Opérations navales durant la campagne du Kamerun

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Date au
Lieu Côtes du Kamerun
Issue Victoire alliée
Opérations navales durant la campagne du Kamerun
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'estuaire du Wouri
Informations générales
Date au
Lieu Côtes du Kamerun
Issue Victoire alliée
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Charles Dobell
Drapeau de l'Empire allemand Carl Zimmermann
Pertes
Au moins 7 tués[1] 36 tués
2 canonnières coulées
1 canonnière coulée
2 navires mineurs coulés
8 navires marchands capturés

Première Guerre mondiale

Coordonnées 2° 50′ nord, 8° 00′ est

Les opérations navales durant la campagne du Kamerun comprennent l’ensemble des batailles navales et des opérations amphibies s’étant déroulé entre août et au large des côtes camerounaises.

Positions allemandes

Le , la canonnière française Surprise bombarde la côte du Kamerun. Plus tard, lecuirassé français Bruix, basé à Libreville, bombarde et endommage gravement les villes côtières de Campo et Kribi, plus au sud[réf. nécessaire].

Le plan initial des Alliés consiste à débarquer une force à Victoria puis à progresser vers Douala. Des navires britanniques, dont le croiseur cuirassé Cumberland, sont envoyés dans la baie de Bonny en préparation de ces opérations. En route vers la côte, le Cumberland fait escale à Lagos, au Nigeria, pour embarquer le roi exilé de Douala ainsi que d'autres chefs de la tribu souhaitant participer aux débarquements. L'oncle du roi ayant été pendu par les Allemands le [2].

Le , des bâtiments de guerre jettent l’ancre dans la baie d'Ambas, au large de Victoria[3]. Cependant, de fortes pluies rendent les voies navigables inutilisables. La force de débarquement se rassemble alors à l’estuaire du Wouri, où les Allemands ont eu le temps de préparer leurs défenses maritimes[réf. nécessaire].

Le , la canonnière de 710 tonnes HMS Dwarf tente d’entrer dans l’estuaire, mais est endommagée par les tirs d’artillerie allemands et bat en retraite. Quatre jours plus tard, une tentative pour faire exploser la Dwarf à l’aide d’un petit bateau chargé d’explosifs est menée par l'ennemi, mais échoue[4]. Le , le patrouilleur allemand Nachtigal percute violemment la Dwarf ; une explosion s’ensuit, coulant le Nachtigal et tuant finalement 36 membres de son équipage[4]. Une autre tentative pour couler la Dwarf a lieu lorsque deux vedettes allemandes utilisent des torpilles à perche contre le navire, sans succès[5]. D'autres affrontements entre embarcations légères britanniques et allemandes ont lieu tout au long de la mi-septembre.

En connaissance de la prochaine invasion alliée imminente, les Allemands minent l’estuaire du Wouri. Ils coulent une dizaine de bateaux à vapeurs et poseurs de mines à l’embouchure du fleuve pour empêcher tout débarquement à Douala.

Débarquement allié

Après avoir dégagé une bande de trois milles de large de mines, les croiseurs HMS Challenger et HMS Cumberland (en), et cinq navires de transport de troupes remontent le Wouri jusqu’à Douala. Le commandant allié de la force de débarquement, le major Charles Dobell envoie un ultimatum à la garnison allemande pour exiger sa reddition. Ne recevant aucune réponse, les Britanniques bombardent la ville le . La garnison stationnée dans la ville se retire aussitôt. Le lendemain, environ 1 000 soldats français débarquent à Douala et occupent le port sans affronter ni soldats ennemis, ni résistance locale. Ils découvrent que la station de télégraphie sans fil a été détruite par les Allemands, mais parviennent à capturer plusieurs navires marchands ainsi qu’un canonnière allemande, la Soden[6].

À peu près au même moment, les forces alliées débarquent à Bonabéri, une ville située de l’autre côté du fleuve Wouri, que les Allemands n’ont pas encore abandonnée[5]. Après quelques combats, la ville est livrée et les forces allemandes se replient vers l’intérieur des terres.

Bataille d'Ukoko

Le , la Surprise, une canonnière française, part de Libreville pour se diriger vers Cocobeach où est installée une garnison allemande[1]. Le bâtiment, à l'approche de la côte, bombarde la ville et en détruit une grande partie. À la suite du bombardement, quatre bateaux transportant des soldats français et des mitrailleuses sont lancés depuis la Surprise dans une tentative de débarquement. La petite force, sous le commandement du colonel Miquelard, débarque sur la plage mais fait face au feu des unités allemandes retranchées parmi les ruines de la ville. Plus tard dans l'après-midi, neuf autres embarcations chargées de soldats français arrivent sur la plage et progressent dans la ville. Les Allemands sont alors soumis à un feu nourri provenant des mitrailleuses débarquées depuis la mer. De nombreux recrues allemandes prennent la fuite. À trois heures, les Français lancent une offensive importante contre les positions ennemies. La résistance des forces allemandes faiblit et elles finissent par battre en retraite[7].

Pendant la bataille, les Allemands tentent d’attaquer la Surprise, stationnée dans la baie de Corisco. Le vapeur Itolo et la vedette Khios sont coulés lors des attaques contre le navire français qui s'en sort indemne[réf. nécessaire].

Conséquences

Références

Bibliographie

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