Pantin (figurine)
figurine
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Un pantin est une figurine de carton ou de bois plat et mince[1], dont on fait mouvoir les membres au moyen d'un fil[2].
Le plus ancien ensemble de pantins en papier cartonné connu est détenu par le Germanisches Nationalmuseum : imprimée vers 1650 dans le sud de l'Allemagne, il est constitué de deux personnages féminins associés à un lot de robes, de chapeaux, de coiffures et d'accessoires, éléments reliés ensemble à l'aide de cordelettes[3].
Vers 1747, Edmond Jean François Barbier observe à Paris l'apparition de « joujoux qu'on appelle pantin »[4].
Au XIXe siècle, naît une gamme de « jeux à découper » et à coller, en papier, destinés aux enfants, où les dispositifs du pantin et de la poupée connaissent un important succès[5].
- Pantins de Wissembourg à découper (Imagerie alsacienne R. Ackermann).
- Félicien Rops, La Dame au pantin et à l'éventail, 1873.
Le jumping jack
Apparus au début du XIXe siècle, le jumping jack en anglais, ou le Hampelmann en allemand, est une sorte de pantin articulé par une ficelle médiane[6]. Lorsqu'on tire sur la ficelle, les bras se lèvent et les jambes s'écartent. En France, à la même époque, des pantins articulés sont vendus par l'Imagerie Pellerin sous la forme de planches colorées à découper pour former des pantomimes, et s'inspire au départ de la commedia dell'arte[7].
- Hampelmann suspendu.
- Deux Hampelmänner en bois d'Oberammergau.
- Un jumping jack. Dessin de John Leech dans The Comic History of Rome de Gilbert Abbott à Beckett (vers 1850).
- Albert Roosenboom, The Young Entertainer (avant 1894), figurant un arlequin articulé.
Évolution
Fin du XIXe siècle, le mot est associé au monde des marionnettes. Alfred Jarry ouvre rue Ballu le « Théâtre des pantins », spectacles de marionnettes confectionnées en trois dimensions à partir de papier mâché, inspirées d'Ubu[8]. Cinéaste d'animation pionnier, Émile Cohl fabrique des pantins en bristol découpé, et tourne L'Enfance de l'art (1910)[9].