Omnium Gatherum (album)
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| Sortie | 22 Avril 2022 |
|---|---|
| Durée | 80:11 |
| Genre | |
| Producteur | Stu McKenzie, Joey Walker, Cook Craig |
| Label | KGLW |
Albums de King Gizzard & the Lizard Wizard
Omnium Gatherum est le vingtième album studio et le premier double album du groupe de rock psychédélique australien King Gizzard & the Lizard Wizard, sorti le 22 avril 2022. Annoncé le 8 mars 2022, il est disponible en précommande dès le 22 mars[1]. Il s'agit du premier album studio enregistré avec tous les membres du groupe ensemble depuis le début de la pandémie de COVID-19. À l'instar des précédents, l'album explore de nombreux genres musicaux : rock psychédélique, rock progressif, heavy metal, synthpop et même les premières incursions du groupe dans le hip-hop. L'album a reçu des critiques généralement positives, malgré des avis divisés sur sa longueur et son contenu.
Lors de la production de l'album Fishing for Fishies, en 2019, le groupe King Gizzard & the Lizard Wizard joue dans une maison appartenant à des membres de Tropical Fuck Storm. Les deux groupes enregistrent ensemble une jam session, baptisée « Hat Jam » (en référence aux chapeaux portés par les membres des groupes pendant la session). Des images de cette jam session apparaissent dans le documentaire How to Gut a Fishie, tourné dans les coulisses, et mis en ligne le 21 avril 2019[2]. Des éléments de cette « Hat Jam » ont ensuite été repris par les deux groupes : King Gizzard les intègre à son premier single, « The Dripping Tap », et Tropical Fuck Storm les utilise dans leur EP en commun avec King Gizzard, sorti en 2022, Satanic Slumber Party. Un vinyle en édition limitée, intitulé Hat Jam, est également publié, regroupant le titre « The Dripping Tap » et l'album Satanic Slumber Party[3].
Le 29 mai 2021, le groupe inclus un extrait promotionnel de l'album Butterfly 3000 dans une vidéo pour leur album Live in Sydney '21. Cet extrait de 15 secondes était supposé être un extrait de l'enregistrement. Cependant, cette musique n'apparaît finalement nulle part sur l'album à sa sortie, car elle provient en réalité du titre inédit « Magenta Mountain ». Le même jour, Live in Sydney '21 sort via le programme de bootlegs du groupe; il s'agit du 7e enregistrement live et du 9e album de ce programme[4].
A partir du 10 août, le groupe entame la promotion de leur futur double album sur ses réseaux, en postant des émojis faisant référence aux titres des chansons. Le 30 octobre, le groupe joue un morceau inédit au « Play on Victoria » à Melbourne. Ils publient les paroles de la chanson "Gaia" le lendemain.
En février, King Gizzard annonce une date de trois heures à Melbourne, baptisant ce spectacle unique Return Of The Curse Of Timeland, prévue le 5 mars[5]. Au cours du spectacle, le groupe joue quatre chansons de l'album : « Magenta Mountain », « The Garden Goblin », « The Dripping Tap » et « Gaia ».
La session d'enregistrement de Omnium Gatherum est la première où le groupe joue de nouveau ensemble en studio, depuis le début de la pandémie de COVID-19; KG (2020), LW (2021) et Butterfly 3000 (2021) ayant été enregistrés à distance pendant le confinement[6].
Les morceaux rap de l'album sont le fruit des expérimentations de Stu Mackenzie avec le sampling, grâce à des disques vinyles achetés sur Discogs, sur lesquels Ambrose Kenny-Smith a ensuite posé sa voix. Le Guardian décrit ces expérimentations comme un « rare sujet de discorde au sein du groupe »[7].
Sortie
L'album est annoncé le 8 mars 2022, et le groupe dévoile le titre « The Dripping Tap », d'une durée de dix-huit minutes. Dans cette annonce, le leader du groupe, Stu Mackenzie, laisse entendre qu'Omnium Gatherum serait leur album studio le plus long à ce jour et représenterait un tournant dans leur carrière, car il « va changer notre façon de composer et d'enregistrer – au moins pour un moment», ajoutant que le groupe entrait dans une période plus orientée vers l'improvisation[8],[9].
Le deuxième single de l'album, « Magenta Mountain », sort le 29 mars, accompagné d'une vidéo d'une version live enregistrée le 5 mars lors du concert Return of the Curse of Timeland[10]. Un troisième single, « Kepler-22b », sort le 19 avril, également accompagné d'un clip vidéo[11].
Composition
Omnium Gatherum voit le groupe passer d'un genre à l'autre, entre le psychédélia, le rock progressif, le heavy metal, la synth-pop, le folk, le jazz, la R&B et la soul[12],[13],[14]. « The Dripping Tap », qui ouvre l'album est un long jam prog qui zigzague entre le krautrock, le thrash metal, la stoned soul, la neo soul, l'acid rock et la musique noise[15],[16],[17],[18].
