Trois couronnes
massif des Pyrénées du Pays basque
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Les Trois couronnes[1],[2] ou Aiako harria officiellement[3],[4], Peñas de Haya en espagnol, désignent un massif de montagnes et un parc naturel situé à l'extrémité orientale de la province du Guipuscoa, dans la communauté autonome du Pays basque. Le parc a été déclaré espace naturel protégé en , et possède une superficie de 6 193 ha. Ce parc repose sur les roches les plus anciennes du Pays basque, des granites qui commencèrent à se former il y a 270 millions d'années.
| Trois couronnes Aiako harria | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Altitude | 837 m, Erroilbide | |
| Massif | Pyrénées | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Communauté autonome | Pays basque | |
| Provinces d'Espagne | Guipuscoa | |
| Géologie | ||
| Roches | Granite | |
| modifier |
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| Pays | |
|---|---|
| Communauté autonome | |
| Province | |
| Coordonnées | |
| Superficie |
6 193 ha |
| Type |
Parc naturel (d) |
|---|---|
| Catégorie UICN | |
| WDPA | |
| Création |
Toponymie
Le nom basque du massif est Aiako Harria, littéralement « le rocher d'Aia ». L'appellation Hiru Koroak signifie quant à elle « les Trois Couronnes » : elle est formée de hiru (« trois ») et koroa (« couronne »), au pluriel défini koroak. Cette appellation fait référence à la silhouette formée par les trois principaux sommets du massif : Irumugarrieta, Txurrumurru et Erroilbide. Une publication en langue basque indique que le massif est notamment connu sous le nom de Hiru Koroak en Iparralde, en raison de sa forme observée depuis ce versant[5].
L'appellation de Trois Couronnes correspond donc à la traduction française de Hiru Koroak, tandis qu'Aiako Harria constitue le toponyme basque traditionnel du massif. D'autres appellations descriptives sont également attestées, notamment Napoleonen aurpegia (« le visage de Napoléon »), en référence à la silhouette du massif[5].
Géographie
Cette zone montagneuse est située à la limite occidentale des Pyrénées qui rencontrent la mer entre l'embouchure de la Bidassoa et celle de l'Urumea. Elle est constituée d'un massif paléozoïque dans lequel affleurent des minéraux parmi les plus anciens de la région.
Les Trois couronnes est une succession de vallées à pentes à forte déclivité, et s'étend sur les terres des communes de Errenteria, Oiartzun, Irun, Hernani et Saint-Sébastien.
Les trois sommets principaux sont Irumugarrieta (806 m), Txurrumurru (827 m) et Erroilbide (837 m), connus sous le nom des Trois couronnes[6], les Batailles ou encore le visage de Napoléon[7] que l'on peut imaginer de Biarritz.
Sommets
- Erroilbide (837 m[8]) 43° 16′ 54″ nord, 1° 47′ 07″ ouest
- Lizarretako gaina (824 m[9]) 43° 16′ 59″ nord, 1° 47′ 04″ ouest
- Txurrumurru (821 m[10]) 43° 17′ 07″ nord, 1° 47′ 00″ ouest
- Irumugarrieta (809 m[11]) 43° 17′ 13″ nord, 1° 47′ 01″ ouest
- Arrisoro (762 m[12]) 43° 16′ 47″ nord, 1° 47′ 13″ ouest
- Agiña (618 m[13]) 43° 16′ 09″ nord, 1° 45′ 44″ ouest
- Kopako Harria (596 m[14]) 43° 16′ 41″ nord, 1° 45′ 42″ ouest
- Azperra (456 m[15]) 43° 16′ 50″ nord, 1° 45′ 00″ ouest
- Eskolamendi (407 m[16]) 43° 16′ 43″ nord, 1° 44′ 02″ ouest
- Deskarga (376 m[17]) 43° 16′ 51″ nord, 1° 43′ 37″ ouest
Flore
Bien qu'une partie soit couverte par des peuplements de pins, des espèces de la forêt d'origine subsistent, comme la chênaie-hêtraie d'Añarbe (Navarre), la chênaie (chêne tauzin) d'Endara ou la hêtraie d'Oianleku (Guipuscoa). Outre ces forêts, le parc présente des zones végétales de grande valeur par leur diversité biologique et par leur singularité parmi lesquelles il faut souligner la présence de petites mousses (sphaignes), de rochers siliceux et d'organismes propres aux petits ruisseaux des zones abritées.
Faune
La faune possède un caractère typiquement euro-sibérien, présentant plus de 147 espèces de vertébrés parmi lesquelles des espèces forestières comme le chevreuil et le sanglier, montagnardes comme le vautour fauve et aquatiques comme le saumon.

Des troupeaux de poneys de race pottok sont en liberté sur les versants de cette chaîne de montagnes.
Histoire
La Préhistoire a laissé de nombreuses traces autour d'Aiako Harria, notamment des harrespilak (cromlechs), des tumulus et autres monuments mégalithiques. Le massif d'Oiartzun possède l'une des plus importantes concentrations d'harrespilak du Pays basque. Ces cercles de pierres, principalement datés de l'âge du fer, sont associés à des pratiques funéraires et rituelles[18].
Depuis le Pays basque nord, la silhouette des Trois Couronnes peut évoquer un visage humain. Cette perception de la montagne est ancienne et attestée par le surnom de « visage de Napoléon[7] », donné à Aiako Harria en raison de la forme caractéristique de son profil. Cette lecture paysagère peut, dans une interprétation contemporaine, entrer en résonance avec Mari, figure majeure de la mythologie basque associée à la terre (Amalur) et aux forces de la nature[19].
Dans l'Antiquité, les Romains y exploitaient le cuivre[1] et l'argent[20] dans les mines d'Arditurri[21], exploitées au Moyen Âge puis jusqu'au XXe siècle, pour en extraire le fer, plomb, zinc et fluorite, entre autres, jusqu'en 1984, date de fermeture de l'exploitation minière[22].