Parc naturel du Barranco du Rio Dulce
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| Pays | |
|---|---|
| Communauté autonome | |
| Coordonnées | |
| Superficie |
8348 hectares |
| Point culminant |
1174 m |
| Type |
Réseau Natura 2000 |
|---|---|
| Catégorie UICN | |
| WDPA | |
| Création |
Le parc naturel du Barranco du Rio Dulce est un parc naturel de la province espagnole de Guadalajara, qui protège l'environnement du canyon de la rivière Dulce. Le lieu est déclaré Zone Spéciale de Conservation (ZEC), Zone de Protection Spéciale pour les Oiseaux (ZEPA) et Lieu d'Importance Communautaire (LIC) et il est inclus dans le Réseau Natura 2000[1]. Il s'étend sur le territoire des municipalités de Algora, Mandayona, Mirabueno, Saúca, Sigüenza et Torremocha del Campo.
Géologie
Le parc a une superficie totale de 8347,95 hectares, dont 1419,73 sont sur le territoire communal d'Algora, 759,86 hectares à Mandayona (Aragosa), 199,12 hectares à Mirabueno, 2180,16 hectares à Saúca (Jodra del Pinar), 3216,53 hectares à Sigüenza (La Cabrera et Pelegrina) et 572,55 hectares à Torremocha del Campo. L'altitude minimale du parc est de 888 m et la maximale de 1174 m, avec une moyenne de 1075 m au-dessus du niveau de la mer. Il est situé à la longitude O 2º 38' 30" et à la latitude N 41° 0' 8".
Le barranco (ravin) du Dulce est le résultat de l'érosion de cette rivière sur la surface d'érosion ibérique qui forme le grand plateau désertique de la Alcarria, établi fondamentalement sur des roches calcaires et des dolomies mésozoïques, avec des affleurements du paléogène (cénozoïque).

Pendant la période du Crétacé, la zone a été fréquemment recouverte par des mers, qui y ont déposé les calcaires actuels. Plus récemment, à l'ère Quaternaire, la rivière a progressivement dissous les calcaires et creusé le canyon actuel, en sculptant un merveilleux relief, des hauts marais découpés par la gorge de la rivière Dulce et ses affluents, avec des formations karstiques comme des lapiaz, des grottes, des gouffres, des dolines et des édifices de travertin.
Il s'agit d'une vallée qui, suivant sa lithologie, est ouverte et permet l'existence d'une petite plaine fertile cultivée ou est au contraire très fermée, avec des pentes abruptes et de nombreux escarpements.
Flore
Les parties les plus abruptes du canyon du Dulce possèdent une grande diversité de communautés végétales rupicoles, bien conservées, dont les plus remarquables sont celles qui croissent sur les parois rocheuses.
L'habitat fluvial est très bien conservé, avec des formations naturelles de galerie, constituées de peupliers, frênes, saules et érables. Comme étape de substitution de ces communautés, apparaît un roncier de ronces et rosiers, d'une grande valeur comme zone d'alimentation et refuge pour de nombreuses espèces de faune.
Les bois de cette zone, composés essentiellement de chênaies (chênes verts et chênes portugais), sont bien structurés et leur évolution s'améliore progressivement, grâce à l'abandon de l'exploitation du bois. Ces bois sont accompagnés d'un bois de genévrier à encens isolé et, sur des affleurements de sables, d'îlots de chênes tauzin d'une grande valeur biogéographique, ainsi que de genévriers dans les zones de sol rare.
Dans la zone de haut marais sans arbres, apparaît un maquis de lyciets; et sur les versants abrupts et rocheux du canyon, des buissons de genévriers.
- Printemps
- Eté
- Automne
- Hiver
Faune
Sur les parois rocheuses du parc nichent de nombreux oiseaux tels le martinet à ventre blanc (Apus melba), l'hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris), le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros), le moineau soulcie (Petronia petronia); et les plus rares, le monticole merle-bleu (Monticola solitarius) et le grand corbeau (Corvus corax).

Dans ces escarpements rocheux niche une remarquable communauté d'oiseaux rupicoles, dont les plus remarquables sont le vautour fauve, le crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), et le vautour percnoptère ainsi que l'aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus), de plus en plus rare, et le hibou grand-duc (Bubo bubo) ou le faucon pèlerin (Falco peregrinus).
Plus bas, dans l'habitat de rivière, loge la loutre, qui se nourrit surtout de la dense population de truites (Salmo trutta), et une population isolée de desmans (Galemys pyrenaicus), d'une exceptionnelle importance pour l'espèce car elle sert de trait d'union entre sa principale zone de distribution dans le Système Central (sierra de Ayllón) et certaines zones du Système ibérique. La rivière est aussi un habitat idoine pour certaines espèces d'oiseaux: le cincle plongeur (Cinclus cinclus), la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) et le martin pêcheur, ainsi que pour la musaraigne de Miller (Neomys anomalus).
Dans les bois des hauts marais vivent des chevreuils (Capreolus capreolus) et des sangliers (Ses scrofa), ces zones boisées étant aussi fréquentées par l'aigle botté (Hieraaetus pennatus), le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et l'autour (Accipiter gentilis).
Industries

Dans le parc naturel, se trouve un exemple d'archéologie industrielle, l'ancienne usine de papier de los Heros, entre les localités de La Cabrera et Aragosa. Elle fut la première usine de papier-monnaie utilisée en Espagne. En 1868 la Banque d'Espagne lui a commandé la fabrication du papier des billets de 100 escudos. Au milieu des bâtiments de l'usine, il existe une petite ermita (chapelle d'ermite) dédiée à San Rafael, patron des papetiers. L'usine a été en activité jusqu'aux années 1960[2].

