Pacific Clipper
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| Rôle | Hydravion de ligne |
|---|---|
| Constructeur | Boeing |
| Premier vol | 1938 |
| Mise en service | 1939 |
| Retrait | 1950 |
| Production | 12 (9 pour Pan Am, 3 pour BOAC) |
| Moteur(s) | 4 moteurs Wright Cyclone |
|---|
| Vitesse maximale | 300 km/h |
|---|---|
| Distance franchissable | 5 630 km |
Le Pacific Clipper, immatriculé NC-18602(A) est un Boeing 314 de la Pan American World Airways. Il est connu pour le tour du monde non prévu qu'il a dû effectuer après le déclenchement des hostilités dans le Pacifique, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s'appelait à ce moment California Clipper. C'était le premier avion de ligne à effectuer un tour du monde.
Le Boeing 314 est un hydravion à coque, entré en service en 1938. Plus grand avion civil de l'époque, il a assuré des lignes long-courrier pour seulement deux compagnies : la Pan Am et la BOAC, qui ont utilisé respectivement 9 et 3 appareils[1].
La Pan Am a pris livraison de l'avion immatriculé NC-18609(A) en 1939. Il reçoit le nom California Clipper, précédemment attribué à un autre exemplaire, qui avait été renommé en étant transféré vers l'Atlantique — la Pan Am avait pour tradition de baptiser ses appareils. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il assure une liaison avec la Nouvelle-Zélande. Ce trajet, avec six escales, durait 6 jours : le Boeing 314 croisait à 300 km/h.
Attaque de Pearl Harbor
Le California Clipper quitte la Californie le 2 décembre 1941. Il emporte seulement douze passagers. L'équipage comporte 10 membres, avec un commandant de bord expérimenté, Robert Ford.
Après les escales prévues dans le Pacifique, l'appareil n'est plus qu'à quelques heures de vol d'Auckland le 7 décembre, quand la radio lui apprend que les forces japonaises viennent d'attaquer Pearl Harbor[2].
Le commandant reçoit des ordres du siège de la compagnie : le trajet retour est impossible, l'océan Pacifique nord étant maintenant une zone de guerre. Sa hiérarchie lui demande d'effacer les marquages qui permettent de savoir que l'avion est américain, et d'effectuer un trajet retour par l'Atlantique. Cet ordre est un choc pour l'équipage : aucun d'eux ne connait les pays à traverser, le monde est en guerre, ils n'ont pas assez d'argent pour le trajet. Le ravitaillement en carburant sera, d'évidence, le principal problème. Pour alimenter ses moteurs, le Boeing 314 a besoin d'essence aviation à très haut indice d'octane. C'est un des seuls avions civils à avoir besoin d'un tel carburant habituellement réservé aux avions militaires.

