Paroisse Sainte-Bernadette du Kreisker

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RégionBretagne
DépartementMorbihan
DiocèseVannes
Paroisse Sainte-Bernadette
L'église Sainte-Bernadette.
L'église Sainte-Bernadette.
Informations générales
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Diocèse Vannes
Création 1936
Patron Bernadette Soubirous
Adresse Lorient
Site officiel saintebernadettelorient.fr

La paroisse Sainte Bernadette du Kreisker est une paroisse catholique située à Lorient (Bretagne), dans le quartier du Kreisker. Érigée canoniquement en 1936, elle est dédiée à sainte Bernadette Soubirous. Une première église est construite en 1938, mais doit être démolie en raison de désordres structurels; un nouvel édifice est alors édifié et consacré en 1996. Inscrite dans un quartier marqué par de profondes transformations urbaines et démographiques, la paroisse a développé une vie pastorale attentive aux évolutions sociales et urbaines de son quartier.

La nomination du recteur-fondateur

Au printemps 1936, alors que l’Europe traverse une période d’incertitudes, une nouvelle paroisse s’apprête à naître dans la banlieue ouest de Lorient. Le vendredi saint 10 avril 1936, l’abbé Joseph Bellego, vicaire de la paroisse Saint Gildas d’Auray depuis quatorze ans, reçoit un appel inattendu. Le vicaire général du diocèse de Vannes le convoque à l’évêché. L’abbé pressent la nouvelle: depuis le mois de janvier, on lui a déjà demandé s’il accepterait une mission nouvelle. À Vannes, la décision lui est annoncée : il est nommé recteur d’une paroisse à créer sur le territoire de Ploemeur, dans un quartier encore largement rural.

Le choix du nom et l'achat du terrain

Reste à lui donner un nom. L’abbé propose d’abord Notre Dame de la Paix, espérant placer cette communauté naissante sous le signe de la réconciliation. Puis, à la demande du vicaire général, il évoque un autre vocable: Sainte Bernadette, qu’il aime pour sa simplicité et son humilité. Le choix est fait. Il quitte l’évêché à l’heure même où, selon la tradition, le Christ est descendu de la Croix. Le lendemain, un détail décisif s’ajoute. Lors d’un repas à l’évêché avec Joseph Goulian, propriétaire du terrain destiné à l’église, révèle le nom du lieu-dit : le Kreisker. Ce toponyme s’impose aussitôt. La paroisse portera désormais le nom de Sainte Bernadette du Kreisker.

La création de la paroisse

Le dimanche de Pâques, 12 avril 1936, l’évêque de Vannes Hippolyte Tréhiou signe l’ordonnance d’érection canonique. La nouvelle paroisse est officiellement créée à compter du 19 avril 1936, afin de rapprocher l’Église des populations dispersées de la périphérie lorientaise. Le territoire de la nouvelle paroisse s'étend sur une quinzaine de hameaux et quartiers de Plœmeur : La Ville-Neuve, Kervaric, Burtul, Le Mir, Le Grand-Batteur, Beg-er-Lann, Kerforn, Le Pavic, Kerfichant, Bois-Sapins, Penher-Rostet, Kerguestenen , mais aussi Lanveur, Quéhellio-Sachoy, Kerdiret, Kerjulaude, Le Poteau, Kerfontaniou, Les Montagnes, Kervénanec, Keryvaland.

L’installation du recteur

Le 23 avril, l’abbé Bellego arrive dans ce qu’il appelle lui même un «bled breton». Tout est à faire: il n’y a ni église ni presbytère. Son installation officielle a lieu le 26 avril 1936, dans une grande simplicité. Dès les premières semaines, les baptêmes, les obsèques et la catéchèse s’organisent, en lien avec l'église sainte Brigitte de Merville où il officie dans l'attente d'avoir son église paroissiale. C'est le début d’une grande aventure pastorale dans un quartier encore rural, marqué par les champs et les fermes mais déjà promis à de profondes mutations.

Les constructions

La première église (1936-1992)

La nef, dans l'église de 1936.

