Ouragan Ida (2009)
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Ida au large de la péninsule du Yucatán le 9 novembre à 19h15 TU | |
| Apparition | |
|---|---|
| Dissipation | |
| Catégorie maximale | Ouragan catégorie 2 |
| Pression minimale | 976 hPa |
| Vent maximal (soutenu sur 1 min) |
165 km/h |
| Dommages confirmés | 2,15 millions $US |
| Morts confirmés | au moins 7 |
| Blessés confirmés | N/D |
| Zones touchées | Nicaragua, Honduras, Cuba, Péninsule du Yucatán, Louisiane, Mississippi, Alabama, Floride, Géorgie |
Trajectoire non disponible. | |
| Saison cyclonique 2009 dans l'océan Atlantique nord | |
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L’ouragan Ida est le neuvième système tropical ayant reçu un nom et le troisième ouragan de la saison 2009 atlantique. La dépression tropicale à l'origine d'Ida est apparue dans la mer des Caraïbes un peu après midi, heure locale, le 4 novembre. Elle s’est développée rapidement et le lendemain a touché la côte du Nicaragua à Tasbapauni, avec une intensité d'un ouragan de catégorie 1 dans l’échelle de Saffir-Simpson. Passant sur terre du Nicaragua au Honduras, Ida est retombé au niveau de dépression tropicale avant de ressortir en mer le 6 novembre.
Ce nouveau passage sur les eaux chaudes lui a permis de redevenir un ouragan le 7 novembre, au large du Yucatán. Dans le golfe du Mexique, il est redevenu une tempête tropicale avant de frapper la côte de l’Alabama à Bon Secour le 10 novembre. Il est rapidement devenu ensuite extratropical en traversant les États du sud-est des États-Unis. La dépression résultante est demeurée plusieurs jours juste au large de la côte atlantique, donnant de fortes pluies de la Caroline du Nord aux provinces maritimes du Canada ainsi que sur le sud du Québec.
Cet ouragan a surtout été caractérisé par ses pluies diluviennes. Il est à l'origine d'au moins sept morts confirmés mais a été blâmé erronément pour le décès de plus de cent personnes au Salvador alors que c'est une dépression tropicale différente qui affectait ce pays sur la côte de l'océan Pacifique au même moment.
Le 2 novembre 2009, une zone orageuse mal organisée était visible sur les images du satellite météorologique dans creux barométrique affectant le sud-ouest de la mer des Caraïbes[1]. Tôt le lendemain matin, une faible circulation cyclonique s’est formée en surface dans le creux près du Costa Rica et le faible cisaillement des vents avec l’altitude permit un développement du système[2].
Faisant du surplace, la convection s’organisa autour du centre de rotation et le 4 novembre le National Hurricane Center a émis un avis mentionnant que le système était devenu une dépression tropicale à 100 km au sud-sud-ouest de San Andres Island[3]. Les bandes orageuses étaient alors très bien développées autour du centre[4]. Seulement six heures plus tard, le NHC reclassa la dépression en tempête tropicale Ida, le neuvième système tropical ayant reçu un nom en 2009[5]. Un vol de reconnaissance nota que les vents soutenus étaient près de 100 km/h[6]. Dans les images satellitaires en infrarouge, les météorologistes ont pu voir un œil qui se développait dès le soir du 4 novembre, ainsi qu’une forte divergence des nuages en altitudes. Le tout démontrait que le courant ascendant dans les orages était important et laissait présager un développement de la tempête qui se dirigeait vers Nicaragua[7].
Le 5 novembre au matin, Ida était devenu un ouragan de catégorie 1 juste au large de ce pays[8]. Il a frappé la côte peu de temps ensuite, près de Tasbapauni, avec des vents soufflant à 120 km/h[9]. Son mouvement très lent a résulté en une grande perte d’énergie par friction et Ida est retombé au niveau de tempête tropicale en quelques heures puis à celui de dépression tropicale[10],[11]. Ida est passée ensuite du Nicaragua au Honduras avant de retourner en mer en après-midi du 6 novembre. Vers 05h30 TU, 01h30 locale, le système s’était déjà réintensifié au niveau de tempête tropicale puis à celui d’ouragan la nuit suivante[12].
Le 8 novembre, Ida a atteint sa plus grande intensité, la catégorie 2 de l’échelle de Saffir-Simpson, alors que l’ouragan entrait sur des eaux très chaudes dans le nord-est de la mer des Caraïbes. Sa trajectoire s’incurva vers le nord-nord-ouest et l’amena dans le golfe du Mexique et ses vents maximum soutenus ont atteint 165 km/h au cours de la soirée. Cependant, dès le 9 novembre, Ida redevint une tempête tropicale et toucha la côte de l’Alabama à Bon Secour vers 7h du matin locale (13h TU), le 10 novembre.
Ida perdit ensuite rapidement son énergie et devint une dépression extratropicale vers 09h[13]. Cette dernière traversa lentement la Géorgie et la Caroline du Nord avant de ressortir sur l’océan Atlantique au large du Cap Hatteras. Comme cette dépression s’est retrouvé hors du flux général en altitude, elle a continué très lentement vers l’est tout en pompant beaucoup d’humidité. Ceci a permis de donner de la pluie forte le long de la côte Est des États-Unis durant les jours suivants.
Préparatifs
Nicaragua et Honduras
Les autorités du Nicaragua ont procédé à l’évacuation d’environ 3 000 personnes des zones inondables ou propices au glissements de terrain car plus de 500 mm de pluie étaient prévus avec Ida. De ce nombre, un millier venait des Îles du Maïs où les maisons n’étaient pas assez résistantes pour les vents de l’ouragan[14]. À Bluefields, un autre 1 100 ont fait partie de l’évacuation[15]. Des vivres, couvertures, médicaments et de l’eau potable pour 20 000 personnes ont été assemblés pour subvenir aux besoins après le passage d’Ida[16].
Au Honduras, le gouvernement a avisé la population de la possibilité de pluies diluviennes et a relevé le niveau d’alerte à jaune[17].
États-Unis
Aux États-Unis, le gouverneur Bobby Jindal de la Louisiane a déclaré l’état d’urgence à la suite d'un avis de tempête tropicale et une veille d'ouragan émis par le National Hurricane Center pour la zone allant de Grande Isle, en Louisiane, à Pascagoula, au Mississippi[18],[19]. Des compagnies pétrolières ont évacué leur personnel dans les installations qu'elles possèdent dans le golfe du Mexique et le Louisiana Offshore Oil Port, seul terminal américain capable de recevoir les plus gros pétroliers[20].
