Panique de 1792

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La « panique de 1792 » est le nom donné à une crise financière majeure survenue entre mars et principalement aux États-Unis d'Amérique : il s'agit de la première crise financière de leur histoire.

Elle a eu pour origine une politique massive de prêts à taux réduit pratiquée par la First Bank of the United States, première banque centrale américaine, crée le 25 février 1791, politique qui entraîne une intense activité spéculative, portée notamment par les banquiers William Duer et Alexander Macomb, qui cherchent à faire remonter le taux d'intérêt de la Banque afin de se protéger d'éventuels impayés. Il est à noter que, après la crise monétaire liée à l'effondrement du système du dollar continental, le taux minimal depuis 1790 était de 6 % annuel sur le long-terme, entre autres pratiqué sur les émissions des Treasury Bonds — appelés U.S. Loan Office bonds[1] —, avec l'accord du Congrès[2].

Dès décembre 1791, les taux à court-terme commencent à monter, progressant vers les 10 %[3],[2].

Une brusque remontée du taux directeur en à 7 %, avec pour conséquence un affolement sur les taux à court-terme, rend incapables les emprunteurs d'honorer leur dette et provoque un enchaînement de faillites[2]. En concertation avec la Bank of New York, Alexander Hamilton, secrétaire au Trésor, injecte plusieurs centaines de milliers de dollars à travers le circuit bancaire du Nord-Est des États-Unis, parvenant à stabiliser la situation entre avril et mai 1792, et à faire remonter le cours du Treasury Bond, qui était tombé sous la barre des 100 dollars, valeur d'émission[3],[4].

L'une des conséquences est la signature de l'accord de Buttonwood qui jette les bases du New York Stock Exchange à Wall Street.

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