Opération Loyton
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| Date | 12 août - |
|---|---|
| Lieu | Montagne vosgienne |
| 91 hommes du 2e RCP/2e SAS Résistance intérieure française (GMA Vosges et 1re RCV FFI) |
Infanterie et blindés Éléments de la 17e SS Panzergrenadier Division Götz von Berlichingen |
| 14 soldats Special Air Service morts au combat 31 capturés et exécutés. |
inconnues |
Libération de la France (Seconde Guerre mondiale)
Batailles


Opération Loyton est le nom de code donné à une mission du Special Air Service (SAS) pendant la Seconde Guerre mondiale dans la moyenne montagne vosgienne entre le et le .
La mission eut le malheur d’être une opération parachutée dans le massif vosgien à un moment où l’armée allemande y renforçait sa présence (opération Waldfest). Les Allemands prenant rapidement conscience de la présence de commandos ennemis menèrent alors des opérations en vue de détruire l’équipe SAS et d’éradiquer les foyers de maquisards auprès desquels les Britanniques appuyaient leur action.
L’objectif était, en s’appuyant sur les foyers forestiers de maquisards locaux, de saboter les arrières de l’armée allemande en vue de favoriser la percée des blindés de la troisième armée du général Patton vers Strasbourg et le Rhin via les cols secondaires des Vosges moyennes (cols de Prayé, de Saales, du Hantz...) débouchant sur la vallée de la Bruche.
Déroulement
Largage de commandos parachutistes
Le message « De Manicoco à Bamboula », émis le par la BBC, annonce l'imminence du premier parachutage du groupe d'avant-garde de l'opération. Un premier détachement SAS commandé par le capitaine Henry Druce est en effet parachuté dans les Vosges le . La zone de largage se situe dans une zone montagneuse très boisée des Vosges gréseuses.
L’objectif de ce détachement précurseur est de contacter la résistance française locale, d’effectuer une reconnaissance de la zone, d’identifier des cibles pour une attaque et de localiser une zone de largage propre à recevoir ultérieurement un parachutage plus important.
Le principal détachement sous le commandement du lieutenant-colonel Brian Franks arriva le soit 18 jours après le détachement d’avant-garde. Dès le jour suivant le SAS commença à patrouiller et à mettre en place des postes d’observation. Ses membres comprirent rapidement que leur présence avait été signalée aux Allemands.
Ils découvrirent de même une présence allemande plus importante que celle à laquelle ils s’attendaient. Une force de 5 000 Allemands remontait notamment la vallée du Rabodeau, près du village de Moussey, à proximité immédiate du camp de base SAS.
Les patrouilles, les attaques de sabotage et le nombre de combats qu’initièrent les SAS conduisirent les Allemands quant à eux à croire qu’ils avaient à combattre une force adverse beaucoup plus importante qu’elle ne l’était en réalité. Au cours des deux nuits du 19 et , le parachutage de six Jeeps et d’un renfort de 20 hommes autorisa les commandos SAS à accroître leur activité.
Les Jeeps, armés de Vickers K et mitrailleuses Browning, étaient ainsi utilisées pour attaquer par surprise les véhicules de tête des convois allemands. Les Allemands ne purent localiser la base SAS mais comprirent aisément que cette équipe ne pouvait ainsi sévir sans l’aide de la population locale. Pour obtenir des informations sur l’emplacement du camp SAS, tous les habitants mâles de Moussey âgés de 16 à 60 ans, soit un total de 210 hommes, furent arrêtés. Après avoir été interrogés, ils furent déportés vers les camps de concentration notamment celui de Natzwiler-Struthof. Seulement 70 rescapés revinrent après-guerre.
Appui des Forces françaises de l'intérieur

Le 1er régiment de chasseurs Vosgiens FFI commandé par Émile Marlier est centré sur les vallées du Rabodeau et de la Fave. Il regroupe près de huit cents hommes répartis en : le 1er bataillon : dirigé par Denis Fondeur ; le 2e bataillon : dirigé par le capitaine Quettant ; le corps-franc Mallens et le 4e bataillon : dirigé par Émile Finck alias capitaine Morel. Le groupe mobile d'Alsace (GMA) centré sur la vallée de la Plaine (rivière) et les hauts de Moussey. Il est désorganisé à la suite des problèmes rencontrés le 18 août.
