À la demande du médecin-chef Parchappe, le conseil général de la Seine-Inférieure décide en 1849 de l'achat d'un nouveau site de 37 hectares au lieu-dit Les Quatre-Mares à Sotteville-lès-Rouen. Les bâtiments de Quatre-Mares (1850-1854) sont dus à l'architecte Henri Charles Grégoire tandis que ceux de Saint-Yon (1875-1879) sont dus à Louis-François Desmarest. La première pierre de la chapelle Saint-Yon est posée en 1858 en présence de Ernest Leroy, préfet, de Henri de Bonnechose, archevêque de Rouen, et de Henry Barbet, président du conseil général. En 1864, l'asile accueille 1541 malades[3]. L'éditeur Eugène Forcade y est interné en 1868. Le peintre Pierre Justin Ouvrié y meurt en 1879. Achille Foville fils (1831-1887) est le médecin-chef de l'établissement de 1872 à 1880.
En 1920, les asiles d'aliénés de Quatre-Mares[4] et de Saint-Yon[5], respectivement pour hommes et pour femmes, fusionnent sous le nom de «maison de santé départementale», devenue centre hospitalier du Rouvray[6].
Le site du musée Art et Déchirure.Pose de la première pierre de la chapelle en 1858.
Le musée Art et Déchirure, implanté au Centre hospitalier du Rouvray, expose une collection consacrée à l'art brut et singulier rassemblée durant les divers festivals Art et déchirure qui se sont déroulés depuis trente ans[8].
Notes et références
↑«De l’asile Saint-Yon au CH Rouvray, Rouen célèbre les 200 ans du 1er hôpital psychiatrique de France», Paris-Normandie, (lire en ligne)
↑Rapport d'observations définitives sur la gestion du centre hospitalier spécialisé en psychiatrie de Saint-Étienne-du-Rouvray, chambre régionale des comptes de Haute-Normandie, , 22p. (lire en ligne).