Henri Ey
psychiatre français
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Henri Marie Jean Louis Ey, né le à Banyuls-dels-Aspres[1] et mort le [2] dans la même ville, est un neurologue et psychiatre français, médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Bonneval (Eure-et-Loir).
Biographie
Ascendance
Henri Ey naît le 10 août 1900 à Banyuls-dels-Aspres dans le Roussillon, dans une famille catholique d'origine catalane propriétaire d'un domaine viticole. Il est l'aîné de quatre enfants. Son grand-père paternel, Louis Ey, était médecin et son grand-père maternel, avocat[3].
Formation
Il effectue ses études primaires à Céret et ses études secondaires classiques de latin, grec et mathématiques au collège dominicain de Sorèze dans le Tarn[4].
Henri Ey commence ses études de médecine à Toulouse en 1917 et les poursuit à Paris à partir de 1920. Il obtient son doctorat de médecine en 1926 ainsi qu'une licence de philosophie et un diplôme de médecine légale[5]. Il passe le médicat avec son ami Jean Picard en 1924[6]. Il est interne des hôpitaux de Paris à l’hôpital Sainte-Anne (1925-1931), en compagnie d'Eugène Minkowski, Jacques Lacan[7], Pierre Mâle, et rencontre Renée Schlouch, qui devient son épouse.
Carrière

De 1931 à 1933, Henri Ey est chef de clinique à la Clinique des Maladies mentales et de l'Encéphale à Sainte-Anne, dont le patron est le Professeur Henri Claude. En 1933, il est nommé médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Bonneval[7] dans un un service de femmes de 380 lits. Il ne quitte Bonneval que durant deux périodes pendant la seconde guerre mondiale. En 1939-40 comme médecin militaire, puis, après un passage en 1944 dans les FFI, après la Libération dans le service de psychiatrie de l'Hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris[8].
C'est dans cet « asile » installé dans les cloîtres de l'abbaye bénédictine de Saint Florentin, qu'il rédige la plupart de ses écrits et organise et dirige à partir de 1942 pendant de nombreuses années les fameux « Colloques de Bonneval »[5].
Bien que n'ayant jamais accédé au grade de professeur, il pratique puis conserve en tant qu'invité après 1933, un enseignement bénévole hebdomadaire à l'hôpital Sainte-Anne, connu sous le nom des « mercredis de Sainte-Anne »[9].
Collaborateur du psychiatre et philosophe Minkowski, il devient cofondateur avec lui du mouvement et directeur de la revue L'Évolution psychiatrique à partir de 1945, il participe, en 1950 à la fondation de la WPA, l’Association mondiale de psychiatrie (en) dont il devient, la même année, secrétaire général[10], contribuant à la préparation du premier congrès de l’association à Paris, en 1950.
Il est également impliqué dans l'action syndicale du syndicat des médecins des hôpitaux psychiatriques, fondé le 9 juillet 1945. Il en devient secrétaire général à la suite de Georges Daumezon en 1955, puis président en 1959[6].
Dans les années 1950, il mène à Bonneval des essais cliniques sur des psychotropes, notamment le LSD[11],[12].
Ses écrits érudits, notamment les Études psychiatriques en 3 volumes parus entre 1948 et 1954[13], le Traité de psychiatrie en 3 tomes de l’Encyclopédie médico-chirurgicale, dont il dirige la publication en 1955 avec 142 collaborateurs[14], et le Manuel de psychiatrie, rédigé avec Paul Bernard et Charles Brisset et publié en 1960, ont fait référence dans la psychiatrie française[15].
En 1966, il publie le Livre blanc de la psychiatrie française, un travail collectif réalisé avec L'Evolution Psychiatrique pour faire l'état des lieux du parent pauvre de la médecine que représente la spécialité qu'il défend toute sa vie[16].
