En 1683, environ 10 000 charmilles et 500 buis sont plantés, puis l'année suivante 8 000 charmes et 200 lilas, suivis en 1685 par 140 épicéas et 140 ifs... Le parc étant arrivé à sa forme actuelle (à part les marronniers), le prince de Condé en concède le libre accès aux Dijonnais.
Le fils du précédent, le duc d'Enghien et gouverneur de BourgogneHenri Jules de Bourbon-Condé fait construire le castel de la Colombière de l'autre côté de l'Ouche. Ce castel est relié par une passerelle au parc dont le duc d'Enghien poursuit l'aménagement avec le paysagiste Antoine de Maerle (élève et disciple d'André Le Nôtre, jardinier paysagiste du roi Louis XIV). Le parc est dessiné et planté selon les principes du «jardin à la française»: seize allées (huit larges et huit étroites) rayonnent à partir d'un rond-point central dans la perspective de la façade du castel, reliées entre elles par une allée octogonale qui contourne le parc.
À l'entrée du parc, statue de Junon, copie (par moulage) d'une œuvre d'Antoine-Henri Bertrand de 1783
Le Temple d'Amour
À la Révolution française, le parc devient bien national; il est acquis en 1800 par la commune de Dijon. En 1811, le préfet de la Côte-d'Or fait tracer une allée cavalière elliptique formant hippodrome[2]. En 1843, la grille et les pavillons de l'ancien octroi de la place Saint-Bernard sont transférés à l'entrée principale du parc.
Napoléon III et l'Impératrice Eugénie visitent le parc lors de leur séjour à Dijon, dans la matinée du 24 août 1860[3].
En 1925, le parc est classé monument historique. En 1955, le «Temple d'Amour» du XVIIesiècle qui se trouvait dans le parc du château de Bierre-lès-Semur, et que le chanoine Kir, maire de Dijon, avait pu acquérir l'année précédente, est remonté au parc de la Colombière[4].
En 1970 sont créés au fond du parc une vaste pelouse avec des aires de jeux pour les enfants et des enclos pour élever des animaux de basse-cour ou d'ornement.
↑Eugène Fyot, Dijon, son passé évoqué par ses rues, Dijon, Damidot, 1928, p. 359.
↑Relation des fêtes données par la ville de Dijon les 23 et 24 août 1860 pour la Réception de LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice avec Proclamations, Instructions, Discours, etc., etc., Dijon, J.-E. Rabutot, 1860, p. 39.
↑Louis Devance, Le chanoine Kir L'invention d'une légende, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2007, p. 415-416