Omer Lepreux

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Omer Lepreux
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Omer Lepreux, né le à Leuze-en-Hainaut et mort le à Watermael-Boitsfort, est un officier du génie militaire, banquier, directeur puis en 1918 vice-gouverneur à la Banque nationale de Belgique, et sénateur de l'arrondissement de Bruxelles dès 1919.

Omer Lepreux, né le à Leuze-en-Hainaut, est le fils de Charles Lepreux, directeur d'une fabrique de sucre, et de Léodie Moreau. Il était marié à Émilie Michel.

Il fait ses études secondaires au Collège communal d'Ath. Il s'engage dans l'armée belge et entre à l'École royale militaire dont il sort en 1882 sous-lieutenant du génie militaire. Il devient ensuite professeur à l'École royale militaire (Belgique). Il atteindra le grade de capitaine du génie et acquerra ainsi de solides connaissances scientifiques qui lui seront utiles dans le secteur bancaire[1].

En octobre 1891, il est engagé par Léon Mahillon, ancien professeur à l'École royale militaire issu du génie, à la Caisse générale d'épargne et de retraite (CGER). En 1896, il en est nommé directeur général en remplacement de Léon Mahillon décédé. Il quitte ce poste à la suite de sa nomination comme directeur à la Banque nationale de Belgique à partir du .

En 1909, est créée la Banque du Congo belge (BCB) et Omer Lepreux, comme directeur de la Banque Nationale de Belgique, est choisi comme premier président de la nouvelle société [2] du nouveau Congo belge (L'État indépendant du Congo disparaît ː Le roi Léopold II meurt en 1909 [3]).

En 1910, il est membre du comité exécutif de l'Exposition universelle de Bruxelles et en , il est nommé président de la Banque d'émission du Congo par le roi Albert Ier[4].

Lors de l'Occupation allemande de la Belgique pendant la Première Guerre mondiale, il tente de défendre les intérêts belges face aux exigences et réquisitions du gouverneur militaire de la Belgique, Moritz von Bissing. En 1917, les autorités d'occupation allemandes l'arrêtent avec d'autres notables belges et le déportent au camp d'Holzminden en Allemagne[5].

Le , il est nommé vice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique. En 1919, il fait partie de la délégation belge à la Conférence de la Paix de Paris au côté d'Henri Jaspar. Il devient également sénat de l'arrondissement de Bruxelles en 1919 sur la liste du parti libéral et intervient dans les débats financiers dans la haute assemblée jusqu'en 1921.

Il reste vice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique et président de la Banque d'émission du Congo jusqu'à sa mort le à Watermael-Boitsfort, âgé de 70 ans [6]. Il est inhumé le au cimetière d'Etterbeek.

Hommages - Distinctions

En 1930, une rue de Koekelberg est baptisée « rue Omer Lepreux » pour perpétuer sa mémoire [7].

A partir de 1933, l'Athénée royal de Koekelberg y est construit par les architectes Henri Jacobs et Henri-Aimé Jacobs, père et fils [8].

Les distinctions suivantes lui ont été décernées[9] :

Notes et références

Sources

Liens externes

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