Henri Ey se tient toute sa carrière à l'écart des postes officiels et honorifiques. Il reste en poste à Bonneval jusqu'à sa retraite en 1970 suite à des problèmes cardiaques[17]
Il se retire dans son village natal où il continue à travailler. Il s'implique dans la Commission des maladies mentales au Ministère de la Santé de 1971 à 1975. En 1973, il démissionne de la World Psychiatric Association[18]. La même année, il publie son Traité des Hallucinations en deux tomes[19] et en 1975 revient sur sa théorie centrale en publiant Des idées de Jackson à une conception organodynamique[20].
Il publie une Défense et illustration de la psychiatrie et s'attelle à la rédaction d'une Histoire de la psychiatrie qui restera inachevée[21].
Mort
Henri Ey meurt dans la nuit du 7 au 8 novembre 1977, dans sa maison natale à Banyuls-dels-Aspres dans les Pyrénées-Orientales[17].
Théorie
Modèle organodynamique
Henri Ey est l’auteur de nombreux et volumineux ouvrages cherchant à définir et préciser les contours et les spécificités de la psychiatrie par rapport à la médecine organique et à la psychologie.
Il y développe sa théorie « organodynamique » à partir des idées de John Hughlings Jackson. En 1936, il publie avec Julien Rouart dans la revue L'Encéphale un « Essai d'application des principes de Jackson à une conception dynamique de la neuropsychiatrie ». Inspiré par la doctrine évolutionniste de Herbert Spencer, le neurologue anglais Hughlings Jackson, s'appuyant sur l'exemple du névraxe, postule en 1884 que les structures du système nerveux central se développent en se hiérarchisant, allant ainsi du plus simple au plus complexe, du plus automatique au plus volontaire, du mieux organisé au moins organisé. Cette évolution provoquerait une série d'inhibitions de l'instance inférieure par la supérieure jusqu'à l'écorce cérébrale qui porte les fonctions de la conscience[22].
Jackson décrit un processus pathologique de dissolution, inverse à la loi de l’évolution, qui va en sens inverse en direction du moins complexe, du plus organisé et du plus automatique. Mais alors que pour Spencer, le processus de dissolution est uniquement négatif, Jackson, se fondant sur des faits cliniques, postule que la dissolution présente également un versant positif. La dissolution détruisant en effet les niveaux les plus conscients, elle fait réapparaître les niveaux inférieurs auparavant inhibés par le contrôle des centres supérieurs. On constate alors une activité d’éléments nerveux désinhibés par le processus pathologique qui se traduisent en symptômes positifs (illusions, hallucinations, délires, conduites extravagantes..). Pour Jackson ces idées et actions des fous sont des manifestations des états sous-jacents sains[23].
L'élaboration par Ey de sa théorie de l'organodynamisme issue des principes de Jackson a lieu dans les années 1940. En 1941 et 1942, Il donne une série de conférences à Sainte-Anne où il présente l’histoire de la psychiatre comme une rivalité entre les théories mécanicistes réductrices de la psychiatrie classique et les théories psychogénétiques propres à la psychologie et la psychanalyse. En 1943, au second Colloque de Bonneval, il présente « Une conception organo-dynamiste de la psychiatrie » où le mot apparaît pour la première fois[23].
Dans sa théorie de l'organodynamisme, Henri Ey ne reprend que deux principes jacksoniens, la hiérarchie et la dissolution. Il les associe à plusieurs autres principes qui lui sont propres. Dans son système, les symptomatologies négatives et positives sont une conséquence de la hiérachisation de l'évolution, une idée plus proche de la dichotomie d’Eugen Bleuler dans sa distinction entre symptômes primaires et symptômes secondaires dans la schizophrénie. En référence à Henri Claude, Ey va développer l'idée d'une distinction entre dissolution globale, d'ordre psychiatrique, et dissolution locale, d'ordre neurologique, sur laquelle s'appuyera sa défense de la psychiatrie comme spécialité à part entière. Il se prononce également contre le principe d'une nosographie et refuse l'idée d'une entité anatomo-clinique[23].
