Pantin (figurine)

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Un pantin est une figurine de carton ou de bois plat et mince[1], dont on fait mouvoir les membres au moyen d'un fil[2].

Le plus ancien ensemble de pantins en papier cartonné connu est détenu par le Germanisches Nationalmuseum : imprimée vers 1650 dans le sud de l'Allemagne, il est constitué de deux personnages féminins associés à un lot de robes, de chapeaux, de coiffures et d'accessoires, éléments reliés ensemble à l'aide de cordelettes[3].

Vers 1747, Edmond Jean François Barbier observe à Paris l'apparition de « joujoux qu'on appelle pantin »[4].

Au XIXe siècle, naît une gamme de « jeux à découper » et à coller, en papier, destinés aux enfants, où les dispositifs du pantin et de la poupée connaissent un important succès[5].

Le jumping jack

Apparus au début du XIXe siècle, le jumping jack en anglais, ou le Hampelmann en allemand, est une sorte de pantin articulé par une ficelle médiane[6]. Lorsqu'on tire sur la ficelle, les bras se lèvent et les jambes s'écartent. En France, à la même époque, des pantins articulés sont vendus par l'Imagerie Pellerin sous la forme de planches colorées à découper pour former des pantomimes, et s'inspire au départ de la commedia dell'arte[7].

Évolution

Émile Cohl : L'Enfance de l'art (1910), avec les techniques du papier découpé, de la pixilation et du dessin animé. Film complet.

Fin du XIXe siècle, le mot est associé au monde des marionnettes. Alfred Jarry ouvre rue Ballu le « Théâtre des pantins », spectacles de marionnettes confectionnées en trois dimensions à partir de papier mâché, inspirées d'Ubu[8]. Cinéaste d'animation pionnier, Émile Cohl fabrique des pantins en bristol découpé, et tourne L'Enfance de l'art (1910)[9].

Notes et références

Annexes

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