Palafrugell
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Toponymie
Les premières mentions remontent à 988 sous la graphie Palacio Frugellis, palais de Frugellis ; Fregellis étant un nom de racine latine[1] et le palais une maison forte. Un document plus tardif de 1058 de la comtesse Ermessenda restitue le Palati Frugelli à l'évêché de Girone.
Une légende fait un lien entre le palefrenier (palafrener) du Comte d'Urgell et le nom de la ville ; en associant les termes palaf-Urgell[2].
Histoire
Les premiers vestiges d'occupations remontent au néolithique d'après les pierres polies retrouvées sur la route Palamós-Llofriu[3] et le dolmen de Can Mina dels Torrents. Le premier groupe humain établi à Palafrugell était une peuplade ibérique installée au sommet de la montagne dans le site de Sant Sebastià de la Guarda[3]. Cette occupation dura jusqu'au IIe siècle av. J.-C. Llafranc devint à cette époque un centre important qui perdura jusque sous la domination Wisigothe. La crise du monde antique, durant la fin de l'empire romain et de la domination wisigothe, provoqua un déplacement de population à l'intérieur des terres, par crainte de la piraterie[3] vers Palafrugell et Santa Margarida. Palafrugell passa ensuite sous domination Wisigothe, Arabe puis Franque[3].
Du XIIe au XIXe siècle Palafrugell dépendait du prieur de Sainte-Anne de Barcelone. Au cours du XVIe siècle des tours de guet furent construites dans la municipalité de Palafrugell ainsi que de nouvelles maisons. La croissance de la population dépendait de l'économie traditionnelle, notamment de l'agriculture et la pêche, mais la demande croissante pour le liège joua un rôle de plus en plus important.
En 1637, 300 hommes de l'armée espagnole en rupture de solde et indisciplinés[4] contrevinrent au privilège qu'avait donné Jaume I le conquérant à la ville en 1271[5] et pillèrent Palafrugell en maltraitant ses habitants. Cette situation provoqua une crispation des résidents et la ville se révolta le [6] contre ces soldats des tercios espagnols. Deux capitaines et plusieurs soldats moururent. En représailles des compagnies de l'armée (3[4] ou 10[3] suivant les sources) et la ville fut saccagée par les troupes qui brûlèrent plusieurs maisons, et profanèrent trois églises (dont celle de Llofriu[7]). Cet événement est considéré comme le casus belli de la guerre des faucheurs.
Au XIXe et début du XXe siècle, l'économie de Palafrugell dépendait principalement de la production de liège. À partir des années 1930, le secteur touristique a commencé à dominer. Dans les années 1960, les infrastructures furent améliorées et entraînèrent une croissance démographique.
Politique et administration
Population et société
Démographie
En 2012, Palafrugell est la 57e commune la plus peuplée de Catalogne.
- Démographie de Palafrugell de 1717 à 2006

1717-1981: population de fait ; 1990- : population de droit
- Hameaux et noyaux urbains
Palafrugell est formée de neuf noyaux urbains
Liste de population par noyaux urbains:
| Entité | Habitants (2009) |
|---|---|
| Bruguerol, El | 191 |
| Calella de Palafrugell | 782 |
| Ermedás | 43 |
| Llafranc | 316 |
| Llufriu | 298 |
| Palafrugell | 20.352 |
| Sainte Marguerite | 53 |
| Tamariu | 292 |
| Villaseca | 38 |
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
Santé
Sports
Économie
Une des principales sources de richesses de la ville a été l'industrie du liège, qui jouit encore d'un grand prestige pour avoir concentré une grande partie de l'exportation de bouchons de lièges dans le monde.
Cette industrie a disparu au profit du tourisme sur la frange littorale. Palafrugell est aujourd'hui une des destinations touristiques les plus importantes de la province de Girone et le second lieu de résidence de la comarque.