La conception organodynamique de la psychiatrie d'Henri Ey se fait à la fois en réaction au mécanicisme de la neurologie et à la psychogenèse pure inhérente à la psychanalyse. Pour lui, la maladie mentale est une altération mentale de nature organique, au sens où elle est toujours organique dans son étiologie, sa cause, et toujours psychique dans sa pathogenèse, son expression. Ainsi il exclut du domaine de la psychiatrie, d'un côté tout ce qui ne relève pas d’une détérioration organique, de l’autre, toutes les pathologies spécifiques du système nerveux qui n’entraînent pas une dissolution uniforme de la vie psychique. Dans son système l'aphasie, par exemple, ne relève pas de la psychiatrie mais de la neurologie, des spécialités médicales qu'il distingue. Sur son impulsion, la psychiatrie, dont il défend la spécificité, et la neurologie seront distinguées dans les cursus médicaux à partir de 1968[24].
Le modèle organo-dynamique d'Henri Ey réfute aussi bien l'origine sociale de la maladie mentale et l'antipsychiatrie. Ey estime que les conditions sociales ne suffisent pas à produire les troubles psychiques, mais que ceux-ci, au contraire, leur préexistent, leur survivent et peuvent également conditionner la vie sociale. En opposition au courant d'antipsychiatrie, il prône l'existence d'une réalité de la maladie mentale, qui n'est pas un simple produit de la culture[25].
Le modèle théorique d’Henri Ey d'une conception organo-dynamique de l’activité psychique ne s'est pas imposé dans le temps. Les recherches sur les causes organiques des pathologies mentales n'ont pas été concluantes, mettant à mal sa théorie fondée sur une organicité étiologique dans les pathologies psychiatriques[25].
L'introduction de nouvelles disciplines comme l’épidémiologie des maladies mentales, et de nouveaux outils comme les échelles d’évaluation standardisées aboutissent à la parution en 1980 du DSM III, le manuel diagnostique et statistique de la psychiatrie américain. Toutes les catégories cliniques peuvent être introduites par des données épidémiologiques, une opération inconcevable du temps d’Henri Ey. L'évolution des méthodes de travail et de la psychiatrie biologique induisent de nouvelles approches de la maladie psychique. Elles signent l'abandon des grandes synthèses psychopathologiques et mettent un terme à la suprématie intellectuelle de la psychanalyse et d'autres courants de la psychiatrie dynamique[14].
Henri Ey n’était pas un chef d’école et n’a pas eu d’héritier théorique. Le combat qu'il a mené avec des confrères s'est fait en faveur d’une psychiatrie publique accessible et l'image qu'on retient de lui est celle d'un « psychiatre humaniste »[26].
Psychiatrie animale
En 1964, Henri Ey publie avec Abel-Justin Brion, directeur de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, Psychiatrie animale[27]. Ce volumineux ouvrage, rédigé par 40 auteurs, est le fruit de 7 ans de travail d'un groupe de vétérinaires, éthologues et psychiatres, intéressés par les problèmes de comportement animal, réunis périodiquement par Ey dans la bibliothèque de Ste Anne[28]. Par ce travail, Henri Ey entend étendre au règne animal la spécificité de la psychiatrie comme science des pathologies de la liberté. S'il existe une psychologie animale, sa psychopathologie étudie ce qui lui rend impossible, au sein de son espèce, la possibilité d’avoir un comportement adapté à son environnement[29].
Sa démarche, reconnue par des éthologues comme Michel Kreutzer[30], ouvre la voie dans les décennies suivantes au développement de la zoopsychiatrie[31].
Pour Ey, il existe un psychisme propre à chaque espèce, et chaque organisation psychique contient en soi sa propre potentialité de variations pathologiques. En ce sens, la zoopsychiatrie ne peut se fonder que sur une connaissance suffisante des comportements normaux de chaque espèce concernée[29].