Après la visite pastorale de l’évêque Hippolyte Tréhiou au printemps 1936, la décision est prise de bâtir rapidement une église, malgré l’absence de moyens financiers. Un premier projet est établi par l’architecte René Guillaume, à Plœmeur, en juillet 1936. Initialement prévue avec des nefs latérales, l’église est finalement réduite à une nef unique, sur décision de l’évêque pour des raisons économiques. Le gros œuvre est confié à l’entreprise Roger Zurrou, de Saint-Lô.[réf. souhaitée]

La première pierre est posée le 20 septembre 1936[1], lors d’une cérémonie solennelle. Parallèlement, une grotte de Lourdes est construite et accueille les premières messes en plein air. L’église est achevée au début de l’année 1938 et devient immédiatement le centre de la vie paroissiale. Elle est cependant gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale : lors des bombardements de 1942[2], la voûte est soufflée, les bâtiments annexes détruits. Après la guerre, l’église est réparée et remise en service en 1948[2].
La façade est, rénovée en 1969.

À partir des années 1960, la capacité de l’édifice montre ses limites face à l’explosion démographique du quartier. Sous l’impulsion de l’abbé Bernard Moreul, d’importants travaux sont engagés entre 1967 et 1969 : réfection du chœur et des sacristies, installation du chauffage, modernisation des équipements, et surtout achèvement de la façade[3], restée inachevée depuis 1936. Malgré ces efforts, des désordres structurels profonds apparaissent progressivement.

En mars 1992, des expertises révèlent une mauvaise portance des fondations, un affaissement de la charpente et des fissures inquiétantes. L’église est fermée le 26 mars 1992 par mesure de sécurité[4]. Après études, la rénovation est jugée trop coûteuse et trop risquée : la décision est prise de démolir la première église. La communauté paroissiale vit alors une période de transition, célébrant dans la chapelle des Petites Sœurs des Pauvres puis dans des salles paroissiales aménagées.

La deuxième église (1996)

baptistère et vitrail
Vitrail de A. Benoit, et baptistère.

En novembre 1992, l’évêque de Vannes François-Mathurin Gourvès décide la construction d’une église neuve. Un concours d’architectes est lancé et le projet de l’architecte Yves Guillou est retenu en 1993. L’ancienne église est démolie en décembre 1993, après le transfert de la dépouille de l’abbé Bellego au cimetière de sainte Anne d'Auray. Le permis de construire est accordé en avril 1994, et les travaux commencent fin 1994. La première pierre est posée le 18 février 1995[5]. Une messe de Noël est célébrée dans l’édifice encore inachevé le 24 décembre 1995. Les trois cloches sont bénites le 4 février 1996 : baptisées Thérèse, Anne et Bernadette, leur chant marque le début d'une nouvelle ère pour la paroisse. La dédicace solennelle a lieu le 18 février 1996[5], jour de la fête de sainte Bernadette.

Les vitraux ont été réalisés par le maître verrier Antoine Benoît[6] entre 1999 et 2011. Ils utilisent une technique unique au monde[7], sans plomb, offrant solidité et liberté artistique. Leur iconographie forme un parcours spirituel: baptême, Pentecôte, Rosaire, les apparitions de Lourdes et Dieu créateur. La lumière y symbolise le passage, la présence de Dieu et la prière, inscrivant l’église dans une foi contemporaine.

L’aménagement de la seconde église est confiée à l’artiste Dominique Kaeppelin. Le chœur, conçu selon les orientations liturgiques contemporaines, est équipé progressivement de l’autel, de l’ambon, du tabernacle, des sièges de célébrants et d’un Christ Ressuscité, favorisant la participation de l’assemblée[5].

Le christ ressuscité, de D. Kaeppelin.

Un orgue à tuyaux est ensuite installé après un long effort collectif, le financement reposant entièrement sur la mobilisation des paroissiens (dons, concerts, actions)[8],[9]. Le projet prend forme à partir de 2010 avec l'aide du Centre de musique sacrée de Sainte-Anne-d'Auray: Hervé Caill, unique facteur d’orgues breton encore en activité, est retenu pour faire l'instrument et Dominique Kaeppelin pour le décorer. Inspiré du baroque allemand, cet instrument à transmissions mécaniques déploie 12 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier[10]. L'instrument est béni par l'évêque de Vannes, Raymond Centène en 2018[11],[12], et complété en 2019. Atteignant 726 tuyaux, il est à la fois instrument liturgique et culturel[10].

Le jardin biblique a été aménagé en 2014[13] devant l’église Sainte‑Bernadette. Inspiré des jardins monastiques médiévaux, il adopte une forme ovale structurée en croix. Il rassemble les arbres de la Bible: if, palmier, olivier et figuier. En son centre, entouré de rosiers de Damas, se trouve un calvaire datant de 1800, invitant à la méditation et à la prière.

