Pappajohn c. La Reine
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Pappajohn c. La Reine[1] est un arrêt de principe de la Cour suprême du Canada rendu en 1980 concernant la défense d'erreur de fait en droit pénal.
George Pappajohn a mis sa maison en vente par l'intermédiaire d'une société immobilière. Il a rencontré une agente immobilière de la société dans un bar. Ils ont déjeuné ensemble, boissons comprises, pendant environ trois heures, après quoi les deux se sont rendus chez Pappajohn où ils ont eu des rapports sexuels.
L'agente a affirmé qu'elle avait été violée. Cependant, Pappajohn affirme qu'hormis de quelques objections timides, elle avait consenti. Après l'événement, la femme a été vue en courant hors de la maison nue, portant un nœud papillon, les mains liées et elle était dans une grande détresse.
Procès
Au cours du procès, la question s'est posée de savoir si la défense d'erreur de fait devait être soumise au jury. À savoir, si Pappajohn devait pouvoir prétendre qu'il croyait à tort qu'elle avait consenti. Le juge du procès a refusé d'accueillir la défense et Pappajohn a été déclaré coupable.
Appel
La Cour d'appel de la Colombie-Britannique a confirmé la déclaration de culpabilité[2].
Jugement de la Cour suprême
Le pourvoi de Pappajohn est rejeté.
L'opinion des juges majoritaires a été rédigée par le juge McIntyre.
Motifs du jugement
Le juge a d'abord discuté des circonstances où un moyen de défense peut être soumis à un jury. Il a statué qu'un moyen de défense peut être utilisé lorsqu'il y a « une preuve qui rendrait l’argument vraisemblable »[3]. D'après les faits, il a conclu qu'il n'y avait aucune preuve, autre que la déclaration de l'accusé, qui, si elle était crue, aurait permis la possibilité d'un consentement. En conséquence, la décision du tribunal inférieur a été confirmée.