Outre-Furan

ancienne commune française From Wikipedia, the free encyclopedia

Outre-Furan ou Outre-Furens[Note 1] est une ancienne commune française de la Loire, créée sous la Révolution puis rattachée en 1855 à la ville de Saint-Étienne.

Faits en bref Nom officiel, Pays ...
Outre-Furan
panorama de la commune en 1865
Nom officiel
Outre-FuranVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Division territoriale française
Région française
Département français
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Histoire
Remplacé par
Dissolution
Fermer

Présentation

Cette commune englobait les marges orientales de la ville de Saint-Étienne ; elle était composée des hameaux suivants :

  • Villeboeuf
  • La Richelandière
  • Le Gagne-Petit
  • Monthieu(x)
  • La Verrerie
  • Les Rives
  • Le Bessard
  • Bérard
  • l'Allier
  • La Monta(t) (chef-lieu jusqu'à la Révolution française)
  • Le Gris-de-lin
  • Le Monteil
  • Le Treuil
  • La Roche
  • La Chaléassière
  • La Mottetière
  • La Bérardière
  • La Fenderie
  • La Vignasse
  • La Bâtie
  • Les deux Châteaucreux
  • L'Etivalière
  • Montreynaud
  • Le Soleil (chef-lieu après la Révolution française).

Histoire

En 1806, elle comptait 3 105 habitants et son territoire de 320 ha se composait de prés, pâtures, vignes, jardins et étangs. Elle était principalement habitée par des forains et des ouvriers.

En 1820, l'industriel anglais James Jackson s'installe au Soleil. Outre-Furens compte alors 5 863 habitants. À partir de 1827, avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à Andrézieux, le secteur connaît une industrialisation massive.

1832 est marqué par la construction du bâtiment de la mairie et 1835 par l'achèvement de la construction de l'école communale. La paroisse succursale d'Outre-Furens est créée le et l'église Sainte-Barbe est inaugurée le .

La grève de 1846

Le au matin, à la suite du refus d'un ingénieur d'attribuer une augmentation de 25 centimes aux mineurs effectuant les travaux les plus pénibles et les plus dangereux au puits du Gagne-Petit; le mot d'ordre de grève se diffusa au jour.

À la suite de l'intervention du procureur du Roi, et malgré l'intervention du maire d'Outre-Furan, André-Antoine Neyron, cinq mineurs furent interpellés. En milieu de matinée, le 66e régiment d'infanterie commandé par le général Charron, chargé de conduire les cinq grévistes à la prison de Saint-Étienne fut l'objet de tirs de pierres de la part des mineurs et de la population d'Outre-Furan. Sans aucune sommation la troupe tira sur la foule. Les quelque 400 à 500 coups de fusil tirés ce jour-là coûtèrent la vie à six personnes.

Le , la grève gagna l'ensemble de la concession, la Compagnie des Mines de la Loire en position de monopole était alors unanimement mise en cause.

Le préfet demanda l'intervention du 67e régiment d'infanterie. Le , 2 000 mineurs étaient en grève à Saint-Étienne, à Terrenoire et à La Ricamarie. Le , une vingtaine de personnes furent arrêtées à Saint-Étienne. Le , onze personnes furent interpellées à La Ricamarie. Le mouvement s'essouffla après quelques jours.

Sources et références

Articles connexes

Liens externes

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