La réplique de la Grotte de Lourdes

La grotte de Lourdes fait partie intégrante du projet pastoral de la paroisse dès ses origines. À la suite de la visite pastorale d'Hippolyte Tréhiou en mai 1936, l’évêque encourage explicitement l’abbé Joseph Bellego à construire une grotte inspirée de Massabielle, afin d’en faire un lieu de prière et un centre d’attraction spirituelle pour soutenir la jeune paroisse, encore dépourvue de ressources financières. La grotte est pensée comme un appel à la générosité des fidèles et comme un signe marial fort, en lien avec sainte Bernadette.
La réplique de la grotte de Lourdes.

La première grotte est construite dès 1936, parallèlement à l’édification de l’église. Achevée avant celle ci, elle permet la célébration des premières messes en plein air et devient rapidement un lieu de dévotion populaire[14]. Plus tard on y célèbre un pardon pour les malades de la région lorientaise[15]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la grotte subit d’importants dégâts : une bombe souffle sa voûte, et l’humidité aggrave progressivement sa dégradation. Devenue vétuste, la grotte est démolie en 1970. La statue de la Vierge est alors mise à l’abri pendant dix sept ans.

En 1996, dans le contexte du renouveau paroissial lié à la construction de la nouvelle église, des paroissiens entreprennent la reconstruction de la grotte[16], à l’identique de celle de 1936. Les travaux sont réalisés bénévolement, avec des matériaux offerts, et la statue est restaurée. La nouvelle grotte, implantée derrière l’église reconstruite, est bénie le 26 octobre 1996, lors du dernier dimanche du Rosaire. Elle retrouve ainsi sa place comme lieu de prière marial au cœur de la paroisse, renouant avec une tradition fondatrice profondément enracinée dans l’histoire du Kreisker.

Les projets pour le presbytère

L’abbé Joseph Bellego s’installe dans une maison qui doit servir provisoirement de presbytère. Cette solution précaire est acceptée dans l’urgence de la création paroissiale, alors que tout est à construire : église, salles, œuvres et structures de base. Aucun presbytère définitif n’est alors édifié, les priorités allant d’abord à l’église et aux équipements paroissiaux.

Après la Seconde Guerre mondiale, la situation demeure inchangée. Lorsque l’abbé Louis Le Brazidec succède à l’abbé Bellego en 1951, il constate explicitement l’absence de presbytère et en fait l’une de ses priorités pastorales. Les prêtres sont alors logés de manière très insuffisante : deux dans un immeuble privé appartenant à Madame Goulian, les autres dans une baraque en bois construite provisoirement après les destructions de guerre. Un projet de donation de la maison est envisagé, mais il échoue en raison d’une indivision familiale. Finalement un presbytère sera bâti sur le terrain paroissial du côté de la rue Corentin Le Floch, et la 1ère pierre posée en 1955. Cette situation met fin à plus de vingt cinq ans de solutions provisoires.

Urbanisation des quartiers

Lors de la fondation de la paroisse en 1936, les quartiers de Lanveur, du Kreisker, de Kervénanec et du Ter présentent encore un caractère largement rural. On y trouve des fermes, des chemins de terre, des champs et quelques habitations dispersées le long des routes menant à Plœmeur ou Kerpape[17]. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’urbanisation reste lente et limitée.

La ZUP de Kervénanec (1968)

Construction de la ZUP de Kervénanec.

L’après guerre marque un tournant décisif. En 1947, le quartier de Lanveur est rattaché à la ville de Lorient, amorçant son intégration progressive à l’agglomération urbaine. Mais c’est surtout dans les années 1960 que le territoire connaît une transformation radicale. La population augmente très rapidement, portée par les besoins en logements liés à la reconstruction et à l’essor industriel. La paroisse passe alors de quelques milliers à plus de 15 000 habitants, majoritairement de jeunes familles. Cette croissance se traduit par la création de la ZUP de Kervénanec[18], avec de vastes programmes de logements sociaux, tours et barres d’immeubles, qui modifient profondément le paysage et la vie sociale du quartier.

La ZAC de Lanveur

L’urbanisation se poursuit ensuite vers l’ouest avec la ZAC de Lanveur[17], développée dans les années 1970-1980, mêlant habitat collectif, lotissements pavillonnaires et espaces verts.

