Parti socialisme et liberté
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Loja 28,
Brasilia
| Parti socialisme et liberté (pt) Partido Socialismo e Liberdade | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Juliano Medeiros (pt) |
| Fondation | |
| Scission de | Parti des travailleurs |
| Siège | SDS, Edificio Venâncio V, Loja 28, Brasilia |
| Numéro d'identification TSE | 50 |
| Positionnement | Gauche radicale |
| Idéologie | Anticapitalisme Écosocialisme Socialisme démocratique Féminisme Socialisme du XXIe siècle |
| Affiliation internationale | Les différents groupes au sein du PSOL ont différentes affiliations internationales. |
| Adhérents | 147 096 (2018)[1] |
| Couleurs | Rouge et jaune |
| Site web | www.psol50.org.br |
| Représentation | |
| Députés | |
| Élus fédérés | |
| Maires | |
| Conseillers municipaux | |
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Le Parti socialisme et liberté (en portugais : Partido Socialismo e Liberdade, abrégé en PSOL) est un parti politique brésilien fondé en 2004 par une scission de l'aile gauche du Parti des travailleurs. Il est rejoint par de nombreux intellectuels et militants de gauche ainsi que par plusieurs courants de l'extrême gauche brésilienne.
À l'élection présidentielle de 2006, le PSOL présente la candidature de l'ancienne sénatrice Heloísa Helena, exclue du PT en après avoir voté contre les consignes du Parti. Également soutenue par le Parti communiste brésilien et le Parti socialiste des travailleurs unifié, elle arrive en troisième position avec 6,85 % des voix.
Aux élections générales qui se tiennent simultanément, le PSOL n'obtient que 1,2 % des voix, trois sièges de députés et aucun sénateur. En 2010, le PSOL présente seul la candidature de Plínio de Arruda Sampaio à l'élection présidentielle. Celui-ci ne peut empêcher l'effondrement électoral du parti et n'obtient que 0,87 % des voix. En revanche, le PSOL parvient à conserver ses trois mandats de députés et progresse même au Sénat, où il obtient deux élus[2],[3],[4],[5].
Idéologie
L'idéologie du parti se situe à gauche, au centre gauche et à l'extrême gauche. Son programme se rapporte au socialisme démocratique et à l'anti-impérialisme, en plus des tendances social-démocrates, marxistes, trotskistes, éco-socialistes et syndicalistes qui y sont présentes. Son programme cite parmi ses objectifs la réduction du temps de travail, la réforme agraire et urbaine, un investissement accru dans la santé, l'éducation et les infrastructures, ainsi qu'une rupture avec le Fonds monétaire international[6]. Il a également intenté des actions en justice visant à dépénaliser l'avortement durant les douze premières semaines de grossesse[7].
Bien qu'il s'agisse d'un parti regroupant des tendances partageant un même spectre politique de gauche, celles-ci présentent des divisions distinctes quant à leur origine, leur situation géographique et la composition de leur direction. La formation de ces tendances est prévue par les statuts du parti ; elles peuvent s'organiser librement, sans ingérence directe des instances dirigeantes, ce qui leur confère une autonomie interne, à condition qu'elles respectent les prérogatives politiques inscrites dans les statuts et le programme du parti[6].
Critique
Expulsion de Cabo Daciolo
En mai 2015, le bureau national du parti a exclu le député fédéral Cabo Daciolo (pt) pour avoir présenté la proposition d'amendement constitutionnel (PEC) 12/2015. Ce texte proposait de modifier l'article de la Constitution stipulant que « tout pouvoir émane du peuple » en « tout pouvoir émane de Dieu », violant ainsi le principe du PSOL de défense d'un État laïque. De plus, le député avait exigé que le parti prenne la défense des policiers militaires de l'Unité de police pacificatrice (UPP) de Rocinha, accusés du meurtre d'Amarildo, un ouvrier du bâtiment tué en juin 2013. La décision d'exclusion a été prise par 54 voix contre 1[8].
Leonel Brizola Neto et Kim Jong-un
Le 12 décembre 2019, un hommage public rendu par Leonel Brizola Neto (PSOL-RJ), alors conseiller municipal, au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a suscité de vives réactions au sein de son parti. Le petit-fils du défunt dirigeant, Leonel Brizola, a présenté une « Motion d'éloges et de reconnaissance » à Kim Jong-un au Conseil municipal de Rio de Janeiro le 29 novembre, comme l'a révélé le journal O Globo. Cette initiative a été critiquée par la direction municipale du PSOL à Rio, qui a publié un communiqué indiquant qu'elle ne cautionnait pas cet hommage. Le parti a déclaré que Brizola Neto avait présenté une motion individuelle qui « ne requiert ni soutien ni vote »[9],[10],[11].