Operation Carpetbagger

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L'Operation Carpetbagger est une opération aérienne alliée de la Seconde Guerre mondiale en 1944, consistant à parachuter de nuit des ravitaillements au profit de la résistance en France, en Belgique, et dans les autres pays occupés.

Un B-24 du 492e groupe de bombardement, dans la livrée noire caractéristique de ces missions.

Objectifs et organisation

L'opération est pensée en 1943 par l'OSS, agence de renseignement américaine. Il s'agit de fournir des armes et des équipements aux forces de résistance, pour faciliter leurs actions de sabotages, elles-mêmes préparant le terrain pour la libération de l'Europe continentale. Une unité est constituée pour ces missions en septembre 1943, sous le nom 801e groupe de bombardement. Elle devient, en juillet 1944, le 492e groupe. Les missions ont lieu depuis les bases de la Royal Air Force de Temsford (Cambridgeshire) et de Harrington (Northamptonshire)[1]. Le surnom carpetbagger, vite accolé à ces unités, est un terme américain idiomatique. Désignant, littéralement, une personne portant un sac fait à partir d'un tapis, il a pris une connotation négative après la Guerre de Sécession, pour désigner des entrepreneurs nordistes s'installant dans les états du sud pendant la Reconstruction[2].

Modifications apportées aux avions

Le Consolidated B-24 Liberator est choisi. Les avions sont peints entièrement en noir, pour échapper aux projecteurs anti-aériens (en), les missions étant nocturnes. La tourelle ventrale du B-24 est remplacée par une trappe pour les parachutages. L'éclairage interne des avions est modifié pour faciliter le pilotage nocturne. Ils reçoivent aussi un équipement de guidage radio spécifique, appelé « Rebecca », qui permet de se guider vers le signal envoyé par un opérateur ami au sol, lequel possède un émetteur appelé « Eureka »[2].

Missions

1860 vols sont réalisés au cours des années 1944 et 1945, la plupart étant initialement en territoire français, les missions s'étendant graduellement en Belgique, Pays-Bas, Scandinavie, puis même en Allemagne. 24 appareils sont perdus. Ces missions fournissent aux réseaux de résistances des armes, des équipements radios et différents matériels. Les avions emportent aussi des tracts qui sont larguées sur des zones civiles. Cette opération constitue une diversion destinée à faire croire aux Allemands que ces vols n’ont pour seul but que le largage de tracts, les conduisant ainsi à en minimiser la portée réelle. Des agents alliés (environ 1000) sont également parachutés[2].

Références

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