Le pôle d’enseignement supérieur

Parallèlement, le quartier s’affirme comme un pôle d’enseignement supérieur[19]. La création de l’IUT en 1975, puis l’installation de l’Université Bretagne-Sud en 1995, attirent une population étudiante nouvelle et contribuent à redessiner l’identité du territoire. D’un espace rural en périphérie, la paroisse Sainte Bernadette devient ainsi un quartier urbain dense, populaire et universitaire, dans l'Ouest lorientais.

Initiatives originales d'évangélisation

Cinéma "Le Pax" (1938–1985)

Le cinéma paroissial Le Pax est né dans le prolongement de la fondation du patronage crée dès juillet 1936 par l'abbé Bellego sous le nom de "Association d'enseignement et d'éducation populaire pour les garçons et les filles de la commune de Plœmeur" . Dès 1938, alors que l’église vient d’être construite, l’abbé Bellego lance le projet d’une salle paroissiale destinée principalement au cinéma, conçue comme un outil culturel, éducatif et missionnaire pour un quartier en plein développement. Les travaux commencent en 1939 et s’achèvent en 1940, mais la guerre empêche son fonctionnement normal. En 1942, les bombardements détruisent gravement le bâtiment, tout juste achevé.[réf. souhaitée]

Après la Libération, les murs sont consolidés grâce aux crédits de la Reconstruction, mais l’aménagement intérieur reste longtemps inachevé faute de moyens. C’est sous l’impulsion de l’abbé Le Brazidec que Le Pax connaît sa véritable renaissance. En 1951-1952, avec ses vicaires, il réalise lui-même les travaux intérieurs : maçonnerie, enduits, peinture, installation des fauteuils et aménagement du hall. Le cinéma ouvre en juin 1952 et devient rapidement un lieu majeur de sociabilité, accueillant jusqu’à 350 spectateurs par séance[20].[source insuffisante] À partir des années 1960, la concurrence des salles modernes et l’arrivée de la télévision entraînent son déclin. Malgré de lourds efforts financiers, Le Pax ferme progressivement, est reconverti pour des activités de jeunesse, puis finalement démoli en 1985, laissant le souvenir d’un lieu emblématique de la vie du quartier.[réf. souhaitée]

Les kermesses paroissiales

Match de catch à la kermesse.

Elles ont joué un rôle central dans la vie matérielle, sociale et communautaire de la paroisse. Dès l’après guerre, elles deviennent un moyen essentiel de financement pour une paroisse jeune, lourdement éprouvée par les destructions de 1942 et confrontée à des besoins constants : réparations, constructions, équipements et œuvres paroissiales. La kermesse annuelle du mois de mai, notamment celle du 8 mai 1955[2], organisée autour du cinéma Le Pax, est explicitement mentionnée comme une fête de bienfaisance majeure, rassemblant paroissiens et amis extérieurs.[source insuffisante]

Avec l’explosion démographique des années 1960 et les nombreux chantiers engagés (salles de catéchisme, aménagements paroissiaux), les kermesses prennent encore plus d’importance. En 1967, leur produit est cité comme un apport financier décisif pour amortir les dettes. Pour attirer un public large, la paroisse innove : les matchs de catch, animés par des catcheurs professionnels acceptant des cachets réduits, deviennent une attraction emblématique.

Au-delà de l’aspect financier, les kermesses sont des temps forts de convivialité, mobilisant de nombreux bénévoles et contribuant fortement à l’identité populaire et fédératrice de la paroisse.

La chapelle du Ter: un projet inabouti (1969)

Le projet de chapelle au Ter naît à la fin des années 1960: l’église existante devenant trop petite, l’équipe pastorale choisit de créer un lieu de culte secondaire pour se rapprocher des nouvelles populations. En août 1969, un terrain de 2 300 m2 est donné à la paroisse sur les rives du Ter. Plusieurs réunions ont lieu pour définir le projet, mais les coûts estimés en 1972, jugés excessifs, conduisent à son abandon faute de moyens financiers.[réf. souhaitée]

L'école primaire François Tanguy (1976)

L’histoire de l’école primaire catholique, dite école libre, s’inscrit dans ce contexte de la forte croissance démographique des années 1960, en particulier dans le quartier de Kervénanec. Si le secteur dispose déjà d’établissements secondaires, avec le collège lycée Saint Joseph ouvert en 1958 et le collège lycée Notre Dame de la Paix en 1969, il manque alors une structure catholique pour l’enseignement primaire. En 1967, le comité de pastorale de la paroisse se prononce contre l’implantation d’une école libre dans la ZUP de Kervénanec, redoutant une dispersion des forces et des difficultés pastorales. Un compromis est alors envisagé : la création d’une école primaire catholique à proximité du lycée Saint Joseph.

