Onambélé Nku (encore orthographié Nkou), noble Tsung-Mballa du sous-groupe Mvog-Ada, condamné à mort et abattu le est un chef traditionnel du Sud Cameroun. Il est décapité à la suite du réveillon fomentée contre l'autorité Allemande. La mare de sang restée sur les lieux de la décapitation donne le nom de Etoa Meki au quartier.
Parcours
Onambélé Nku est un rival et jaloux de la proximité de Charles Atangana (Atangana Ntsama Ndugu Karl Friedrich Otto) avec l'autorité coloniale[1]. Il est chef à Nkolbibam (la colline des margouillats)[1].
En 1907, Onambélé Nku est à la tête de la révolte des Mvog-Ada. C'est la seconde résistance des Ewondo après l’exécution d’Ombga Bissogo en 1895[2]. Plusieurs chefs et notables Mvog-Ada sont arrêtés et condamnés par le tribunal présidé par Von Krosigk[3]. Onambélé Nku est décapité à Yaoundé sur ordre d'Hans Dominik, en compagnie de tous les chefs Etons à Etoa Meki à Yaoundé. Mani Essomba, Mbala Befolo, Onambele Essomba, Onambele Nkou, Yene Mbandzie sont condamnés à mort et Beluma Essono et Fouda Nsi sont condamnés à des peines de prison. Cinq des condamnés à mort sont exécutés le . Onambele Nkou qui s'est évadé est abattu le près de son village. Il aurait été dénoncé par son cousin Omgbwa Nsi qui a indiqué aux Allemands le lieu de sa cachette[4]. Son corps s'est vidé de son sang, et forme une flaque sur le sol[5].
Le lieu est désigné sous le nom d'Etoa-Meki, quartier de Yaoundé.
Hommages
Le 1068 rue Onambélé Nkou au quartier Nlongkak porte son nom.
Etoa Meki, "marre de sang" en Ewondo, est le nom du quartier, près de Nkolbibam, en mémoire de sa décapitation sanglante.