Le , le parc national de l’Entre-Sambre et Meuse a rejoint le cercle des «Wilder Parks». Cette initiative coordonnée par l'ONG Rewilding Europe a sélectionné 10 sites pilotes sur le continent européen en vue de redonner plus de place aux processus et dynamiques naturelles dans les aires protégées du continent[3]. Le parc national de l’Entre-Sambre et Meuse va ainsi bénéficier d'un soutien logistique, organisationnel et financier émanant notamment d'institutions financières de l'Union européenne.
Organisation
Telle une assemblée, une Coalition Territoriale de 22 membres a été mise sur pied, se réunissant plusieurs fois par an pour discuter et approuver les grandes orientations du Parc national. Parmi ces membres, on retrouve les communes situées dans le territoire du parc, l'Aquascope Virelles, Natagora, le Cercle des naturalistes de Belgique, le Parc Naturel Viroin-Hermeton, Ardenne&Gaume, le Contrat de Rivière Haute-Meuse, le SPW Wallonie environnement, la Maison de l'urbanisme de l'arrondissement de Philippeville (MUAP), Igretec, l'Écomusée du Viroin, l'ASBL Mobilesem (mobilité dans l'entre-Sambre-et-Meuse), le Bureau économique de la Province de Namur, la Fondation Chimay Wartoise, le Cercle des naturalistes et astronomes amateurs de la botte du Hainaut (CNABH), la Maison de tourisme du Pays des Lacs et l'ASBL D'une cime à l'autre[4].
Une Coalition Large de quelque 60 acteurs régionaux appuie le projet via son implication dans des ateliers de co-construction et dans des activités diverses[4].
La Coalition Territoriale chapeaute le Bureau de Projet du Parc national ESEM qui est constitué en ASBL. Son conseil d’administration réunit les cinq acteurs fondateurs chargés de la guidance du parc. 20 employés ont pour mission de donner vie aux projets du Parc national et atteindre les objectifs fixés[4].
Description
Il inclut dans le périmètre du parc des terrains et forêts des cinq communes concernées, mais aussi des réserves naturelles domaniales (RND) et agréées (RNA), ainsi que des terrains associatifs et privés, qu’ils soient forestiers ou agricoles.
L'intérêt du parc situé dans le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse est de disposer de biotopes spécifiques liés à ses trois régions géologiques bien distinctes:
Château de Hauteroche perché sur des affleurements rocheux à Dourbes.l’Ardenne possède un patrimoine forestier ancien étendu de grande valeur écologique et une faune caractéristique (le cerf, la cigogne noire, la salamandre tachetée, etc.). L'Ardenne est traversée par les cours d'eau de l'Eau Noire, l'Eau Blanche, le Viroin et l'Oise. Les lieux emblématiques en sont l'arboretum de Momignies, les sources de l'Oise et le barrage du Ry de Rome.
la Fagne est sillonnée par des cours d’eau tels que le Viroin, l’Eau Blanche et l’Eau Noire, rivières peu affectées par l'activité humaine. Le lac de Virelles et sa roselière couvrent une superficie de 130 hectares et sa réserve naturelle agréée, 80 hectares[6]. Un aquascope a récemment été aménagé au bord du lac.
Le Parc national ESEM soutient le monde agricole dans une transition agroécologique, grâce à des aides aux restaurations botaniques en prairie ou sur pelouses calcaires, à la plantation de vergers et de haies, au creusement de mares, à l’aménagement d’étangs ou encore au placement de nids à cigogne[7]. À cela s'ajoutent des actions concrètes de rétablissement des milieux naturels: en Fagne, il est prévu de réensauvager de la vallée de l’Eau Blanche et ses zones humides avec le soutien des partenaires de l'ESEM (Natagora, le Parc naturel Viroin-Hermeton et le SPW Wallonie environnement), en Calestienne un troupeau de mouton de race traditionnelle entretient les pelouses calcaires et, en Ardenne, au moins 1 300 hectares de forêt, laissés en libre évolution, sont placés sous statut de réserve biologique intégrale[8].
Le parc national dispose de six entrées principales/points d'information:
Le Flambé, papillon diurne des pelouses calcaires.
Notes et références
↑Clément Glesner, «Les deux nouveaux parcs nationaux de Wallonie sont connus: l’Entre-Sambre-et-Meuse et la Vallée de la Semois remportent l’appel à projets», RTBF, (lire en ligne)
↑Michel De Muelenaere, «Parcs nationaux en Wallonie: les deux sites choisis», Le Soir, (lire en ligne)