Une explication est avancée par Paul A. David dans un ouvrage de 1990. Il relève que la diffusion des innovations est marquée par un temps de latence importante. Il a fallu attendre longtemps pour que l'électricité affecte la productivité ; le paradoxe de la productivité n'en est donc pas un dès lors que l'on se place dans le temps long[4].
Ainsi, une étude a posteriori de Jorgenson, Ho et Stiroh montre, en 2008, sur des données américaines entre 1995 et 2000, que les investissements dans les technologies de l'information et de la communication ont contribué à hauteur de 37 % à la croissance de la productivité du travail[5].