L'Ovide moralisé
version française du XIVe siècle des Métamorphoses d'Ovide
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L'Ovide moralisé est une adaptation anonyme en vers des Métamorphoses d'Ovide en moyen français réalisée au début du XIVe siècle.
| Titre original | |
|---|---|
| Format | |
| Partie de |
Ovide moralisé (d) |
| Langue | |
| Date de parution |
XIVe siècle |
| Œuvre dérivée |
Ovide moralisé en prose (première version) (d) |
Comportant environ 72 000 vers octosyllabiques, et anciennement attribuée sans fondement à Philippe de Vitry ou à un certain Crestien li Gois, l'œuvre semble avoir été rédigée entre 1315 et 1325 et dédiée à Jeanne de Bourgogne, reine de France et femme de Philippe V le Long[1].
La légende de Philomène
La légende de Philomèle (dont le nom a été transformé en Philomène dans le texte de l'Ovide moralisé), Procnée et Térée est, selon plusieurs médiévistes, une transcription d'un roman de Chrétien de Troyes intitulé La Muance de la hupe, de l'aronde et del rossignol qui, grâce à cela, est le seul roman de Chrétien ne traitant pas de la légende arthurienne qui soit parvenu jusqu'à notre époque. Le texte original a disparu et seule cette réécriture permet de le connaître encore. Il apparaît cependant que de trop nombreuses interpolations empêchent de retrouver le roman initial[2].
Influences
Cette œuvre a une influence déterminante sur les représentations artistiques de la mythologie grecque chez les artistes de la Renaissance : parce qu'il fait suivre le récit de Persée par celui de Bellérophon et Pégase, il est à l'origine d'une confusion entre les deux mythes et des nombreuses représentations erronées de Persée sur Pégase[3].