaire de la chaire James et Neeltje Tretter de chimie à l'université de Californie à Berkeley et membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis[2].
saoudienne (depuis le )
jordanienne
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Omar M. Yaghi |
| Nationalités |
américaine (depuis ) saoudienne (depuis le ) jordanienne |
| Formation | |
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| A travaillé pour | |
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| Membre de | |
| Directeur de thèse |
Walter Klemperer (en) |
| Sites web | |
| Distinctions |
Prix Nobel de chimie () Liste détaillée Prix Newcomb Cleveland () MRS Medal Award (d) () Lauréats Clarivate des chercheurs les plus cités (en) () Prix du centenaire de la Royal Society of Chemistry () King Faisal International Prize in Science () Prix Mustafa () BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award () Prix mondial des sciences Albert-Einstein () Order of King Abdullah II for Excellence () Prix Wolf de chimie () Prix Gregori-Aminoff () Médaille August Wilhelm von Hofmann (d) () Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences () Médaille Wilhelm-Exner () Prix Solvay pour la Chimie du futur () Prix Nobel de chimie () |
Il est colauréat du prix Nobel de chimie 2025 pour ses travaux dans le domaine du « développement des réseaux métallo-organiques » avec Richard Robson et Susumu Kitagawa.
Jeunesse et éducation
Yaghi est né à Amman, en Jordanie, en 1965 dans une famille de réfugiés[3],[4] originaire de Al-Masmiyya al-Kabira en Palestine mandataire. Il grandit dans une famille avec de nombreux enfants, mais n'a qu'un accès limité à l'eau potable et sans électricité. À l'âge de 15 ans, il s'installe aux États-Unis avec les encouragements de son père[5]. Bien qu'il connaisse peu l'anglais, il commence des cours à l'Hudson Valley Community College, puis est transféré à l'université d'État de New York à Albany pour terminer son diplôme universitaire. Il commence ses études supérieures à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign et obtient son doctorat en 1990 sous la direction de Walter G. Klemperer. Il est boursier postdoctoral de la Fondation nationale pour la science à l'université Harvard (1990–1992) avec le professeur Richard H. Holm.
Carrière
Il fait partie des facultés de l'université d'État de l'Arizona (1992–1998) en tant que professeur adjoint, de l'université du Michigan (1999–2006) en tant que professeur de chimie Robert W. Parry et de l'université de Californie à Los Angeles (2007–2012) en tant que professeur de chimie Christopher S. Foote et titulaire de la chaire Irving et Jean Stone en sciences physiques[6].
En 2012, il part à l'université de Californie à Berkeley où il est professeur de chimie, James et Neeltje Tretter. Il est directeur de la fonderie moléculaire du Laboratoire national Lawrence-Berkeley de 2012 à 2013. Il est le directeur fondateur du Berkeley Global Science Institute. Il est également codirecteur du Kavli Energy NanoSciences Institute de l'université de Californie à Berkeley et du Lawrence Berkeley National Laboratory, ainsi que de la California Research Alliance.
Membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis depuis 2019[2], il est également membre de l'Académie américaine des arts et des sciences, de l'Académie européenne des sciences, de l'Académie Léopoldine et de l'Académie des Lyncéens[7].
En 2021, il reçoit la nationalité saoudienne par un décret royal[8].
En juillet 2026, Omar Yaghi quitte les États-Unis pour occuper un poste à temps plein à l'université Tsinghua de Pékin, où il dirigera un nouvel institut de découverte de matériaux assistée par l'intelligence artificielle[9].
Recherches
Yaghi est le pionnier de la chimie réticulaire, un nouveau domaine de la chimie qui consiste à assembler des blocs de construction moléculaires par des liens solides pour créer des cadres ouverts[10],[11],[12]. Son travail le plus connu est dans la conception et la production de nouvelles classes de composés connus sous le nom de réseaux organométalliques (MOF)[13],[14], réseaux d'imidazolate zéolitiques (ZIF)[15] et réseaux organiques covalents (COF)[16]. Les MOF sont connus pour leurs surfaces spécifiques extrêmement élevées (5 640 m2/g pour le MOF-177)[17] et de très faibles densités cristallines (0,17 pour COF-108)[18]. Yaghi est également le pionnier du tissage moléculaire et synthétise le premier matériau au monde tissé aux niveaux atomique et moléculaire (COF-505)[19],[20].
Il travaille sur l'utilisation de ces matériaux dans les technologies d'énergie propre, notamment le stockage de l'hydrogène et du méthane[21],[22], la capture et le stockage du dioxyde de carbone [23],[24] ainsi que la récolte de l'eau de l'air du désert[25].
Selon une analyse de Thomson Reuters, Yaghi est le deuxième chimiste le plus cité au monde de 2000 à 2010[26].
Prix et distinctions
- 2004 : Médaille Sacconi de la Société italienne de chimie (en)[27].
- 2007 : Prix Newcomb-Cleveland[28].
- 2007 : Prix du Département de l'Énergie des États-Unis[29].
- 2009 : Médaille de l'American Chemical Society[30].
- 2015 : Prix international Roi-Fayçal des sciences[31].
- 2015 : Prix Mustafa[32].
- 2016 : TÜBA International Academy Prize[33].
- 2017 : Prix mondial des sciences Albert-Einstein[34].
- 2017 : Prix international de la Société chimique du Japon[35].
- 2018 : BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Awards[36].
- 2018 : Prix Wolf de chimie[37].
- 2018 : Eni Energy Award[38].
- 2018 : Prix international Prince Sultan bin Abdulaziz pour l'eau (en)[39].
- 2019 : Nano Research Award[40].
- 2019 : Prix Gregori-Aminoff[41].
- 2019 : Médaille Mohammed ben Rachid Al Maktoum de l'excellence scientifique[42].
- 2020 : Prix du Royal Society of Chemistry pour la gestion durable de l'eau[43].
- 2020 : Médaille commémorative August Wilhelm von Hofmann de la Société allemande de chimie (en)[44].
- 2021 : Gerhard Ertl Award[45].
- 2022 : VinFuture Prize (en).
- 2023 : Médaille Wilhelm-Exner[46].
- 2024 : Médaille du Great Arab Minds[47].
- 2024 : Tang Prize (en)[48].
- 2024 : Prix Balzan[49].
- 2024 : Prix Solvay pour la Chimie du futur[50].
- 2025 : Prix Abdul Hameed Shoman.
- 2025 : Prix de l'Union internationale de chimie pure et appliquée-Soong de chimie durable[51].
- 2025 : Von Hippel Award (en)[52].
- 2025 : Docteur honoris causa de l'université de Princeton[53].
- 2025 : Prix Nobel de chimie (avec Susumu Kitagawa et Richard Robson)[54].
Décorations
Première classe de l'ordre de l'excellence (Jordanie, 2017)[55].