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Parti des travailleurs (Brésil)

parti politique brésilien From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Parti des travailleurs (en portugais : Partido dos Trabalhadores, abrégé en PT) est un parti politique brésilien de gauche au centre gauche. Fondé en 1980, il émerge dans la lutte pour la redémocratisation du Brésil contre la dictature militaire.

PrésidentHumberto Costa (intérim)
Fondation
Faits en bref Présentation, Président ...
Parti des travailleurs
(pt) Partido dos Trabalhadores
Image illustrative de l’article Parti des travailleurs (Brésil)
Logotype officiel.
Présentation
Président Humberto Costa (intérim)
Fondation
Siège São Paulo, São Paulo, Brésil
Positionnement Actuellement :
Centre à centre gauche[1],[2]
Anciennement :
Centre gauche à
gauche[3],[4]
Idéologie Lulisme
Social-libéralisme
Progressisme
Populisme[5]
Affiliation nationale Brésil de l'espoir (depuis 2022)
Affiliation internationale Alliance progressiste
Forum de São Paulo
COPPPAL
Pour la liberté des nations ! (depuis 2024)
Adhérents 1 647 431 (2024)[6]
Couleurs Rouge Blanc
Site web pt.org.br
Représentation
Députés
67  /  513
Sénateurs
9  /  81
Gouverneurs
4  /  27
Députés d'État
118  /  1024
Maires
182  /  5570
Parlement du Mercosur (sièges brésilens)
7  /  75
Fermer

Du parti sont issus deux présidents de la République, Luiz Inácio Lula da Silva de 2003 à 2011 et depuis 2023, ainsi que Dilma Rousseff de 2011 à 2016.

Historique

Lancement

Le PT a été fondé le , lorsque se réunirent les représentants de 17 États du Brésil au Collège de Sion, dans la ville de São Paulo. Le Manifeste de Fondation du PT était lancé, signé par 101 délégués de tout le pays.

Depuis la fin de 1978, syndicalistes, intellectuels, dirigeants de mouvements populaires, étudiants, discutaient de la nécessité de créer au Brésil un nouveau parti, indépendant et socialiste. Seuls deux partis existaient à cette époque, créés par la dictature : l'Alliance rénovatrice nationale, parti conservateur soutenant le régime militaire, et le Mouvement démocratique brésilien unique parti d'opposition autorisé par le pouvoir militaire.

Le PT est né de la dure et sanglante résistance pour la fin de la dictature militaire, dans le processus de la campagne pour la libération des prisonniers politiques et dans l’ambiance des grèves dures de la région de São Paulo.

Luis Inácio Lula da Silva, dirigeant des métallurgistes en grève de la région de São Paulo, en 1978, président du pays de 2003 à 2011, et Olívio Dutra, responsable du syndicat des employés de banque à l’époque et ancien Gouverneur de l’État du Rio Grande do Sul, ont été les deux principaux initiateurs du mouvement.

Au pouvoir

L’arrivée au pouvoir de Lula, en 2003, s’inscrit dans un certain basculement à gauche qui s'opérait sur une partie du continent sud-américain, notamment en Argentine et au Venezuela. Le PT affichait sa volonté de rupture avec des décennies de difficultés sociales et de corruption.

Après deux mandats présidentiels de Lula, Dilma Rousseff est élue présidente en 2010. Elle est réélue en 2014, et voit rapidement sa popularité chuter. Elle est destituée en 2016.

Dans l'opposition

Lors des élections générales de 2018, le PT subit un revers historique. S'il parvient à rester la première force politique au Parlement en termes d’élus malgré une forte baisse, il est devancé en nombre de voix par le Parti social-libéral (extrême droite) de Jair Bolsonaro. En particulier, l’ancienne présidente Dilma Rousseff est battue aux élections sénatoriales dans son État natal du Minas Gerais, n’arrivant qu’en quatrième position[7],[8]. À l’élection présidentielle, Fernando Haddad est largement devancé par Jair Bolsonaro.