Place de la psychanalyse
Plon et Roudinesco affirment que « selon Ey, il faut réunir la neurologie à la psychiatrie pour doter cette dernière d’une véritable théorie capable d’intégrer le freudisme »[7]. Robert-Michel Palem précise : « Il y a bien chez Ey les 3 protagonistes mentionnés par É. Roudinesco, mais distribués autrement et plus étroitement imbriqués. Ey est déjà, depuis les années vingt, partiellement freudien. En 1948, dans les Études psychiatriques, il écrit : « Toute théorie des troubles mentaux qui risquerait d'écarter des connaissances, de la science, de l'anthropologie psychiatrique, tous les faits que les psychanalystes ont, grâce à Freud, découverts, serait tout simplement dérisoire ». Mais peu avant sa mort, il écrit : « La conception organodynamique de la psychiatrie a pour corollaires que la psychiatrie est une partie de la médecine et qu’elle relève en fin de compte de la neurologie, dont la connaissance est indispensable aux psychiatres. » Le freudisme, Ey l’a bien intégré : la « première topique » tout au moins. Il peut s’accommoder de la seconde topique dans son organodynamisme, en la modifiant assez sensiblement. Mais il préférera remplacer l’« appareil psychique » de Freud par son « corps psychique ». Ce n’est plus une référence étroite à la neurologie jacksonienne des années trente, mais tout autant à Spencer et François Jacob pour les perspectives évolutionnistes, d’une part ; à Jean-Paul Sartre puis Emmanuel Mounier et Paul Ricœur, d’autre part, pour la conscientisation et l’action : pour la « possibilité de produire un ordre transcendental d’existence, c’est-à-dire d’histoire et de système personnel des valeurs et des relations », dit-il. « Le corps psychique n’est pas seulement comme le corps vivant un organisme finalisé, il est le novum organum de l’existence par quoi s’ajoute à l’ordre de la vie l’ordre de l’esprit ». En revanche, Ey regrette vivement que la psychanalyse en France n’ait pas voulu s’intégrer plus étroitement à la médecine, ait préféré la tour d’ivoire (son « complexe obsidional » dira Éliane Amado Levy-Valensi) à l’Académie nationale de médecine.
L'enseignement d'Henri Ey à Sainte-Anne
Les activités d’enseignant d’Henri Ey débutent pendant ses années de clinicat[32]. De 1932 à 1938, ces conférences sont avant tout destinées à préparer les internes au concours des Hôpitaux psychiatriques. Après la Libération, elles se poursuivent à la bibliothèque de Sainte-Anne et leur audience s’amplifie jusqu’à compter une centaine d’internes tous les mercredis après-midi. Ey ne donne pas de conférences, il les « offre » selon le mot de Georges Daumézon : conférences brillantes, servies par l’érudition et les qualités oratoires du conférencier. L’après-midi débute par deux présentations de malades par H. Ey et Sven Follin à l’amphithéâtre Magnan puis l’auditoire se transporte à la bibliothèque médicale pour l’exposé d’une question. À la fin du cycle (qui dure deux ans), Ey consacre la dernière conférence à « un survol » de l’Histoire de la Psychiatrie… Tous ses auditeurs soulignent la très grande qualité d’écoute du conférencier qui donnait toujours l’assurance à son interlocuteur, même si les débats pouvaient être vifs, d’être traité sur un pied d’égalité. Cet enseignement est plus qu’un groupe d’études, c’est une École, « animée par son “leader” » mais où l’esprit qui domine est celui « d’une intellectuelle infidélité à l’égard du maître » selon l'expression d'André Green[33].
