Pariana campestris

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Pariana campestris
Description de cette image, également commentée ci-après
échantillon type de Pariana campestris collecté par Aublet en Guyane
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Monocotylédones
Clade Commelinidées
Ordre Poales
Famille Poaceae
Sous-famille Bambusoideae
Tribu Olyreae
Sous-tribu Parianinae
Genre Pariana

Espèce

Pariana campestris
Aubl., 1775[1]

Synonymes

  • Pariana glauca Nees
  • Pariana glauca var. glauca Nees
  • Pariana glauca var. scabra (Nees) Döll
  • Pariana inaequalis Miq.
  • Pariana lunata Nees
  • Pariana mollis Nees
  • Pariana nivea Huber ex Tutin
  • Pariana ovata Huber ex Tutin
  • Pariana scabra Nees
  • Pariana silvestris Nees
  • Pariana sylvestris Nees[2]
Description de cette image, également commentée ci-après
aquarelle de Pariana campestris par José Joaquim Freire (17--).

Pariana campestris est une espèce herbacée, néotropicale, de sous-bois, à feuilles larges, appartenant à la famille des Poaceae (famille du maïs).

Il est connu en Guyane sous les noms de Calumet (Créole), Pariane (français), Tampoa-oui, Mau-maivi (Saramacca), Asumantu pinpin (Aluku), Scwc (Wayãpi), Asoematoe (sranan tongo du Suriname)[3], Rerobali (Arawak)[4].

Pariana campestris est une plante herbacée, vivace, cespiteuse, ou parfois rhizomateuse, stolonifère, haut d'environ 50 cm. Les chaumes hauts de 35 à 120 cm sont glabres et luisants. Les chaumes feuillés et fertiles sont de même apparence. Les feuilles portent des gaines glabres à striées en lignes, stramineuses dessous et souvent vineuses au sommet. On observe des marques "lunaires" au sommet de la gaine, qui est longue de 0,5-1,8 mm. Les oreillettes de la gaine se prolongent en callosités latérales, celles-ci parfois caduques, portent des groupes de nombreuses soies (20-100) à leur base, longues de 1,2-3(-5) cm, étalées, flexueuses, glabres ou pubérulentes en dessous, rougeâtres ou vinacées. Les ligules mesurent environ mm de long. On observe également un pseudopétioles épaissis, long de 2,5 à 5 mm. Les limbes, mesurant 10-26 x (1,6-)4-5,5(-7,2) cm, sont largement ovales à largement lancéolés, arrondis à cunéiformes à la base, aigus à acuminés à l'apex, vert foncé et glabres dessus, dessous vert plus clair à glauque bleuâtre, glabre à pubérulent. Le pédoncule est généralement inclus dans le sommet de la gaine pubérulente, moins communément exsert, mesure jusqu'à 3,5 cm. L'inflorescence dressée à penchée mesure (5-)9-15 x 0,8-1,7 cm. Les fascicules de l'épillet ne se chevauchant pas fortement. Les épillets femelles mesurent (5-)5,5-7 x 2-3 mm, portent des fleurs de 5-6 mm de long, ovales, indurées, straminées. Les épillets mâles portés sur des pédicelles glabres à pubérulents, mesurent 2,5-4,5 x 1,5-3 mm. Les glumes longues de 2,5 à 5 mm, sont largement à étroitement triangulaires, portant 1 à 3 nervures, acuminées à atténuées. La fleur elliptique à ovale, mesure (3,1-)4,2-7 x 1,5-3,5 mm, porte 3(5) nervures, est glabre à pubérulente, sans nervures transversales évidentes. On compte 18-40 étamines. Les anthères mesurent de 2,5 à 4 mm de long[3],[5].

Répartition

On rencontre Pariana campestris de la Colombie au Brésil (Amazonas, Pará), en passant par le Venezuela, les Guyanes et le Pérou[3].

Écologie

Pariana campestris pousse depuis 0 jusqu'à 700 m, mais surtout en dessous de 200 m, dans le sous-bois des forêts humides. Elle fleurit irrégulièrement tout au long de l'année, avec des pics apparents en saison des pluies (de janvier à mars et en août). On la rencontre le plus souvent dans les anciennes clairières et les anciens chablis, mais aussi dans les coulées humides sur les affleurements de granit[3].

Pariana campestris fait partie des espèces de Poaceae que l'on soupçonne d'être entomogames. Elle produit des grains de pollen qui présentent des sculptures de l'exine plus prononcées (bien que peu visibles par rapport aux autres Pariana), que chez les autres espèces de Poaceae aux grains de pollen plus lisses. Ce trait, associé à la forme particulière de l'inflorescence et à l'habitat de ces plantes en sous-bois de forêts tropicales peu sujet au vent, fait penser à une possible pollinisation entomophile[6],[7]. On a observé sur ces inflorescences, divers insectes pollinisateurs (Diptera, Coleoptera et Hymenoptera dont les Meliponini en particulier sur lesquelles on a observé du pollen)[8],[9]. La pollinisation par les insectes n'a cependant pas été démontrée formellement.

Histoire naturelle

Notes et références

Voir aussi

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