Ouled Brahem (Bordj Bou Arreridj)
commune d'Algérie
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Ouled Brahem est une commune de la wilaya de Bordj Bou Arreridj en Algérie.Elle se situe au sud-est de la wilaya.
| Ouled Brahem | ||||
Vue générale d'Ouled Brahem | ||||
| Noms | ||||
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| Nom arabe | أولاد ابراھم | |||
| Nom amazigh | ⵡⵍⴰⴷ ⴱⵔⴰⵀⴻⵎ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Wilaya | Bordj-Bou-Arreridj | |||
| Daïra | Ras El Oued | |||
| Code postal | 34032 | |||
| Code ONS | 3417 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 9 580 hab. (2012[1]) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 35° 52′ 20″ nord, 5° 04′ 29″ est | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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| modifier |
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C'est une commune célèbre pour ses oulémas, parmi lesquels le cheikh Mohamed el-Bechir el-Ibrahimi, fondateur de l'Association des Oulémas . C'est une commune révolutionnaire qui a rejoint le mouvement de libération du pays depuis sa genèse.
Géographie
La ville Ouled Brahim se situe au sud-est de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, en Algérie.
Histoire
Origines médiévales et confédération des Righa
L'histoire du territoire d'Ouled Brahem s'inscrit au cœur de la confédération historique des Righa Dahra qui regroupe en son sein plusieurs tribus différentes[2]. Selon les chroniques médiévales d'Ibn Khaldoun[3], cette grande région des hauts plateaux fut initialement le foyer de populations berbères zénètes issues des Maghraouas, auxquelles se sont adjointes et mêlées, à partir du XIe siècle, les vagues de migrations arabes des Banu Hilal.
Ce brassage séculaire a profondément marqué la structure culturelle et linguistique de la confédération. Dans ses recherches sur la région, l'historien algérien Mouloud Gaïd, documente l'évolution de ces structures tribales des hauts plateaux et l'imbrication des douars.[4] Sur la carte de l'Algérie divisée par tribus établie en 1842 par le capitaine Ernest Carette, l'emplacement matriciel de la confédération des Righa est explicitement cartographié de plein droit[5].
Délimitation administrative et structures tribales
Lors de l'application du Sénatus-consulte du 22 avril 1863, la tribu des Righa Dahra (qui comptait environ 14 douars) fait l'objet d'une délimitation officielle consignée dans le dossier n°261 en date du 24 avril 1863. Les rapports officiels enregistrent pour l'ensemble de la confédération des Righa Dahra une superficie totale de 68 321 hectares[6].
Au sein de cet ensemble foncier, le douar d'Ouled Brahem (Awlād Ibrāhīm) est délimité sur une superficie de 4 539 hectares pour une population recensée à l'époque de 2 245 habitants.[7]
Lignée maraboutique et traditions chérifiennes
Le douar est historiquement le foyer de la tribu arabe maraboutique des Ouled Braham, reconnue pour sa forte tradition de lettrés, de savants et d'érudits musulmans. Selon les écrits autobiographiques et les notices de l'Association des oulémas musulmans algérien, le cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi (1889-1965), né au sein du douar, rapporte la tradition généalogique familiale attribuant à sa lignée (les Ouled Saïd) une filiation d'origine arabe et des ancêtres Chorfas idrissides s'étant intégrés de longue date à la confédération locale[8].
À cette même souche maraboutique et d'érudits est rattachée la famille Benkhaddra (Bin Khadra), un patronyme d'origine arabe signifiant littéralement « Fils de la verte » ou « la verdoyante ». Les dictionnaires généalogiques et les registres d'état civil anciens attestent que des branches issues de cette même matrice familiale d'origine idrisside se sont illustrées à travers tout le Maghreb par leurs fonctions de lettrés, de professeurs et de magistrats traditionnels (adel), notamment lors de leur établissement à Rabat-Salé où ils ont conservé une haute réputation académique[9].
🇹🇷 Empire ottoman (du XVIe au XIXe siècle)
🇫🇷 France (du XIXe au XXe siècle)
Ouled Brahem est connue pour sa contribution au mouvement révolutionnaire de libération nationale de l'Algérie[10] [11]. Elle compte plus de 400 martyrs (chuhadâ') qui reposent dans un cimetière qui leur est consacré.