Cependant, en 1970, le comité diocésain de l’enseignement catholique décide la création d’une école libre dans la ZUP sans consulter la paroisse, provoquant tensions et inquiétudes. Le père Moreul intervient auprès de la direction diocésaine et de l’évêque afin de trouver une solution apaisée.

Finalement, la décision rejoint le compromis initial. L’école primaire est construite à côté du lycée Saint Joseph, avec la participation des Frères de la congrégation Saint Joseph. Les travaux débutent en avril 1976 et l’école ouvre ses portes en septembre 1976. Elle reçoit le nom de Frère François Tanguy[21], fondateur du lycée Saint Joseph, marquant ainsi son enracinement dans l’histoire éducative catholique locale.[source insuffisante]

Une communauté sacerdotale (1966–1990)

La communauté sacerdotale de la paroisse Sainte Bernadette du Kreisker naît en septembre 1966[22], à l’initiative de l’évêque de Vannes, Pierre Boussard. Il s’agit alors d’une expérience inédite dans le diocèse, pensée pour répondre à la croissance démographique rapide des quartiers ouest de Lorient et aux orientations nouvelles issues du concile Vatican II.[source insuffisante]

Première ordination d'un diacre permanent dans le diocèse.

Pour la première fois, la paroisse n’est plus confiée à un prêtre seul, mais à une équipe de prêtres vivant et exerçant leur ministère de manière communautaire, dans une coresponsabilité assumée avec les laïcs. Le premier responsable de cette communauté est l’abbé Bernard Moreul, entouré des abbés Jean Kerdavid, René Guillaume et Jean Claude Valy. Ensemble, ils mettent en place un comité pastoral élu, un comité de gestion financière, et encouragent fortement l’engagement dans les mouvements d'Action catholique. La communauté sacerdotale devient ainsi le moteur d’une profonde transformation pastorale : liturgie renouvelée, attention portée au monde ouvrier, aux jeunes, aux familles, et présence active dans les nouveaux quartiers.

Au fil des années, d’autres prêtres rejoignent cette communauté ou y exercent leur ministère : citons d'abord Michel Lamprière, et Jean Pierre Penhouët d’abord séminariste puis ordonné prêtre en 1973, qui s’implante durablement à Kervénanec ; Jean Brégent, engagé notamment auprès de la JOC, de l’ACE et de l’ACO ; Puis Émile Le Thuault, Roger Le Falher et André Cadudal, sucessivement responsables de la paroisse jusqu’en 2003. S’y ajoutent également le père Guillaume, le père Hazevis, le séminariste Joël Lomenec’h, ainsi que Jean Le Berrigaud, au passage plus bref.

L'apostolat des filles de Jésus (1967-2025)

Les sœurs de Kermaria, également appelées Filles de Jésus, arrivent dans la paroisse Sainte Bernadette en septembre 1967, dans ce moment de profonde transformation pastorale et démographique du quartier. Elles sont alors présentées comme religieuses éducatrices paroissiales, tandis que d'autres ont un emploi dans la vie civile. Leurs débuts sont modestes : elles logent provisoirement dans une maison pauvre du 55 rue de Kerpape et rejoignent la communauté de Keryado pour les repas et le repos.[réf. souhaitée]

Progressivement, leur enracinement se renforce. Une maison est construite pour elles à Kervénanec, près de la ZUP, à la suite d’échanges fonciers entre la paroisse et la congrégation. Les sœurs s’intègrent pleinement à la vie pastorale : catéchèse, animation sociale, présence auprès des familles et participation à la liturgie dominicale. Leur rôle devient un élément structurant de la communauté chrétienne. En 1979, l’engagement durable des sœurs est symbolisé par la profession religieuse de sœur Marie Annick[23], célébrée dans l’église Sainte Bernadette devant la paroisse, la congrégation et de nombreux prêtres. Dans les années 1980, deux communautés de sœurs de Kermaria sont présentes sur le quartier, signe de leur implantation profonde: impasse Le Cunff et rue Capitaine Rossel.[source insuffisante]

Pendant plus d’un demi siècle, elles accompagnent les évolutions sociales et spirituelles du Kreisker. Leur départ, le 23 novembre 2025, après plus de soixante dix ans de service pastoral, marque la fin d’une présence discrète mais essentielle dans l’histoire de la paroisse.[réf. souhaitée]

