Parti Piquetero
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Le Parti Piquetero, appelée TPR entre 2010 et 2017, est un parti politique trotskiste d'Argentine. Actuellement, il est l'un des partis qui composent l'Unión por la Patria[2],[3],[4].
| Partido Piquetero | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Juan Marino |
| Fondation | 2018[1] |
| Siège | Buenos Aires, Argentine |
| Positionnement | gauche |
| Idéologie | trotskisme socialisme |
| Affiliation nationale | Union pour la patrie |
| Site web | elpiqueteroorg.wordpress.com |
| Représentation | |
| Députés | |
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Histoire
Le terme piquetero est un terme d'origine argentine qui désigne les manifestants qui bloquent les rues pour manifester sur une cause particulière. Le concept de piquetero existe depuis au moins le milieu des années 1990.
Fondation
Après son expulsion du Parti Ouvrier[2] en 2009, un groupe de jeunes trotskystes fonde la Tendance révolutionnaire Piquetera (TPR) en 2010. La TPR est devenue la base de la création du Parti Piquetero en 2018[5].
Histoire électorale
En 2017, le Parti Piquetero a participé aux élections législatives au sein de la coalition Rencontre populaire pour la terre, le toit et le travail[6]. Cependant, il n'a pas réussi à obtenir de représentation[7],[8],[9].
En 2019, le parti a rejoint le Frente de Todos et Juan Marino a été inclus dans la liste des candidats, bien qu'il n'ait pas été initialement élu. Marino a siégé à la Chambre des députés en 2022 après la démission de Sergio Massa[10],[11],[12].
En 2023, le Parti Piquetero faisait partie de la coalition Union pour la Patrie et Juan Marino a réussi à obtenir un siège à la Chambre des députés, occupant la 15e place sur la liste[13].
Idéologie
Le Parti Piquetero se présente comme un défenseur de l'inclusion sociale et de la justice économique, avec des propositions visant à modifier les structures économiques existantes. Une proposition clé est la mise en œuvre d'un salaire minimum universel pour remédier aux inégalités économiques immédiates[14],[15],[16]. Cependant, son idéologie soulève également une critique profonde du système économique actuel, fondée sur une analyse marxiste de la dynamique du capitalisme moderne.
Selon le document « L'effondrement du capital », le parti considère que la phase historique actuelle est dominée par les monopoles impérialistes, qui ont « éradiqué le libre marché, fondement du capitalisme traditionnel ». Cette analyse met en évidence l'antagonisme entre « les monopoles parasites et le capitalisme financier, d'un côté, et la production industrielle et le capitalisme marchand, de l'autre ». Cette contradiction alimente d'importantes luttes de classes et des conflits internationaux[17].
Le Parti Piquetero soutient que la lutte contre le fascisme est intrinsèquement liée à la lutte contre les monopoles, affirmant que leur expropriation est une nécessité pour progresser vers la justice sociale et économique. Cette perspective vise à orienter la classe ouvrière vers une économie planifiée ou communiste, considérant cette expropriation comme une tâche cruciale[17].
Position internationale
Au-delà de la sphère nationale, le Parti Piquetero s'est positionné dans les débats latino-américains. En 2018, suite à la victoire électorale de Jair Bolsonaro au Brésil, il a publié un communiqué qualifiant ce résultat de triomphe du « fascisme » et appelant à la formation d'un front antifasciste continental. Le parti a souligné que « la seule voie contre Bolsonaro est le front antifasciste », insistant sur l'unité des travailleurs, des étudiants et des mouvements sociaux de la région[18].
Le Parti Piquetero a exprimé sa solidarité avec des organisations brésiliennes comme le Partido da Causa Operária (PCO), qu'il a qualifié de « parti frère » dans la lutte contre le fascisme. Il a également soutenu la création de comités d'autodéfense au sein des organisations de masse afin de résister aux avancées autoritaires. Tout en continuant de critiquer des courants modérés comme Lula da Silva et Fernando Haddad, le parti a néanmoins appelé à voter pour le candidat du Parti des travailleurs aux élections brésiliennes de 2018, dans le cadre d'un front uni contre Bolsonaro[18].
De plus, Juan Marino et le parti ont signé un comité national de solidarité argentin exigeant des conditions électorales justes pour Lula au Brésil, rejetant ce qu'ils considéraient comme une éviction judiciarisée des droits démocratiques[19].
En juillet 2025, le Parti Piquetero a organisé une manifestation devant l'ambassade des États-Unis en Argentine pour rejeter la guerre contre l'Iran. Juan Marino a prononcé un discours (transcrit par le parti lui-même) dans lequel il a exprimé sa solidarité avec les manifestations internationales et remis en question l'intervention militaire américaine[20].