Paroisse Sainte-Bernadette du Kreisker
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| Paroisse Sainte-Bernadette | |
L'église Sainte-Bernadette. | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Diocèse | Vannes |
| Création | 1936 |
| Patron | Bernadette Soubirous |
| Adresse | Lorient |
| Site officiel | saintebernadettelorient.fr |
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La paroisse Sainte Bernadette du Kreisker est une paroisse catholique située à Lorient (Bretagne), dans le quartier du Kreisker. Érigée canoniquement en 1936, elle est dédiée à sainte Bernadette Soubirous. Une première église est construite en 1938, mais doit être démolie en raison de désordres structurels; un nouvel édifice est alors édifié et consacré en 1996. Inscrite dans un quartier marqué par de profondes transformations urbaines et démographiques, la paroisse a développé une vie pastorale attentive aux évolutions sociales et urbaines de son quartier.
Les constructions
La première église (1936-1992)

Après la visite pastorale de l’évêque Hippolyte Tréhiou au printemps 1936, la décision est prise de bâtir rapidement une église, malgré l’absence de moyens financiers. Un premier projet est établi par l’architecte René Guillaume, à Plœmeur, en juillet 1936. Initialement prévue avec des nefs latérales, l’église est finalement réduite à une nef unique, sur décision de l’évêque pour des raisons économiques. Le gros œuvre est confié à l’entreprise Roger Zurrou, de Saint-Lô.[réf. souhaitée]
La deuxième église (1996)

La réplique de la Grotte de Lourdes
Les projets pour le presbytère
Urbanisation des quartiers
Initiatives originales d'évangélisation
Cinéma "Le Pax" (1938–1985)
Le cinéma paroissial Le Pax est né dans le prolongement de la fondation du patronage crée dès juillet 1936 par l'abbé Bellego sous le nom de "Association d'enseignement et d'éducation populaire pour les garçons et les filles de la commune de Plœmeur" . Dès 1938, alors que l’église vient d’être construite, l’abbé Bellego lance le projet d’une salle paroissiale destinée principalement au cinéma, conçue comme un outil culturel, éducatif et missionnaire pour un quartier en plein développement. Les travaux commencent en 1939 et s’achèvent en 1940, mais la guerre empêche son fonctionnement normal. En 1942, les bombardements détruisent gravement le bâtiment, tout juste achevé.[réf. souhaitée]
Après la Libération, les murs sont consolidés grâce aux crédits de la Reconstruction, mais l’aménagement intérieur reste longtemps inachevé faute de moyens. C’est sous l’impulsion de l’abbé Le Brazidec que Le Pax connaît sa véritable renaissance. En 1951-1952, avec ses vicaires, il réalise lui-même les travaux intérieurs : maçonnerie, enduits, peinture, installation des fauteuils et aménagement du hall. Le cinéma ouvre en juin 1952 et devient rapidement un lieu majeur de sociabilité, accueillant jusqu’à 350 spectateurs par séance[20].[source insuffisante] À partir des années 1960, la concurrence des salles modernes et l’arrivée de la télévision entraînent son déclin. Malgré de lourds efforts financiers, Le Pax ferme progressivement, est reconverti pour des activités de jeunesse, puis finalement démoli en 1985, laissant le souvenir d’un lieu emblématique de la vie du quartier.[réf. souhaitée]
Les kermesses paroissiales

Elles ont joué un rôle central dans la vie matérielle, sociale et communautaire de la paroisse. Dès l’après guerre, elles deviennent un moyen essentiel de financement pour une paroisse jeune, lourdement éprouvée par les destructions de 1942 et confrontée à des besoins constants : réparations, constructions, équipements et œuvres paroissiales. La kermesse annuelle du mois de mai, notamment celle du 8 mai 1955[2], organisée autour du cinéma Le Pax, est explicitement mentionnée comme une fête de bienfaisance majeure, rassemblant paroissiens et amis extérieurs.[source insuffisante]
La chapelle du Ter: un projet inabouti (1969)
Le projet de chapelle au Ter naît à la fin des années 1960: l’église existante devenant trop petite, l’équipe pastorale choisit de créer un lieu de culte secondaire pour se rapprocher des nouvelles populations. En août 1969, un terrain de 2 300 m2 est donné à la paroisse sur les rives du Ter. Plusieurs réunions ont lieu pour définir le projet, mais les coûts estimés en 1972, jugés excessifs, conduisent à son abandon faute de moyens financiers.[réf. souhaitée]
L'école primaire François Tanguy (1976)
Finalement, la décision rejoint le compromis initial. L’école primaire est construite à côté du lycée Saint Joseph, avec la participation des Frères de la congrégation Saint Joseph. Les travaux débutent en avril 1976 et l’école ouvre ses portes en septembre 1976. Elle reçoit le nom de Frère François Tanguy[21], fondateur du lycée Saint Joseph, marquant ainsi son enracinement dans l’histoire éducative catholique locale.[source insuffisante]
Une communauté sacerdotale (1966–1990)
La communauté sacerdotale de la paroisse Sainte Bernadette du Kreisker naît en septembre 1966[22], à l’initiative de l’évêque de Vannes, Pierre Boussard. Il s’agit alors d’une expérience inédite dans le diocèse, pensée pour répondre à la croissance démographique rapide des quartiers ouest de Lorient et aux orientations nouvelles issues du concile Vatican II.[source insuffisante]

