Le parti naît en de la fusion de deux factions antisémites, le Parti social allemand et le Parti allemand de la réforme[1], et compte environ 14 000 membres l'année de sa fondation. Il se considère comme une «force de combat parlementaire» du mouvement völkisch avec une prédominance extraparlementaire. Sa motivation est principalement antisémite et basée sur la «perspicacité raciale» comme facteur décisif de la «politique raciale allemande». Ses partisans tentent d'unifier ce mouvement. Ils ont pour symbole le Mjöllnir, qui avant la Première Guerre mondiale était à côté de la svastika le symbole nationaliste le plus important. Début 1917, le parti a aussi la croix gammée comme symbole, par exemple dans l'organe du parti, Deutschvölkische Blätter. Le Parti du peuple allemand estime que tout ce qui est étranger et d'une autre ethnie doit être retiré d'Allemagne.
Politiquement, le parti a des objectifs de guerre expansionnistes et préconise des annexions de grande envergure. Comme pour les autres organisations de droite, l'objectif est la position hégémonique de l'Allemagne en Europe[1]. Au niveau national, il exige l'expulsion de la population juive et la fin de toute immigration en provenance d'Europe de l'Est. À mesure que la Première Guerre mondiale progresse, sa propagande devient de plus en plus radicale. Son président Ferdinand Werner fait des propositions au ministère de la Guerre pour prendre des mesures contre les «profiteurs de guerre juifs» et les «démissionnaires juifs». Le parti a une petite influence, puisqu'en l'armée décide du Judenzählung pour prouver que la population juive n'est pas suffisamment impliquée dans l'effort de guerre. Le résultat du recensement prouvant le contraire, l'étude n'est pas publiée[1].