Pantouflage en France

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Le pantouflage en France est le phénomène par lequel des hauts fonctionnaires quittent le secteur public, provisoirement ou non, afin de travailler au sein du secteur privé.

Le passage de hauts fonctionnaires vers le secteur privé exige, dès le XIXe siècle, l'utilisation d'expressions diverses. Si aucune n'est consacrée, les auteurs parlent alors de « passage aux affaires » ou d'« émigration »[1].

Le terme de « pantoufle » trouve son origine dans l'argot de l'École polytechnique et se fixe dans les années 1880[1]. Originellement, le pantouflage renvoyait au renoncement à toute carrière de l'État à la fin des études, phénomène courant chez les élèves qui n'étaient pas sortis parmi les mieux classés de l'école (la « botte »). Ceux qui « entraient dans la pantoufle » (les « pantouflards ») avaient le titre d'« ancien élève de l'École polytechnique » et renonçaient à celui de « diplômé de l'École polytechnique »[2]. Plus tard, le terme a également désigné le montant à rembourser en cas de non-respect de l'engagement décennal (comparable au dédit-formation des entreprises privées). C'est assez souvent l'entreprise recrutant l'élève en fin d'études ou le fonctionnaire qui s'acquittait de la pantoufle[3].

André Malraux, dans le roman de 1933 La Condition humaine, évoque son héros Ferral, affrontant les représentants de la haute fonction publique et des banques privées, et « l’accueil favorable que les fonctionnaires trouvent dans la banque auprès de leurs anciens collègues lorsqu’ils quittent le service de l’État[4]. »

Importance

Histoire

Notes et références

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