Palais de la Paix
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| Palais de la Paix | ||
Le palais de la Paix à La Haye. | ||
| Nom local | Vredespaleis | |
|---|---|---|
| Période ou style | Néorenaissance | |
| Type | Palais de justice | |
| Architecte | Louis Marie Cordonnier | |
| Destination initiale | Siège de la Cour permanente d'arbitrage | |
| Propriétaire actuel | Nations unies | |
| Destination actuelle | Cour permanente d'arbitrage; Cour internationale de justice | |
| Protection | Monument national | |
| Coordonnées | 52° 05′ 12″ nord, 4° 17′ 44″ est | |
| Pays | ||
| Région historique | ||
| Localité | La Haye | |
| Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas
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| Site web | https://pca-cpa.org/fr/about/the-peace-palace/ | |
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Le palais de la Paix (en néerlandais : Vredespaleis, [ˈvreːdəspaːˌlɛis]) est le siège de la Cour permanente d'arbitrage depuis 1913 et de la Cour internationale de justice des Nations unies depuis 1946, à La Haye (Pays-Bas).
Construit entre 1907 et 1913 en tant que siège de la Cour permanente d'arbitrage fondée quelques années auparavant lors de la Première Conférence de La Haye de 1899, le Palais héberge également l'Académie de droit international de La Haye et la bibliothèque du Palais de la Paix. Depuis son inauguration en 1913, le Palais a accueilli des centaines d'audiences de la Cour permanente d'arbitrage et de la Cour internationale de justice.


L'idée d'un palais de la Paix vient d'une discussion en 1900 entre deux diplomates, le russe Frédédric Fromhold de Martens et l'américain Andrew Dickson White, sur la nécessité d'avoir des locaux pour la Cour permanente d'arbitrage instituée par la première conférence de La Haye de 1899. White contacte à ce sujet son ami et bienfaiteur Andrew Carnegie. Carnegie n'est pas enthousiaste tout de suite, et veut se limiter à financer une bibliothèque de droit international. White le connaît bien et en 1903, Carnegie donne son accord pour une donation de 1,5 million de dollars pour la construction d'un siège pour la Cour permanente d'arbitrage et d'une bibliothèque de droit international.
Carnegie souhaite remettre l'argent directement à la reine Wilhelmine des Pays-Bas mais la loi néerlandaise ne le permettait pas. Il est alors créé en , la fondation Carnegie dédiée « à la construction, la gestion et l'entretien d'un tribunal et d'une bibliothèque à l'attention de la cour permanente d'arbitrage ».
Le site choisi appartient au XIXe siècle en partie à des familles d’aristocrates, ainsi qu'à la Maison royale. Deux siècles auparavant, il est la propriété du poète et politicien Jacob Cats, qui est grand-pensionnaire de Hollande et y fait bâtir la Catshuis, actuelle résidence officielle du Premier ministre qui se trouve à environ 750 mètres du palais. Les souverains néerlandais y disposaient également d'un petit palais d’été, le palais de Rustenburg, qui fut la dernière demeure de la grande-duchesse Anna Paulowna (1795-1865), veuve du roi Guillaume II qui s'y retira après la mort de son époux en 1849. Lors de la construction du palais de la Paix, le palais de Rustenburg servit de bureau de construction avant d'être démoli lors de l’aménagement des jardins[1].
Construction

Le bâtiment fait l'objet d'un concours international, gagné par l'architecte français Louis Marie Cordonnier avec un projet de style néo-Renaissance. Pour ne pas dépasser le budget, quelques modifications sont nécessaires et sont faites par Cordonnier et son associé néerlandais, Ad van der Steur. Le palais, prévu avec deux grands clochers et deux plus petites tours derrière, n'aura qu'un seul clocher et une petite tour sur la façade du palais ; et la bibliothèque, au lieu d'être un bâtiment annexe, sera intégrée au palais.
Les jardins du palais sont l'œuvre de l'architecte paysagiste Thomas Hayton Mawson (en), qui, pour les mêmes raisons budgétaires, doit réaménager son projet et retirer quelques fontaines. La première pierre est posée en 1907, à l'occasion de la seconde conférence de La Haye. La construction commence quelque temps plus tard et est achevée le . Le palais est inauguré officiellement par la reine Wilhelmine des Pays-Bas et le Secrétaire-général de la Cour permanente d'arbitrage, qui se voit symboliquement remettre la clef du Palais à cette occasion en présence de diplomates, politiciens, pacifistes, et d'Andrew Carnegie. En 1914, le peintre français Albert Besnard réalise un décor intitulé La Paix par l'arbitrage.
Au palais, se trouvent les cadeaux offerts par les Parties contractantes de la Cour permanente d'arbitrage en gage de soutien. Parmi ces présents, on trouve un vase en jaspe de 3 200 kilos, offert par la Russie, des portes en fer et cuivre de Belgique, du marbre d'Italie, une fontaine du Danemark, des tapisseries du Japon, la pendule du clocher de Suisse et du bois d'Indonésie et des États-Unis.
- Galerie non exhaustive des œuvres d'art, dans le palais de la Paix
- Allégorie de la liberté du commerce, par Gérard de Lairesse, (1672)
- Vase en jaspe, offert par la Russie
- Détail de l'ornementation du vase
- Statue de La Haye
- Rebeca Matte Bello, Spectre de la Guerre
- Fontaine dans la cour du palais, offerte par le Danemark
Le palais recèle aussi les bustes ou représentations de personnalités représentatives de la paix dans toutes les époques.
- Bustes des personnalités de Paix
Sur la place, devant le palais se déroulent régulièrement des manifestations liées à des conflits territoriaux ou de droit international. En 1999, une flamme éternelle, la « flamme de La Haye », est installée à proximité de l'entrée.
Extensions

Début 2007, un nouveau bâtiment annexe est ouvert derrière le palais de la Paix, destiné à abriter la bibliothèque et l'Académie de droit international de La Haye. Le , le Palais reçoit le label du patrimoine européen[2].

