Après l'interdiction de Russia Today (RT France) en 2022, Régis Le Sommier annonce la création d'Omerta, un média en ligne consacré à des enquêtes sur des sujets conservateurs et, selon les sources, « clairement à droite », centré sur les « obsessions naturelles de l'extrême droite » : immigration, wokisme, insécurité, transition de genre et couverture de conflits du côté russe[1],[2],[3].
Ce média, dont il est directeur de publication, est issu d'un projet monté en quelques mois par l'homme d'affaires Charles d'Anjou, unique actionnaire de Nordman Medias, société détentrice d'Omerta, dont il est le président. Charles d'Anjou, opérant un cabinet de conseil en France, est basé à Moscou. Ancien conseiller d'un colonel du FSB, il sert de fixeur dans les zones d'Ukraine occupées par les forces armées russes et pro-russes pour des médias francophones ; Franc-Tireur rappelle qu'il est intervenu sur Zvezda, la chaîne du ministère de la Défense russe, quelques mois après l’invasion de l’Ukraine. Charles d'Anjou lance en parallèle Omerta, administré par Armand Aleksanyan et Pierre-René Lavier, et qui emploie 25 salariés, en y injectant, selon ses déclarations, un million d'euros[4],[1],[5].