Partiaga (Partiaga)
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La commune de Partiaga est l’une des huit communes de la province de la Tapoa dans la région de l’Est. Avec environ 2 000 km2 de superficie, Partiaga est limitée à l’est par les communes de Tansarga et de Diapaga, à l’ouest par la commune de Matiacoali, au sud par les communes de Namounou et de Tambaga et au nord par la commune de Kantchari. Avec une population estimée à environ à 101 439 hbts, Partiaga est organisé administrativement en vingt quatre (24) villages administratifs selon le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2019[1].
À la faveur de la communalisation intégrale du territoire en collectivités territoriales enclenché avec le vote de la loi portant code général des collectivités territoriales, ayant permis de subdiviser le pays en 13 régions, 49 communes urbaines, 300 communes rurales, Partiaga a été érigé en commune rurale[2],[3].En 2006, la commune organisait ses premières élections municipales. Depuis, la commune a connu 03 conseils municipaux. Se conformant aux dispositions de la loi n° 055-2004/AN portant code général des collectivités territoriales et textes d’application en son article 9, la commune de Partiaga entreprend des actions pour promouvoir son développement économique, social, culturel, environnemental et participe à l’aménagement du territoire[2].
Tableau 1: Liste des villages administratifs de la commune rurale de Partiaga
| 1 Pompomou
2 Mardaga 3 Doubtchari 4 Fatouti 5 Tatiangou 6 Sébouga 7 Partiaga 8 Dahangou |
9 Gangalinti
10 Niamanga 11 Nadiabonli 12 Barbagou 13 Bomonti 14 Hanlonli 15 Diela 16 Boungou |
17 Bambambou
18 Samtangou 19 Lopadi 20 Foabonga 21 Kodjini 22 Kouakouli 23 Kankandii 24 Kalbouli |
Source[4]:
Histoire
Le village de Partiaga a été fondé par Yandjoa Banhama. Il aurait d’abord été accueilli par le roi de Fada N'gourma qui l'installa à Dajuaga pour protéger le royaume du Gulmu des razzieurs provenant du Niger. Au départ, les fondateurs de Partiaga étaient des Yana (ethnie majoritaire de la province du Koulpélogo), mais au fil de l’histoire, ils ont été assimilés aux Gourmantché par alliance matrimoniale. La chefferie à Partiaga est exercée par les Tankoano du clan Yandjoa. Tous les aînés de ce clan peuvent prétendre à la chefferie. Le chef est nommé par un conseil de sages inter-villageois, dénommé le “combala” et il est intronisé par le chef de Fada N’Gourma. Cette cérémonie permet de renouveler son attachement au royaume Gourmantché. Du point de vue du peuplement, on peut noter quatre grandes vagues successives de peuplement à Partiaga[5]:
- La première vague est constituée du clan fondateur et de ses assimilés. Il s'agit de la famille Tankoano du clan Yandjoa et leurs «captifs».
- La deuxième vague de peuplement est composée des Peulhs du clan Sondé. Accueillis par le chef de Partiaga, ils ont participé à la protection de l'intégrité territoriale du canton. La localité de leur installation est appelée karadjé en fulfulde qui veut dire «les peuls de la barrière protectrice». Aujourd'hui, ces familles Peul font partie de l'architecture royale de Partiaga parce qu'il existe un chef Peul du clan Sondé dans le village de Mardaga.
- La troisième vague Bi maliba est composée d’un groupe de familles gourmantché originaires du Mali. La dernière vague de peuplement est composée principalement des familles Mossi et Haoussa.
D'un point de vue coutumier, le territoire du canton de Partiaga couvre un vaste ensemble qui s'étend aussi sur les communes actuelles de Kantchari et Diapaga. Les chefs de ces villages sont intronisés auprès du chef de Partiaga.[6],[7]
Situation sécuritaire et humanitaire
Le , une nouvelle attaque terroriste djihadiste (après deux précédentes au cours des quinze mois écoulés) a été menée contre des bus transportant les ouvriers miniers de la société canadienne SEMAFO, exploitant la mine de Boungou, faisant près de quarante morts et une soixantaine de blessés. Plus de 90% des ouvriers burkinabè de la SEMAFO proviennent de la région de l'Est et en particulier de la commune de Partiaga[8].
Le dimanche 26 février 2023, la Commune rurale de Partiaga, province de la Tapoa a été la cible d’une « violente attaque perpétrée par des bandes armées terroristes», informe le Gouverneur de la Région de l’Est dans un communiqué diffusé ce mardi 28 février 2023[9].
Économie
La commune rurale de Partiaga abrite depuis septembre 2018 la mine d’or de Boungou détenue par la Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (SEMAFO). A ce titre, elle bénéficie d'un fond minier de développement local qui lui permet financer et planifier son développement économique et social[10]. Par exemple, avec la première répartition de son FMDL, d’une valeur de 350 000 000 F CFA, Partiaga a pu planifier son plan annuel d’investissement (PAI) pour prendre en compte les besoins de base et pressants qu’ils avaient de la peine à financer. La commune, en chantier, verra donc par exemple l’érection de nouveaux centres de santé dans certains villages, l’aménagement de voies cyclables et de retenues d’eau pour le bétail[10].
Les ressources financières de la commune sont aussi issue de la mobilisation des ressources transférées par l’État à la commune, le budget communal et l’apport des partenaires technique et financiers (PTF)[10].
Santé et éducation
Partiaga accueille un centre de santé et de promotion sociale (CSPS)[11].