Parthe (langue)
langue moyenne iranienne qui fut parlée au début du Ier millénaire apr. J.-C. en Iran
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Le parthe est une langue moyenne iranienne qui fut parlée au début du Ier millénaire apr. J.-C. en Iran, dans l'empire parthe. Elle était plutôt répandue dans la région correspondant en grande partie au Khorassan. Le parthe appartient au groupe des langues iraniennes du Nord-Ouest.
Histoire du parthe
Le parthe commence à être attesté dans les trois premiers siècles du Ier millénaire apr. J.-C., dans l'empire arsacide. Pourtant les textes de cette époque sont rares, les élites de l'empire employant surtout le grec[2]. La langue continua à être une langue officielle pendant la période sassanide dont on conserve des inscriptions bilingues en parthe et en moyen-perse[3].
L'essentiel de la littérature conservée en langue parthe provient du Turkestan Oriental, où à partir de la fin du XIXe siècle de nombreux documents manichéens furent trouvés par des expéditions russes puis allemandes, à Tourfan[4].
Dès l'époque de la conquête arabe, le parthe s'était effacé, du moins dans les villes, au profit du moyen-perse. La « liste des peuples » sogdienne, datée du IXe siècle apr. J.-C. ne connaît plus de peuple parthe[5].
Attestations du parthe écrit
Les attestations du parthe écrit révélées par les fouilles archéologiques sont peu nombreuses[6]:
- Les ostraca trouvés à Nisa (100 av. J.-C.) et dans d'autres sites de la frontière sud de l'actuel Turkménistan
- Les ostraca du Ier siècle av. J.-C. de Koumesh (province du Semnan)
- Le parchemin du Ier siècle av. J.-C. trouvé à Avroman dans la province iranienne du Kurdistan
- Certaines inscriptions numismatiques arsacides au Ier siècle apr. J.-C.
- L'inscription bilingue de Séleucie du Tigre (150-151 apr. J.-C.)
- L'inscription d'Artaban V trouvée à Suse (215)
- Des documents du IIIe siècle découverts à Doura-Europos, au bord de l'Euphrate
- L'inscription de Kal-e Djangal, près de Birdjand dans le Khorassan du Sud (première moitié du IIIe siècle)
- Les inscriptions des premiers rois sassanides et du clergé zoroastrien parthe, comprenant le Cube de Zoroastre près de Chiraz et l'inscription de Paikuli (dans l'actuelle province irakienne du Kurdistan)
- Le grand corpus de textes manichéens qui ne contient aucun idéogramme
- Quelques traces dans le Pakistan du Nord, comme la culture indo-parthe de Taxila avec Gondopharès (20 av. J.-C. - 10 apr. J.-C.), et Abdagasès, Badjaour, Khyber-Pakhtunkhwa et vers le Séistan et le Balouchestan.