L'oppidum est connu depuis 1851 quand il a été signalé par le Dr Naudot. Il a réalisé un premier plan du site en 1852. L'oppidum du Castellar occupe le sommet du Mont Bastide qui culmine à 568 m et s'étend sur ses pentes sur une dénivellation d'une cinquantaine de mètres, dominant la mer Méditerranée à l'ouest et le col d'Èze à l'est.
Le site se présente comme un camp celto-ligure couronnant une crête allongée. Trois systèmes défensifs protégeaient le camp :
- une enceinte extérieure, ou « murs avancés ouest du Mont Bastide »,
- une enceinte supérieure,
- un « bastion inférieur ouest ».
Une quatrième protection a été définie par G. Brétaudeau comme l'« enclos est » ou la « bastide avancée Est du Mont Bastide », situé sur le promontoire rocheux qui domine le village d'Èze, mais on peut aussi y voir un enclos pastoral.
La réalité des trois systèmes défensifs décrits par le commandant Octobon est discutée par Pascal Arnaud. Il y voit seulement des murs de soutènement probablement remontés au IIe siècle à l'emplacement des remparts protohistoriques.
Des murs entourent l'oppidum, soit d'appareil cyclopéen soit d'appareil moyen. Une voie rectiligne a été tracée le long de la crête. Deux voies sensiblement parallèles suivent les remparts.
Le site a été occupé de façon sporadique comme l'ont montré les tessons retrouvés, datant de la fin du néolithique local et de la Tène. L'oppidum doit remonter à la fin de l'âge du fer, entre 200 avant J.-C. et 50 avant J.-C. Le site protohistorique a été agrandi dans une zone où le commandant Octobon a trouvé des quantités importantes de mobilier campanien. Les vestiges visibles actuellement sont ceux d'un village d'époque romaine datant des Julio-Claudiens.