Parc de la Préfecture (Le Mans)

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PaysDrapeau de la France France
CommuneLe Mans
Superficie10 ha
Parc de la préfecture
Image illustrative de l’article Parc de la Préfecture (Le Mans)
Vue depuis le balcon sud de la préfecture.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Le Mans
Quartier Saint-Nicolas/Gare Nord.
Superficie 10 ha
Histoire
Création XVIIIe siècle
Caractéristiques
Type Jardin botanique
Gestion
Lien Internet Parcs et jardins du Mans
Localisation
Coordonnées 48° 00′ 03″ nord, 0° 12′ 01″ est
Géolocalisation sur la carte : Le Mans
(Voir situation sur carte : Le Mans)
Parc de la préfecture

Le parc de la préfecture est un jardin public français situé dans la ville du Mans. Il se situe juste derrière la préfecture de la Sarthe. Ce parc est privé, non accessible habituellement et réservé à la préfecture. Il est cependant ouvert au public lors des journées du patrimoine. Le parc fait exactement 22 630 m² et est inclus dans l’ancien ensemble de l’abbaye de la Couture, comprenant les bâtiments monastique, l’église abbatiale et l’enclos. Il est notamment connu pour avoir été lieu d’inspiration pour le poème Mardoche d’Alfred de Musset, alors en visite au Mans.

L’actuel parc de la préfecture était autrefois l’enclos de l’abbaye de la couture. La surface de l’enclos couvrait environ 10 hectares. Sa forme était celle d’un éventail dont le centre était l’abbaye. Dès son origine, l’enclos est bordé de trois rues : la rue Berthelot, ancienne rue Mouton, du chemin de la Mission (aujourd’hui rue Chanzy) et de la ruelle aux Lièvres (aujourd’hui rue Victor Hugo). Puis une quatrième rue importante bordait l’enclos au sud ; la rue Basse, devenue maintenant l’importante rue commerçante Nationale. En 1630 déjà, les religieux doivent payer près d’un tiers des réparations de la muraille, alors endommagée. En 1659 le monastère effectue encore des travaux de rénovations sur les fortifications des murs du jardin. La somme s’élève alors à 1100 écus. Le seul accès à l’enclos se faisait via le croisement entre les rues de la Couture et Saint-Julien-le-pauvre. Le terrain de l’enclos est naturellement en pente vers les plaines de la Mission. Les plus hauts murs de l’enclos sont situés au bord de la ruelle aux lièvres. Un sous-sol donnant de plain-pied vers le jardin permet aux moines d’accéder directement aux cuisines afin d’approvisionner facilement le monastère en bois ou en nourriture. Cela évite de passer par toutes les galeries du rez-de-chaussée. Les religieux possédaient un vaste potager près de la rue Berthelot, tout près des celliers et autres pressoirs à cidre et à vin.

Le jardin du Préfet

L'enclos de l'abbaye en 1684

À la Révolution, on ne juge pas utile de conserver un si grand terrain. On s’empresse donc de trouver quelque chose à construire sur les lieux. L’enclos est petit à petit divisé à l’est, en différentes portions de surfaces inégales afin que celles-ci soient revendues. Les premiers lots sont vendus le . On trace ensuite la rue dite du Tilleul ralliant la rue du Mouton à celle des Lièvres. C‘est sur la demande du préfet que l’expert, monsieur Dugué donne sa notification positive quant à la réalisation de cette nouvelle rue. La principale raison est le mauvais entretien de la rue aux lièvres où ronces et immondices prédominent. Le reste de l’enclos à l’ouest, reste affecté à l’abbaye, devenue bâtiments administratifs. Enfin, cette portion est de nouveau partagée en deux avec un champ de luzerne cultivé d’un côté, et la construction d’un jardin de l’autre. Un jardinier du nom de Chaplin s’attèle à la tâche. Ce jardin, dit Jardin du préfet, sera magnifié en 1819 et 1820 avec les créations d’allées près de la terrasse ou d’un petit parterre devant la grille d’entrée. Le bois qui est récolté dans le jardin revient au jardinier et au préfet pour leurs chauffages respectifs. En 1823, le préfet Auvray se rend propriétaire d’une ancienne partie de l’enclos de la couture, situé rue du Tilleul. Rattaché au reste du jardin, on réalise un véritable parc planté à l’anglaise. En 1839, alors qu’on modifie profondément le tracé de la rue aux lièvres, le mur d’enceinte du jardin est abattu et remplacé par des grilles. Ces grilles seront prolongées en 1840 et 1848 vers le Quartier-de-Cavalerie.

Source d'inspiration d'Alfred de Musset

Alfred de Musset

Puis le jardin du préfet à force de rachats successifs retrouve la dimension de l’enclos original. À la fin du XIXe siècle, le parc est considéré comme un petit paradis de verdure. Du au , Alfred de Musset réside dans les murs de la préfecture. Il rend visite au secrétaire général de la préfecture du Mans, Stephen Guyot-Desherbiers, qui n’est autre que son oncle. Envoûté par la beauté du parc, le jardin et la douceur du temps manceau lui rappellera ses séjours italiens et espagnols. C’est dans ce jardin de la préfecture qu’il composera le poème Mardoche. Mais ce ne fut pas là la seule visite de Musset au Mans. L’auteur romantique aimait la ville pour ses beautés mais aussi pour ses femmes. À l’automne 1827 déjà, et à seulement 17 ans, il tombait amoureux des jumelles Le Douairin, voisines de son oncle. Zoé Le Douairin le séduisit plus particulièrement. Il écrira ces quelques vers symboles de sa torture de cœur de la part de la jeune Mancelle : « Quel que soit le mal qu'il endure, - Son triste sort est le plus beau. - J'aime encore mieux notre torture - Que votre métier de bourreau »[1],[2].C'est d'ailleurs lors de leur premier séjour ensemble en 1826, qu'il écrivit À Mademoiselle Zoé le Douairin. Cette époque le marquera au point qu’il introduira les deux jeunes filles dans sa comédie A quoi rêvent les jeunes filles, sous les traits de Ninette et Ninon. Le parc est finalement ouvert au public dans le dernier quart du XIXe siècle, son espace étant bien trop vaste pour le réserver au seul préfet, d’autant que les successeurs d’Auvray l’utilisent à peine.

La Seconde Guerre mondiale et le parc Victor-Hugo

Plan de 1861

Notes et références

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