Foyers étudiants MEMO: depuis 2013

Les foyers MEMO (Mission étudiante du Morbihan) s’inscrivent dans la continuité de l’attention portée par la paroisse aux jeunes générations et aux nouvelles populations. À Lorient, les premiers foyers MEMO voient le jour en 2014[24], avec deux implantations : l’une rue de Lanveur, face au restaurant universitaire, offrant quatorze places, et l’autre rue Corentin Le Floch, comprenant neuf places. Ces foyers accueillent des étudiants et jeunes travailleurs âgés de 18 à 25 ans, dans un esprit de vie communautaire et chrétienne.[source insuffisante]

Un nouveau tournant est pris dans les années 2020 avec la décision de renforcer cette présence au cœur même de la paroisse. En octobre 2024, la construction d’un troisième foyer MEMO[25],[26] débute directement dans l’enceinte de la paroisse Sainte Bernadette, derrière l’église. Ce bâtiment d’environ 330 m2 est conçu pour accueillir douze résidents supplémentaires, portant la capacité totale des foyers MEMO à 35 places, réparties entre les maisons Kériolet, Frassati et Bernadette.[source insuffisante]

Rattachés au diocèse de Vannes, les foyers MEMO proposent bien plus qu’un logement : espaces partagés, jardin, proximité d’un lieu de prière et un temps communautaire hebdomadaire structurant, associant messe, enseignement et repas. Ils constituent aujourd’hui une présence ecclésiale originale et missionnaire au cœur du quartier universitaire.[réf. souhaitée]

Consécration de la paroisse à saint Joseph (2021)

Saint Joseph, gardien de l’Église.

La paroisse Sainte Bernadette du Kreisker est consacrée à saint Joseph le 19 mars 2021, jour de sa fête liturgique. Cette consécration s’inscrit dans l’année mondiale dédiée à saint Joseph, proclamée par le pape François[27], plaçant la paroisse sous la protection du gardien de l’Église et de la Sainte Famille.[source insuffisante]

Les communautés religieuses sur la paroisse

Plusieurs se sont installées sur le territoire paroissial pour établir des œuvres caritatives et missionnaires propres:

Frères des écoles chrétiennes : les pionniers de l'éducation

Ils fondent en 1849 le lycée Saint Joseph[28]. Leur rôle éducatif se renforce dans les années 1970 avec la création de l’école primaire libre François Tanguy près du lycée Saint Joseph. La communauté est encore active rue de Kerguesténen dans les années 1980.[source insuffisante]

Les filles de Jésus : des apôtres à Kervenanec (1967–2025)

Les sœurs de Kermaria (Filles de Jésus) arrivent à la paroisse Sainte Bernadette en 1967 comme religieuses éducatrices paroissiales. Implantées d’abord rue de Kerpape puis à Kervénanec, elles s’engagent durablement dans la catéchèse, l’animation sociale et la liturgie [23]. Leur présence s’achève le 23 novembre 2025, après plus de 70 ans de service pastoral.[réf. souhaitée]

Petites Sœurs des pauvres : au service des personnes âgées (1955–2017)

Elles sont présentes aux Tamaris, rue de Kerjulaude, à partir de 1955, où elles assurent l’accueil et le soin aux personnes âgées. Étroitement liées à la paroisse Sainte Bernadette, elles accueillent notamment la communauté paroissiale en 1992 lors de la fermeture de l’église. Elles quittent les lieux en mars 2017[29],[30], après plus de soixante ans de présence.[source insuffisante]

Liste des recteurs

* de 1936 à 1951 : Abbé Joseph Bellego[31],[32]
  • de 1951 à 1966 : Abbé Louis Le Brazidec[33]
  • de 1966 à 1974 : Abbé Bernard Moreul[34],[22]
  • de 1974 à 1982 : Abbé Roger Le Falher[35],[36]
  • de 1982 à 1990 : Abbé Émile Le Thuault
  • de 1990 à 2003 : Abbé André Cadudal[37]
  • de 2003 à 2007 : Abbé Yvon Le Coroller
  • de 2007 à 2016 : Abbé Dominique Le Quernec[38]
  • de 2016 à 2018 : Abbé Wilfrid Lawson[39]
  • de 2018 à 2020 : Abbé Thomas Weber[40]
  • de 2020 à aujourd’hui : Abbé Antoine Le Garo[41]

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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