Pallas-Stern

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Création1983
Disparition1997
SIREN328 385 216
Pallas-Stern
Création 1983
Disparition 1997
Siège social Paris
Drapeau de la France France
SIREN 328 385 216

La banque Pallas Stern était une banque française dont le siège social était situé 61 rue de Monceau à Paris 8e (actuel siège parisien de la banque Morgan Stanley).

Elle a été placée en redressement judiciaire le et en liquidation judiciaire le [1].

Issue en 1992 de la fusion de la banque Stern avec la Banque Pallas France, toutes deux filiales de la Comipar (Compagnie industrielle à Paris), holding constituée en 1991 à l'initiative de Gérard Eskénazi avec l'aide de la Société de banques suisses, d'Elf Aquitaine et du groupe Schneider notamment. La banque Stern, créée à Paris en 1832 par Antoine Jacob Stern sous le nom de Stern & Cie, a été revendue en 1989 par son héritier Édouard Stern à la Société de banques suisses (SBS).

La Banque Pallas France, spécialisée dans les placements à haut-risque, a été fondée en 1984 par Pierre Moussa, ancien président de Paribas qui a été démissionné par Pierre Mauroy à la suite d'opérations visant à soustraire les actifs étrangers de Paribas lors de sa nationalisation.

La Banque Pallas France est fortement touchée par l'effondrement du marché de l'immobilier parisien en 1991. Sa reprise par le groupe de Gérard Eskénazi et la fusion concomitante avec la banque Stern ne suffisent pas à rétablir une situation lourdement compromise. Le , la banque est lâchée par ses actionnaires, notamment Elf Aquitaine, dont son nouveau président Philippe Jaffré était en discorde avec la SBS. (Celle-ci l'ayant remerciée de sa présidence quelques années plus tôt). La Comipar demande alors la nomination d'un administrateur provisoire. Le , la banque est placée en redressement judiciaire, puis rapidement en liquidation judiciaire.

Le président Gérard Eskénazi et d'autres dirigeants ont été mis en cause au sujet de la qualité de l'information financière mais tous ont été relaxés en appel en 2003. Les autres procédures les concernant, notamment auprès de la Commission des opérations de bourse, se sont aussi conclues par des relaxes.

Sous l'impulsion des organes de la procédure, les grands actionnaires de la Comipar contribueront à combler une grande part du passif. Quinze ans plus tard, les créanciers chirographaires auraient récupéré près de 100 % de leurs avoirs.

Parcours judiciaire

Bibliographie

Références

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