Oratoire San Giovanni in Oleo
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Oratoire San Giovanni in Oleo | |
Façade orientale de l'oratoire. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Oratorio San Giovanni in Oleo |
| Culte | Catholique romain |
| Rattachement | Église San Giovanni a Porta Latina |
| Début de la construction | 1509 |
| Fin des travaux | 1601 |
| Architecte | Bramante (disputé) Antonio da Sangallo le Jeune (disputé) Francesco Borromini |
| Style dominant | Renaissance et Baroque |
| Site web | Site officiel |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Latium |
| Département | Rome |
| Ville | Rome |
| Coordonnées | 41° 52′ 36″ nord, 12° 30′ 08″ est |
| modifier |
|
L'oratoire San Giovanni in Oleo est un oratoire de Rome. Dans sa forme actuelle il remonte essentiellement au début du XVIe siècle et présente « le caractère d'un précieux boîtier à bijoux »[réf. nécessaire]. Il dépend de l'église San Giovanni a Porta Latina voisine.

L'oratoire se trouve sur la via di Porta Latina, à une vingtaine de mètres de la porta Latina, au sud du XIX rione romain, celui du Celio, qui se situe au sud-est de la ville.
D'après la tradition, cette petite construction s'élève à l'endroit même où saint Jean aurait subi le martyre de l'huile bouillante et y aurait survécu avant de s'exiler à Patmos. C'est de là que vient le nom de « Saint-Jean-dans-l'Huile ». Selon la Légende dorée, l'histoire se serait passée pendant le règne de Domitien, donc à la fin du Ier siècle, quoique les premiers récits de cet événement ne remontent qu'au début du IIIe siècle. Dans l'Antiquité, le lieu où se trouve l'oratoire, proche de la via Appia, était couvert de mausolées et l'on peut supposer que l'édifice actuel est érigé à l'emplacement d'un autre, plus ancien[1]. C'est Benoît Adam, un prélat français auditeur à la Sacra Rota, qui le fait construire en 1509.
On attribue l'architecture de l'édifice à Bramante et à son disciple Antonio da Sangallo le Jeune, mais le fait est discuté. Pendant le pontificat d'Alexandre VII le bâtiment est restauré et terminé en 1661 par Francesco Borromini, sur une commande du cardinal Francesco Paolucci[1]. Les derniers travaux de rénovation, entrepris en 1716 sous le pontificat de Clément XI, portaient sur une restauration de l'intérieur, avec l'ajout d'une fresque sur le martyre de saint Jean.