Onisaburō Deguchi
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Onisaburō Deguchi (出口 王仁三郎, Deguchi Onisaburō), né le dans le village d'Anao dans la province de Tamba au Japon et mort à l'âge de 76 ans le , est un religieux japonais considéré comme le second chef spirituel du mouvement Ōmoto.
出口 王仁三郎
| Président Universal Love and Brotherhood Association (d) | |
|---|---|
| à partir du |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans) |
| Sépulture |
Tenno-daira Okutsuki (d) |
| Nom dans la langue maternelle |
出口王仁三郎 |
| Nom de naissance |
上田喜三郎 |
| Nationalité | |
| Domicile |
Zuisen-en (d) |
| Formation |
Kōten Kōkyūjo (en) |
| Activités |
Chef religieux, poète de tanka, céramiste, potier, espérantiste, clerc |
| Conjoint |
Sumiko Deguchi (en) |
| Enfants | |
| Parentèle |
Nao Deguchi (belle-mère et mère adoptive) Hidemaru Deguchi (d) (gendre) Uchimaru Deguchi (en) (gendre) |
| Influencé par |
Ōishigori Masumi (d), Hirata Atsutane, Honda Chikaatsu (en) |
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Biographie
Né en 1871 sous le nom de Kisaburō Ueda (上田 喜三郎), Onisaburō est issu d'une famille paysanne et montre dès son plus jeune âge des capacités intellectuelles exceptionnelles et de l'intérêt pour le spirituel. En 1898, il rencontre Nao Deguchi la fondatrice du mouvement religieux Ōmoto. Il entre dans cette religion et en devient rapidement l'une des personnalités clés. En 1900, il épouse la cinquième fille de Nao, Sumiko (Sumi), et adopte le nom d'Onisaburō Deguchi.
En 1908, avec Deguchi Nao, il fonde une école appelée Dai Nihon Shūseikai qui devient la Taihonkyō en 1913 puis la Kōdō Ōmoto en 1916. En 1923, il apprend l'espéranto et commence à l'utiliser dans les activités du mouvement[1]. Il est surtout connu en occident pour avoir été l'enseignant et le mentor religieux de Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aïkido.
Deguchi expose les idées d'Omoto dans le Reikai Monogatari (Contes du monde des rêves), une œuvre de 81 volumes qui décrivait ses supposés voyages dans les plans spirituels de l'existence, ainsi que de nombreuses autres histoires religieuses qui exposaient les idéaux spirituels du mouvement.
Tout au long de sa vie, Onisaburō garda un style flamboyant, portait des vêtements richement décorés (de sa propre conception) et se faisait passer pour de nombreuses divinités différentes, surtout bouddhistes et shinto. Il s'habillait également parfois comme un chaman. À plusieurs moments de sa vie, il clamait être la réincarnation de Miroku Butsu (Maitreya Bouddha) et en appelait souvent à lui-même pour remodeler le monde.
Les années 1920-1930
Comme la plupart des adeptes du mouvement Ōmoto, Onisaburō croyait que les kami fondateurs du Japon avaient été chassés par les kami de la lignée impériale et qu'ils l'avaient placé sur Terre pour être un rempart aux autorités de l'époque mais il avait cependant la possibilité de la cacher. Cela le différenciait de Nao Deguchi qui était plus ouverte et plus directe dans ses déclarations.
En 1924, Deguchi fait appel à Morihei Ueshiba pour l’accompagner dans une aventure en Mongolie. Le but aurait été de fonder un royaume utopiste, centre spirituel pour l’amour et la fraternité universelle, selon les principes de l’Ōmoto-kyō. Mais on peut aussi interpréter cette aventure comme le reflet de l’expansionnisme nippon à cette époque, car la volonté des nationalistes japonais était d'étendre considérablement la zone d'influence de leur pays dans l’Est du continent asiatique.
De nombreuses sociétés secrètes et réseaux d’espionnage opéraient à cette fin dont la plus connue était la Société du Dragon noir (fondée par un activiste d’extrême droite, Rohei Ueda, en 1901). Yutaro Yano, un commandant de marine à la retraite membre de cette société, invita Onisaburō en Mongolie afin de faciliter la prise de pouvoir des Japonais dans le pays. Le 13 février 1924, Onisaburō, Ueshiba et quelques personnes proches, partent donc pour la Mongolie et s’associent à un militaire rebelle Lu chang K’uei en activité dans la région. Mais ils sont rapidement capturés par des troupes chinoises, condamnés à mort et ne doivent leur survie qu’à l’intervention in extremis du Consulat japonais.
Dans les années 1930, Onisaburo Deguchi a été proche de Mitsuru Toyama, un célèbre ultranationaliste d'extrême droite.
Postérité
Mais la postérité d'Onisaburō fut plutôt dans le domaine artistique, avec les très nombreuses œuvres poétiques et calligraphiques qu'il réalisa. Il s'essaya aussi au cinéma, à la sculpture et à la poterie, laissant après sa mort des milliers d'œuvres aujourd'hui considérés par les amateurs du genre comme de grande valeur, comme en témoigne l'exposition de ses œuvres au Musée Cernuschi de Paris en 1972[2].