Parasol spatial

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Illustration schématique d’une lentille spatiale visant à réduire le réchauffement climatique. Une lentille de Fresnel de 1 000 km de diamètre, d’une épaisseur de quelques millimètres, suffirait à dévier une partie du rayonnement solaire, bien que cette image simplifiée exagère ses proportions.

Un parasol spatial, également appelé bouclier solaire, est un dispositif théorique conçu pour détourner ou réduire une partie du rayonnement solaire avant qu’il n’atteigne la Terre, diminuant ainsi son insolation et, par conséquent, le réchauffement climatique. Ce concept repose sur diverses méthodes, telles que la réflexion, la diffraction ou la déviation de la lumière solaire. Proposé dès 1923 par le physicien Hermann Oberth, pionnier de l’astronautique, le parasol spatial visait initialement à concentrer ou détourner le rayonnement solaire pour des applications spécifiques, comme l’éclairage ciblé de régions terrestres ou la réduction contrôlée de l’ensoleillement[1],[2],[3],[4]. Oberth imaginait des miroirs spatiaux en orbite, d’un diamètre de 100 à 300 km, capables de moduler la lumière solaire selon les besoins.

L’idée évolue en 1989 avec la proposition d’un grand disque occultant positionné entre la Terre et le Soleil, marquant une étape vers son utilisation comme outil d’ingénierie climatique[5]. Aujourd’hui, le parasol spatial est envisagé comme une méthode de géo-ingénierie solaire pour mitiger le réchauffement climatique, notamment face à l’insuffisance potentielle des réductions négociées des émissions de dioxyde de carbone[6],[7]. Il pourrait également servir à produire de l’énergie solaire spatiale via des centrales solaires orbitales.

Les conceptions varient entre un parasol monolithique et un système distribué composé de nombreux petits éléments. La plupart situent cet écran au point de Lagrange L1, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, où il équilibrerait les forces gravitationnelles. Les propositions modernes privilégient des structures légères et transparentes, comme des "bulles spatiales" fabriquées dans l’espace, pour réduire les coûts de lancement[8],[9]. Cependant, le coût estimé, atteignant des trillions de dollars, et l’absence de prototypes lancés suscitent des réserves[10]. Les critiques soulignent également que sa mise en œuvre pourrait être trop lente pour prévenir des niveaux critiques de réchauffement[11].

Nuage de petits engins spatiaux

Voir aussi

Références

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