« Magenta Mountain » et « Kepler-22b » sont dans un style dream pop, néo-psychédélique et pop psychédélique qui rappellent l’album Butterfly 3000 (2021) (« Magenta Mountain » faisant référence dans ses paroles à la chanson « Blue Morpho » de Butterfly 3000 ). Ils se caractérisent par des « rythmes syncopés et des envolées harmoniques ». Le premier intègre des éléments d'électropop, et le second d'acid jazz[16],[17],[19].
« Gaia » et « Predator X » sont deux morceaux de heavy metal et de heavy psych dans la lignée de l’album Infest the Rats’ Nest (2019) (le second morceau faisant référence à la chanson « Perihelion »). Le premier se rapproche du thrash metal, du metal psychédélique et du psych-prog[12],[15],[14],[20],[21].
« Ambergris » est un morceau de jazz-funk et lounge-funk, tandis que « Candles » évoque le chillout de la fin des années 90. « Sadie Sorceress » et « The Grim Reaper » introduisent des éléments rap dans le son de King Gizzard, et « The Grim Reaper » ajoute aussi de la microtonalité, typique du groupe[15],[16],[22].
« The Garden Goblin » est une chanson mélancolique , lo-fi et psych-pop, et « Evilest Man » propose un acid rock politique et des clins d'œil au morceau « Cyboogie » de l'album Fishing for Fishies. Le titre de clôture, « The Funeral », influencé par la musique lounge, présente des envolées de guitare orientales et une fin éthérée[12]. Les dernières secondes de « The Funeral » consistent en un tic-tac régulier à 60 BPM – le même tempo que le motif constant de « tic-tac d’horloge » présent tout au long de l’album précédent du groupe, Made in Timeland[15].
Réception critique
| Périodique | Note |
|---|---|
| Metacritic | 72/100[23] |
| AllMusic | |
| Clash | 9/10[25] |
| Classic Rock | |
| Gigwise | 7/10[27] |
| Loud and Quiet | 5/10[28] |
| Louder than War | |
| Mojo | |
| Pitchfork | 7.3/10[31] |
| Record Collector | |
| Under the Radar |
Omnium Gatherum reçoit un score de 72/100 sur le site Metacritic sur la base de sept critiques.
Sam Walker-Smart, du site magazine Clash, qualifie Omnium Gatherum de « point d'entrée phénoménal dans le "Gizzverse" » et d'« album impeccable, sans aucun temps mort, qui pourrait bien être le meilleur opus jamais réalisé par King Gizzard & The Lizard Wizard ». Nathan Whittle, de Louder Than War, décrit l'album comme « la quintessence de tout ce que le groupe sait faire de mieux et, comme toujours, réalisé selon leurs propres règles » et « la preuve que le groupe jouit d'une liberté nouvelle, affranchi de ses propres limites, pour explorer des styles individuels dans ses albums ». David Weinberg, de Glide Magazine, écrit : « Les qualités uniques et exceptionnelles d'Omnium Gatherum garantissent – une appréciation approfondie et éloquente de l'album pour ce qu'il est, alors que le groupe accède à une dimension supérieure. »
Alfie Verity de Gigwise salue la tendance à l'expérimentation constante du groupe depuis vingt albums, mais déclare que l'album « manque de fil conducteur » et que « l'éclat s'estompe par moments ». Jack Doherty, pour Loud and Quiet, a critiqué les styles disparates de l'album, affirmant qu'il « s'effondre sous le poids de son incapacité à surprendre, nous laissant avec le son d'un groupe à court d'idées ». Jordan Blum de Consequence a qualifié l'album d'« ample, varié et au moins un peu complaisant, mais c'est précisément ce qui le rend brillant »[12]. Kyle Kersey, contributeur de Under the Radar, a écrit : « En tant qu'expérience d'album, il est un peu trop décousu pour rivaliser avec leurs œuvres les plus abouties, et sa longueur conséquente est assez intimidante. Mais en tant que buffet de sonorités étranges et changeantes, c'est une écoute plutôt amusante. »
Liste des pistes
Les versions vinyle présentent la piste 1 sur la face A, les pistes 2 à 6 sur la face B, les pistes 7 à 11 sur la face C et les pistes 12 à 16 sur la face D[34].
| No | Titre | Auteur | Durée | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | The Dripping Tap |
| 18:17 | ||||||
| 2. | Magenta Mountain |
| 6:04 | ||||||
| 3. | Kepler-22b |
| 3:12 | ||||||
| 4. | Gaia |
| 5:11 | ||||||
| 5. | Ambergris |
| 4:27 | ||||||
| 6. | Sadie Sorceress |
| 3:07 | ||||||
| 7. | Evilest Man |
| 7:38 | ||||||
| 8. | The Garden Goblin |
| 2:56 | ||||||
| 9. | Blame it on the Weather |
| 2:31 | ||||||
| 10. | Persistence |
| 3:47 | ||||||
| 11. | The Grim Reaper |
| 3:05 | ||||||
| 12. | Presumptuous |
| 4:53 | ||||||
| 13. | Predator X |
| 3:45 | ||||||
| 14. | Red Smoke |
| 4:21 | ||||||
| 15. | Candles |
| 4:34 | ||||||
| 16. | The Funeral |
| 2:23 | ||||||
| 80:11 | |||||||||