Les colloques de Bonneval
Il exerce une influence déterminante sur toute une génération de psychiatres à travers les colloques de Bonneval, qui réunissent médecins, psychanalystes, neurologues et philosophes, et son enseignement délivré à la bibliothèque de l'hôpital parisien Sainte-Anne[7]. Plusieurs colloques[5] :
- 1942 : L’histoire naturelle de la folie
- 1943 : Les rapports de la neurologie et de la psychiatrie (avec Ajuriaguerra et Hécaen)
- 1946 : Le problème de la psychogenèse des psychoses et névroses (avec Lacan, Bonnafé, Follin et Rouart)
- 1950 : L’hérédité en psychiatrie (avec Duchêne)
- 1956 : La psychopathologie et le problème de la volonté
- 1957 : Les schizophrénies (avec Follin, Stein, Mâle, Green, Leclaire, Perrier, Racamier, Lébovici, Diatkine, Danon-Boileau, Rumke, Morselli et Laboucarié)
- 1960 : L’inconscient (avec Blanc, Diatkine, Follin, André Green, Lairy, Lacan, Georges Lanteri-Laura, Jean Laplanche, Serge Lebovici, Serge Leclaire, Lefebvre, Perrier, Paul Ricœur, Stein, de Waelhens…)
Le Cercle d'Études psychiatriques
En 1952, Henri Ey crée le Prix de L’Évolution Psychiatrique. Il s’agit d’organiser sous le patronage de l’Évolution Psychiatrique un concours de conférences parmi les internes. Cette reprise du séminaire est nommée Cercle d’Études psychiatriques. Ces conférences sont conformes au projet de Ey de constituer une « histoire naturelle de la folie », projet qu’il porte depuis le début des années 1940 mais qui se voudrait aujourd’hui une œuvre plus collective. Ces conférences d’internes sont publiées et réunies en volumes périodiques nommés Entretiens Psychiatriques dont la publication s’étale de 1952 à 1967.
Rayonnement international
Au cours de sa carrière, Henri Ey effectue de nombreux voyages à l'étranger, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud pour participer à des congrès et des colloques[18], et publie plusieurs articles dans des revues internationales ou étrangères[34].
Henri Ey et le Japon
De nombreux psychiatres japonais ont échangé avec H. Ey, de son vivant (O. Miyagi, T. Miura, T. Fukuda, J. Koike, A. Miyoshi…), puis avec ses élèves, après sa mort (Sh. Horiuchi, K. Takemasa, H. Akimoto, F. Furukawa, S. Kato, T. Hamanaka, J. Kageyama, T. Fujimoto…). Au Japon, « l’œuvre d’H. Ey est fréquemment mise en valeur par les professeurs de neuropsychologie, de neurophysiologie et biologie cérébrale, c’est-à-dire de nos jours par la majorité des enseignants universitaires » (M .Hoshina et M. Matsumoto)[réf. incomplète]. Son ouvrage sur La Conscience a été traduit en 1969 par le Pr H. Ohashi (de Kyoto) et réédité de nombreuses fois au Japon. Son Traité des hallucinations (Masson, Paris, 1973, 1543 p.) a été traduit au Japon en 1996 (M. Komiyama, Miyamoto et coll.). Le Dr T. Fujimoto (de Miyazaki) poursuit depuis une vingtaine d’années un programme impressionnant de traduction en japonais des Études psychiatriques d’H. Ey et de certains de ses élèves.
Quelques publications
- Hallucinations et délire, Alcan 1934. réédité, éd. L'Harmattan, 2000 (ISBN 2-7384-7843-3).
- Des idées de Jackson à un modèle organo-dynamique en psychiatrie, Doin 1938, Privat 1975, L’Harmattan 2000 (ISBN 2-7384-5926-9).
- Le Problème de la psychogenèse des névroses et des psychoses (avec L. Bonnafé, S. Follin, J. Lacan, J. Rouart), Desclée de Brouwer, 1950. Réédition 1977 et 2004 (Tchou).
- " Études psychiatriques " chez Desclée de Brouwer & Cie, T. I, 1948, 296 pages ; T. II (Aspects séméiologiques), 1950, 550 p. ; T. III, 1954.
- Traité de psychiatrie de l’Encyclopédie médico-chirurgicale (avec 142 collaborateurs), 3 tomes, 1955.
