Oswald Heidbrinck
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Peu de choses sont connues sur la vie de cet artiste, alors que sa production en termes de dessins et de gravures est assez importante : par exemple, plus de 200 pièces sont conservées à la Bibliothèque nationale de France.
Fils de mécanicien, Oswald-Pierre Heidbrinck, désireux de se consacrer à la peinture, aurait été pensionnaire dans sa jeunesse de l'école d'art de la Ville de Bordeaux après avoir remporté un concours et reçu vers 1882 une pension de 1 500 francs, laquelle lui aurait permis de se perfectionner auprès de maîtres à Paris à l'âge de 25 ans.
En 1885, il expose un portrait au Salon des artistes français ; il est dit alors élève de Jean-Léon Gérôme, Jules Lefebvre et Gustave Boulanger et réside au 83, boulevard de Clichy. Le , il fait partie du jury du « Bal des enfants » organisé par Le Courrier français, il est déguisé en académicien aux côtés de Jean-Louis Forain en gendarme, de Louis-Charles-Henri Pille (1868-1899)[3] en garde-champêtre et Jean Lorrain en saint Jean-Baptiste. En 1892 puis en 1899, il expose au Salon national des beaux-arts : cette année-là dix dessins et six gravures (eaux-fortes et lithographies) dont un autoportrait ; on le mentionne habitant 13, rue Spontini[4].
Entre-temps, il commence à collaborer activement à différents périodiques illustrés tels que Le Chat noir, Le Courrier français, livrant des dessins que Félix Fénéon n'apprécie pas beaucoup[5], Le Rire, Le Mirliton, La Vie parisienne, Le Journal pour tous, Le Journal amusant, Le Pêle-Mêle, La Vie illustrée, La Galerie comique du Dix-Neuvième Siècle, Les Temps nouveaux de Jean Grave, L'Assiette au beurre (no 33, spécial « L'Héritage », ). En 1898, il illustre en partie le Dictionnaire bibliophilosophique d'Octave Uzanne.
Il fut un proche de Jacques Villon et d'Henri de Toulouse-Lautrec, en « chroniqueur-dessinateur de la vie montmartroise », témoin attentif de tous les acteurs du milieu.
Il travailla pour des maîtres verriers et illustra quelques ouvrages de haute tenue.
Collections publiques
- La Roche-sur-Yon, musée municipal : fonds d'une douzaine de dessins, aquarelles et gravures[6].
