Otchakov (croiseur, 1902)
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| Otchakov (Очаков) | |
| Autres noms | Kagoul, Général Kornilov |
|---|---|
| Type | Croiseur protégé |
| Classe | Classe Bogatyr |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Quille posée | 13 août 1901 |
| Lancement | 1er octobre 1902 |
| Armé | 1907 |
| Statut | rayé des effectifs en 1933 |
| Équipage | |
| Équipage | 565 officiers et homme d’équipage |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 127 mètres |
| Maître-bau | 16,06 m |
| Tirant d'eau | 6,29 m |
| Déplacement | 7 070 tonnes |
| Port en lourd | 7 790 |
| Propulsion | 2 moteurs à vapeur à triple expansion verticale (TEV), 16 chaudières |
| Puissance | 19 500 ch |
| Vitesse | 23,03 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Blindage | Ponts : 35 à 79 mm Tourelles : 127 mm kiosque : 140 mm casemates : 35 à 79 mm |
| Armement | 12 × 152 mm 12 × 75 mm 8 × 47 mm 2 × 37 mm 2 tubes lance-torpilles (450 mm) |
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L’Otchakov, (en russe : Очаков), est un croiseur protégé de classe Bogatyr[1] de la Marine impériale de Russie dont l’équipage prit part au soulèvement de Sébastopol en novembre 1905 au cours de la première Révolution russe de 1905.
L’Otchakov, baptisé en souvenir de la bataille d'Otchakov contre les Turcs, a été construit au chantier de Sébastopol. L’architecte naval de l’Otchakov était Nikolaï Iankovsky[2].
Rebaptisé plusieurs fois, il a entre autres été intégré à la Flotte de l'Armée blanche pendant la Guerre civile russe qui a suivi la Révolution d'octobre.
Mutinerie à bord de l’Otchakov
La construction de l’Otchakov débute le et il est lancé le . Avec son sister-ship le Pamiat Merkouria, il est affecté à la flotte de la mer Noire.

Le , le lieutenant Piotr Petrovitch Schmidt prend la tête de manifestations à Sébastopol pour exiger la libération des prisonniers de la prison centrale. Il prononce un discours deux jours après, le , au cours de l’inhumation des huit personnes tuées pendant les émeutes. Ce discours est connu sous le nom de Serment de Schmidt : « Je jure que nous cèderons jamais à personne un seul pouce de nos Droits de l’Homme. » Le même jour, le lieutenant est arrêté, démis de ses fonctions et mis à la retraite avec le grade de capitaine de 2e classe (grade correspondant à celui de lieutenant-colonel dans l’infanterie ou l’armée de l’air).
Le , Schmidt est l’instigateur d’une révolte à bord de l’Otchakov et d’autres bâtiments de guerre de la flotte de la mer Noire, comme le Potemkine. Le lieutenant se déclare lui-même commandant de la flotte de la mer Noire, donnant ainsi le signal du soulèvement. Ce même jour, il envoie un télégramme à Nicolas II : « La flotte de la mer Noire, fidèle à sa nation, exige de vous, prince, la convocation immédiate de l’Assemblée constituante, la révocation de vos ministres. P. Schmidt, commandant de la flotte. »
Le lendemain, la rébellion est matée. À l'issue d'un procès à huis clos, le lieutenant Schmidt est condamné à mort, et exécuté le sur l’île de Berezan (île de la mer Noire). A. Gladkov et Nikita Grigorievitch Antonenko (1881-1906), membre du Comité révolutionnaire de l’Otchakov, sont également exécutés.
Le Kagoul
Le , l’Otchakov est rebaptisé Kagoul (Кагул), en commémoration d'une victoire russe sur les armées ottomanes à Cahul. Le navire ayant porté jusqu’à lors ce nom fut renommé Pamiat Merkouria. Le nouveau Kagoul est modernisé à Sébastopol et reçoit de nouveaux canons de 16 - 130 mm.
Révolution et guerre civile
Le , le Kagoul retrouve son ancien nom d’Otchakov. Le , l’Otchakov est capturé par les Allemands occupant Sébastopol et intégré dans la Marine impériale allemande.
Les Britanniques se saisissent du croiseur le , et il est inscrit dans la flotte de l'Armée blanche. On lui attribue le nom de Général Kornilov en septembre 1919, en mémoire du général Lavr Kornilov.
Le , le Général Kornilov quitte Sébastopol avec la Marine de l’Armée Blanche (1920-1924), et est interné par les autorités françaises à Bizerte le . En 1924, après la reconnaissance de l’URSS par la France, le navire est officiellement restitué à l’union soviétique mais reste à rouiller à Bizerte.
Le Général Kornilov est démantelé en 1933.
