Parc zoologique et forestier Michel-Corbasson
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| Date d’ouverture |
1972 |
|---|---|
| Situation | |
| Superficie |
34 hectares |
| Coordonnées | |
| Nombre d’animaux |
900 revendiqués |
| Nombre d'espèces |
90 revendiquées |
| À voir | |
| Site web |
Le parc zoologique et forestier Michel-Corbasson ou parc forestier est un espace vert, jardin botanique et parc zoologique situé dans les hauteurs du mont Montravel à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, sur une superficie de 34 ha[1].
La ville de Nouméa cède en 1962 ce terrain surplombant les quartiers de Magenta et de Portes-de-fer au Territoire, pour y aménager une réserve préservant au cœur de la ville un noyau de forêt sèche et quelques espèces animales endémiques, dont le cagou ou la perruche cornue. Cette tâche est alors entreprise par le service des eaux et forêts de la Nouvelle-Calédonie et notamment par son directeur, Michel Corbasson, qui a donné son nom au parc qui ouvre ses portes en 1972[2]. Depuis la création des trois provinces en 1989, le parc est géré par la Province Sud.
L'organisation du parc
Le parc zoologique
Le parc zoologique réunit plus de 600 animaux représentant plus de 90 espèces, dont essentiellement des oiseaux (la faune terrestre locale était essentiellement constituée de reptiles ainsi que d'oiseaux et uniquement des chiroptères parmi les mammifères, avant l'arrivée des Européens et l'introduction de nouvelles espèces). Ils regroupent une grande part d'espèces endémiques, mais aussi venant du reste du monde avec une priorité pour les animaux de la région Asie-Pacifique[3].
Ceux-ci sont répartis dans des enclos, volières ou espaces ouverts le long de sentiers piétonniers, et notamment autour de trois lacs artificiels.
Animaux présents (liste non exhaustive) :
- Oiseaux
- Endémiques : en grande partie réunies dans la « vallée des endémiques » dans la partie nord-est du parc et plus précisément la « volière de la Grande Terre », avec le cagou, l'emblème du territoire et animal protégé, qui fait l'objet d'un élevage afin de repeupler les zones naturelles ainsi que d'un programme d'étude en partenariat avec notamment le Yokohama zoological gardens au Japon, le Zoo de San Diego aux États-Unis ou encore le parc ornithologique de Walsrode en Allemagne. Parmi les autres espèces d'oiseaux endémiques peuvent également être notées : notou, pigeon vert, perruche cornue (de la Chaîne ou d'Ouvéa), loriquet à tête bleue, perruche de Nouvelle-Calédonie, corbeau calédonien, passereaux (échenilleur calédonien, zostérops à dos vert), autour à ventre blanc, entre autres.
- Locales mais non endémiques : notamment plusieurs espèces de perruches ou loriquets, de canards (canard à sourcils) ou des rapaces (faucon pèlerin, effraie des clochers, milan ou aigle siffleur), des échassiers (hérons surtout).
- Internationales : paons bleus (en liberté dans le parc), flamants roses, aras (dont l'ara rouge), diverses espèces de perroquets, perruches, amazones ou cacatoès, étourneaux de Bali, calao trompette, pélicans, cygnes (blancs et noirs), oies (domestiques ou de Chine), notamment.
- Reptiles : le vivarium actuel regroupe depuis 11 espèces de reptiles dont 8 endémiques, 1 présente localement mais non endémique et 2 issues d'autres pays
- Endémiques : surtout des geckos (dont le gecko géant crêté, gecko géant de Leach ou gecko géant cornu, entre autres) ou scinques (scinque arboricole à ventre vert).
- Locale mais non endémique : le Boa des Loyautés ou du Pacifique (Candoia Bibroni)[4].
- Internationales : un dragon d'eau australien et un iguane vert.
- Mammifères : représentés par une dizaine d'espèce, une seule est d'origine locale (des chauves-souris, essentiellement des roussettes, dont, sur neuf espèce, six endémiques : n'y sont représentées au parc que deux d'entre elles, les plus répandues et les moins vulnérables), les autres ont soit été introduites depuis plus ou moins récemment sur le territoire et d'autres proviennent d'autres pays du monde pour le seul usage du parc.
- Chiroptères : la roussette rousse ou renard-volant orné, ou encore la roussette des roches également appelée renard-volant de Nouvelle-Calédonie.
- Espèces introduites devenues communes en Nouvelle-Calédonie : cerfs rusa, ânes.
- Primates : Maki catta, atèles de Geoffroy.
La mini-ferme pédagogique
Une mini-ferme pédagogique exclusivement destinée aux enfants a ouvert ses portes en 2005, faisant découvrir aux plus jeunes les animaux de la ferme comme des ânes, des poules, des colombes ou pigeons, des cochons, des cerfs, des chèvres, des moutons, des lapins.
Le parc botanique
Le parc a aussi une fonction de jardin botanique faisant découvrir des paysages typiques de forêt sclérophylle, dite aussi forêt primitive ou forêt sèche, ou de maquis minier, dont plus de 60 % des espèces qui la composent sont endémiques. En 1990, les plus rares d'entre elles ont été replantées sur plus d'un hectare dans le parc, et le programme de préservation se poursuit constamment. Les exemplaires les plus remarquables restent les araucarias, et notamment le pin colonnaire, des kaoris, le bois tabou ou des palmiers ainsi que, depuis 1996, des échantillons de cactées et plantes succulentes[5].
La Maison de la nature
Située à l'entrée du parc, elle présente notamment un échantillon de roches issues du sol calédonien ainsi qu'un historique de la flore et de la faune locale, en présentant par exemple certaines espèces disparues (Meiolania, Sylviornis), de vestiges fossiles ou d'animaux empaillés.