- Manuel de psychiatrie (avec Bernard et Brisset), Masson 1960, 7e réédition, éd. Elsevier Masson, 2010 (ISBN 2294711580) ; (« Le » Ey).
- Psychiatrie animale (avec Abel Brion), Desclée de Brouwer, Paris, 1964, 606 p. Rééd. CREHEY, Perpignan 2018 (t. 1) et 2019 (t. 2).
- L’Inconscient, 1 vol. Desclée de Brouwer 1966, 2004 (Tchou), réédition : L'Inconscient : VIe colloque de Bonneval, éd., Bibliothèque des Introuvables, 2006.
- La Conscience, 1 vol. P.U.F. 439 pages (1963), et Desclée de Brouwer 1968.
- Conscience, article in Encyclopædia universalis, vol. IV, , p. 922-927.
- « La dissolution de la conscience dans le sommeil et le rêve et ses rapports avec la psychopathologie. Esquisse d'une théorie de la relativité généralisée de la désorganisation de l'être conscient et des diverses maladies mentales », in L'Évolution psychiatrique rééd. 2007, no 72 (ISSN 0014-3855).
- Traité des hallucinations, Masson 1973, 2 tomes, 2004 (Tchou), réédition t. 1, éd. Bibliothèque des Introuvables, 2006 (ISBN 2-84575-185-0), t. 2, éd. Bibliothèque des Introuvables, 2006.
- La Notion de schizophrénie (séminaire de Thuir), Desclée de Brouwer 1975.
- Schizophrénie : études cliniques et psychopathologiques, éd. Empêcheurs Penser en Rond, 1996 (ISBN 2-908602-82-2).
- Psychophysiologie du sommeil et Psychiatrie, Masson 1974.
- Défense et Illustration de la psychiatrie, Masson 1977.
- Naissance de la médecine, 1 vol., Masson, 1981.
- Le Déchiffrement de l'inconscient.Travaux psychanalytiques (texte de 1964), éd. L'Harmattan, 2005 (ISBN 2-7475-8008-3).
- Neurologie et Psychiatrie (texte de 1947), éd. Hermann, 1998 (ISBN 2-7056-6372-X).
Distinctions et postérité
Décorations
Titres honorifiques
- Docteur honoris causa des universités de Barcelone, Hambourg, Lima, Montréal et Zurich.
Postérité
Portent son nom :
- Au sein du Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie & neurosciences :
- L'hôpital psychiatrique de Bonneval[37]
- Une des unités de l'hôpital psychiatrique de Saint-Étienne-du-Rouvray
- Une des unités du Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon
- L'un des pavillons de l'EPSAN
- L'une des portes de l'hôpital Saint-Jacques de Nantes
- Une unité d’un des deux centres psychothérapiques de Bourg-en-Bresse aujourd’hui à l’abandon portait son nom, le second est toujours en activité.
- Un pavillon au Centre Hospitalier Spécialiste de Savoie à Bassens
- Unité psychiatrique Henri Ey du CHS de Sens dans l'Yonne
- Un pavillon "Henri Ey" au Centre hospitalier universitaire de Montpellier sur l'hôpital de la Colombière[38]
Archives
Les archives municipales de Perpignan conservent un « fonds Henri-Ey » (7S), notamment sur ses relations avec le Japon.
Association
La liste de 77 psychiatres japonais (dont 45 hospitalo-universitaires) ayant apporté leur soutien à la création en France d’une Association pour une fondation Henri-Ey à Perpignan, est publiée dans le no 9 de L’Information psychiatrique. Leur aide matérielle et morale a favorisé la réédition et la traduction des œuvres maîtresses d’H. Ey et l’édition d’une revue bi-annuelle, Les Cahiers Henri-Ey à partir de 2000, aux Presses littéraires de Saint-Estève (France) 66240 (ISSN 1631-5391), (ISBN 978-2-901197-10-2). Siège à Perpignan (66000), 1 bis rue B. Franklin (Dr RM. Palem) et 2 rue Leon-Dieudé (Dr P. Belzeaux).