Ouen Toro

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Ouen Toro
La baie de Sainte-Marie vue depuis le Ouen Toro, vers le sud-est.
La baie de Sainte-Marie vue depuis le Ouen Toro, vers le sud-est.
Géographie
Altitude 132 m[1]
Coordonnées 22° 18′ 19″ sud, 166° 27′ 17″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité d'outre-mer Nouvelle-Calédonie
Province Sud
Géologie
Roches Schiste, calcaire, grès
Type Colline
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Calédonie)
Ouen Toro
Géolocalisation sur la carte : Nouméa
(Voir situation sur carte : Nouméa)
Ouen Toro

Le Ouen Toro est une colline située à l'extrême sud de la péninsule de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Elle culmine à 132 mètres d'altitude et s'étend sur 63 hectares[2]. Sur son domaine s'étend un parc naturel, le parc municipal du Ouen Toro – Albert Etuvé et Lucien Audet.

Le nom de Ouen Toro provient de la langue nââ drubéa et signifie « colline aux bois de fer »[3].

Géographie

Géologie

Le sous-sol du Ouen Toro est composé de schistes, de calcaires, de grès, de silices de phtanites. Il est pauvre, friable et sensible à l'érosion. Sur la Côte Blanche, qui correspond au bord sud-est de la colline, de profondes crevasses peuvent être constatées[4].

Végétation

Composition générale

Le parc du Ouen Toro est recouvert de végétation anthropisée ainsi que d'une forêt sclérophylle[5] plus ou moins dégradée, dont environ 3 hectares de forêt sèche. Quelques zones sont engazonnées, à savoir les trois sommets de la colline et le talweg qui sépare les deux sommets les plus au sud, et constituent une voie d'accès depuis le parking de la Côte Blanche[5].

Espèces envahissantes

Des espèces envahissantes sont présentes sur l'ensemble du Ouen Toro, notamment Leucaena leucocephala (faux mimosa), Schinus terebinthifolius (faux poivrier) et Passiflora suberosa[6].

Forêt sèche

Les portions de forêt sèche présentes sur le Ouen Toro sont composées de 35 espèces dont 18 sont endémiques et 4 menacées d’extinction d'après la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)[2]. Son taux d'endémisme est de 36,5 %[6]. Le Ouen Toro abrite notamment les espèces rares et menacées Albizia guillainii et Ancistrachne numaeensis, ainsi qu'Emmenosperma pancherianum[7].

La fréquentation humaine intensive participe à la dégradation de la forêt[6].

Histoire

Un des canons du Ouen Toro.

Une base militaire s'est installée au Ouen Toro en 1891. Une batterie s'y est installée un an plus tard[3].

Les versants est du Ouen Toro donnant sur la promenade Pierre Vernier.

Une mine de silice a été mise en place et a permis notamment de construire en 1933 la promenade Pierre Vernier[8].

Le Ouen Toro a également abrité une base militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, comme en témoigne la présence des canons situés à son sommet le plus élevé. Ils y furent installés en 1941 par l'armée australienne[3].

À partir de 1964, des constructions immobilières ont commencé à empiéter sur des zones au nord et à l'est de la colline[9].

Au Ouen Toro, le lendemain des incendies du 6 décembre 2019.

En décembre 2019, le Ouen Toro subit plusieurs incendies criminels[10],[11].

Activités

Références

Liens externes

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