Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l'Homme et du Citoyen
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L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) est une organisation non gouvernementale guinéenne œuvrant à la promotion, à la protection et à la défense des droits humains en République de Guinée. Elle intervient principalement dans l’assistance juridique aux victimes de violations des droits de l’homme ainsi que dans la lutte contre l’impunité.
L’OGDH est fondée en 1989 par un groupe composé d’universitaires, d’étudiants et d’avocats guinéens. Depuis sa création, l’organisation s’inscrit dans un contexte de transition politique et de consolidation de l’État de droit en Guinée, marqué par des défis récurrents liés au respect des libertés fondamentales. Elle développe progressivement des activités axées sur la documentation des violations des droits humains ainsi que sur l’accompagnement des victimes devant les juridictions nationales[1].
Missions et objectifs
L’organisation a pour mission principale la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme sans discrimination. À ce titre, elle poursuit plusieurs objectifs, notamment la dénonciation des violations des droits humains, l’assistance judiciaire aux victimes, la sensibilisation et la formation en matière de droits fondamentaux, ainsi que la contribution à la réconciliation nationale et à la lutte contre l’impunité[1].
L’organisation assure également un rôle d’observation et d’alerte concernant la situation des libertés publiques, en particulier en période de crise sociopolitique[2].
Organisation et fonctionnement
Elle s’organise autour d’un bureau exécutif national et de coordinations régionales couvrant les différentes zones du territoire guinéen. En mars 2025, un nouveau bureau exécutif est mis en place à l’issue d’un congrès national, sous la présidence de Maître Alpha Amadou DS Bah, qui succède à Bah Souleymane[3],[4].
Activités
L’OGDH mène plusieurs types d’activités tels que l’assistance juridique, qui consiste en l’accompagnement des victimes devant les juridictions nationales, la collecte de données à travers le recueil de témoignages relatifs aux violations des droits humains, le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires internationaux, ainsi que des actions de sensibilisation fondées sur l’organisation de campagnes de formation et d’éducation aux droits humains[5],[6],[7],[8]. Dans le contexte politique guinéen, l’organisation publie régulièrement des déclarations relatives à la situation des libertés publiques concernant le droit de manifestation et la liberté d’expression[9].
Rôle dans le contexte guinéen
L’organisation intervient dans le débat public en Guinée sur les questions relatives aux transitions politiques, aux restrictions des libertés publiques et à la gouvernance démocratique[10]. Elle alerte sur les atteintes aux droits fondamentaux et appelle au respect des engagements internationaux de l’État guinéen en matière de liberté de manifestation et de participation citoyenne[9].