L'apostolat des filles de Jésus (1967-2025)
Les sœurs de Kermaria, également appelées Filles de Jésus, arrivent dans la paroisse Sainte Bernadette en septembre 1967, dans ce moment de profonde transformation pastorale et démographique du quartier. Elles sont alors présentées comme religieuses éducatrices paroissiales, tandis que d'autres ont un emploi dans la vie civile. Leurs débuts sont modestes : elles logent provisoirement dans une maison pauvre du 55 rue de Kerpape et rejoignent la communauté de Keryado pour les repas et le repos.[réf. souhaitée]
Progressivement, leur enracinement se renforce. Une maison est construite pour elles à Kervénanec, près de la ZUP, à la suite d’échanges fonciers entre la paroisse et la congrégation. Les sœurs s’intègrent pleinement à la vie pastorale : catéchèse, animation sociale, présence auprès des familles et participation à la liturgie dominicale. Leur rôle devient un élément structurant de la communauté chrétienne. En 1979, l’engagement durable des sœurs est symbolisé par la profession religieuse de sœur Marie Annick[23], célébrée dans l’église Sainte Bernadette devant la paroisse, la congrégation et de nombreux prêtres. Dans les années 1980, deux communautés de sœurs de Kermaria sont présentes sur le quartier, signe de leur implantation profonde: impasse Le Cunff et rue Capitaine Rossel.[source insuffisante]
Pendant plus d’un demi siècle, elles accompagnent les évolutions sociales et spirituelles du Kreisker. Leur départ, le 23 novembre 2025, après plus de soixante dix ans de service pastoral, marque la fin d’une présence discrète mais essentielle dans l’histoire de la paroisse.[réf. souhaitée]
Foyers étudiants MEMO: depuis 2013
Les foyers MEMO (Mission étudiante du Morbihan) s’inscrivent dans la continuité de l’attention portée par la paroisse aux jeunes générations et aux nouvelles populations. À Lorient, les premiers foyers MEMO voient le jour en 2014[24], avec deux implantations : l’une rue de Lanveur, face au restaurant universitaire, offrant quatorze places, et l’autre rue Corentin Le Floch, comprenant neuf places. Ces foyers accueillent des étudiants et jeunes travailleurs âgés de 18 à 25 ans, dans un esprit de vie communautaire et chrétienne.[source insuffisante]
Un nouveau tournant est pris dans les années 2020 avec la décision de renforcer cette présence au cœur même de la paroisse. En octobre 2024, la construction d’un troisième foyer MEMO[25],[26] débute directement dans l’enceinte de la paroisse Sainte Bernadette, derrière l’église. Ce bâtiment d’environ 330 m2 est conçu pour accueillir douze résidents supplémentaires, portant la capacité totale des foyers MEMO à 35 places, réparties entre les maisons Kériolet, Frassati et Bernadette.[source insuffisante]
Rattachés au diocèse de Vannes, les foyers MEMO proposent bien plus qu’un logement : espaces partagés, jardin, proximité d’un lieu de prière et un temps communautaire hebdomadaire structurant, associant messe, enseignement et repas. Ils constituent aujourd’hui une présence ecclésiale originale et missionnaire au cœur du quartier universitaire.[réf. souhaitée]
Consécration de la paroisse à saint Joseph (2021)

La paroisse Sainte Bernadette du Kreisker est consacrée à saint Joseph le 19 mars 2021, jour de sa fête liturgique. Cette consécration s’inscrit dans l’année mondiale dédiée à saint Joseph, proclamée par le pape François[27], plaçant la paroisse sous la protection du gardien de l’Église et de la Sainte Famille.[source insuffisante]
Les communautés religieuses sur la paroisse
Plusieurs se sont installées sur le territoire paroissial pour établir des œuvres caritatives et missionnaires propres:
Frères des écoles chrétiennes : les pionniers de l'éducation
Ils fondent en 1849 le lycée Saint Joseph[28]. Leur rôle éducatif se renforce dans les années 1970 avec la création de l’école primaire libre François Tanguy près du lycée Saint Joseph. La communauté est encore active rue de Kerguesténen dans les années 1980.[source insuffisante]
Les filles de Jésus : des apôtres à Kervenanec (1967–2025)
Les sœurs de Kermaria (Filles de Jésus) arrivent à la paroisse Sainte Bernadette en 1967 comme religieuses éducatrices paroissiales. Implantées d’abord rue de Kerpape puis à Kervénanec, elles s’engagent durablement dans la catéchèse, l’animation sociale et la liturgie [23]. Leur présence s’achève le 23 novembre 2025, après plus de 70 ans de service pastoral.[réf. souhaitée]
Petites Sœurs des pauvres : au service des personnes âgées (1955–2017)
Elles sont présentes aux Tamaris, rue de Kerjulaude, à partir de 1955, où elles assurent l’accueil et le soin aux personnes âgées. Étroitement liées à la paroisse Sainte Bernadette, elles accueillent notamment la communauté paroissiale en 1992 lors de la fermeture de l’église. Elles quittent les lieux en mars 2017[29],[30], après plus de soixante ans de présence.[source insuffisante]