La popularité du PT s'est émoussée surtout à partir des années 2010. Auprès du patronat d'abord : « la base syndicale du PT a dès le début inquiété les secteurs entrepreneuriaux habitués à la répression du régime militaire », estime Ricardo Musse, professeur de sociologie à l’université de São Paulo (USP). S’y ajoute un sentiment de « frustration relative » qui se diffuse dans les classes moyennes. « L’image du PT comme une possibilité de transformation de la société s’épuise. Le modèle conciliant du « lulisme » n’a pas modifié la concentration des rentes. Les plus pauvres sont un peu moins pauvres, mais les riches beaucoup plus riches », souligne Vladimir Safatle, professeur de philosophie à l’USP[9].

Présidents du parti

Affaires

Plusieurs personnalités du PT sont mêlées à des affaires de corruption sous les mandats du président Lula (scandale des mensualités, qui aboutit à la condamnation, par exemple, de José Dirceu, le plus haut membre du gouvernement), et sous son successeur Dilma Rousseff, impliquant Lula lui-même.

La lutte contre la corruption a fait l'objet d'une instrumentalisation à des fins politiques par les médias et des magistrats. Des universitaires ont calculé que 95 % des articles traitant de la corruption à la veille des élections présidentielles de 2010 et de 2014 concernaient le Parti des travailleurs[10]. Le Comité des droits de l'homme de l'ONU conclut en 2022 que l'enquête ayant conduit Lula en prison en 2016, alors qu'il était en tête des sondages pour l'élection présidentielle de 2018, n’a pas respecté ses droits[11]. L’enquête Lava Jato est désormais considérée comme « le plus grand scandale judiciaire de l’histoire du Brésil »[12]. Des enquêtes ont démontré comment les procédures furent entachées de nombreuses irrégularités et de confusions, révélé des messages compromettants échangés entre les procureurs et le juge Moro en dehors de tout cadre légal, et souligné les motivations politiques de magistrats qui ont instrumentalisé l’enquête afin de neutraliser le Parti des travailleurs[12].

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Davantage d’informations Année, Candidat ...
Année Candidat 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
1989 Luiz Inácio Lula da Silva 11 622 673 17,18 2e 31 076 364 46,97 2e Battu
1994 17 122 127 27,07 2e Battu
1998 21 475 218 31,71 2e Battu
2002 39 455 233 46,44 1er 52 793 364 61,27 1er Élu
2006 46 662 365 48,61 1er 58 295 042 60,83 1er Élu
2010 Dilma Rousseff 47 651 434 46,91 1er 55 752 529 56,05 1er Élue
2014 43 267 668 41,59 1er 54 501 118 51,64 1er Élue
2018 Fernando Haddad 31 342 005 29,28 2e 47 040 906 44,87 2e Battu
2022 Luiz Inácio Lula da Silva 57 259 504 48,43 1er 60 345 999 50,90 1er Élu
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Élections parlementaires

Davantage d’informations Année, Chambre des députés ...
Année Chambre des députés Sénat Gouvernement
Voix % Sièges +/- Voix % Sièges Total des sièges[a 1] +/-
1982 1 458 719 3,55
8  /  479
en augmentation 8 1 538 786 3,66
0  /  25
0  /  69
en stagnation Opposition
1986 3 253 999 6,47
16  /  487
en augmentation 8
0  /  49
0  /  75
en stagnation
1990 4 128 052 10,19
35  /  502
en augmentation 19
1  /  31
1  /  81
en augmentation 1
1994 5 959 854 12,82
49  /  513
en augmentation 14 13 198 319 13,93
4  /  54
5  /  81
en augmentation 4
1998 8 786 528 13,19
59  /  513
en augmentation 10 11 392 662 18,42
3  /  27
7  /  81
en augmentation 2
2002 16 094 080 18,39
91  /  513
en augmentation 32 32 739 665 22,03
10  /  54
14  /  81
en augmentation 7 Lula I
2006 13 989 859 15,0
83  /  513
en diminution 8 16 222 159 19,2
2  /  27
11  /  81
en diminution 3 Lula II
2010 16 289 199 16,9
88  /  513
en augmentation 5 39 410 141 23,1
11  /  45
14  /  81
en augmentation 3 Rousseff I
2014 13 554 166 14,0
70  /  513
en diminution 18 15 155 818 17,0
2  /  27
12  /  81
en diminution 2 Rousseff II (2015-2016)
Opposition (2016-2018)
2018 10 126 611 10,30
56  /  513
en diminution 14 24 785 670 14,46
4  /  54
6  /  81
en diminution 6 Opposition
2022[13] 15 354 125[a 2] 13,93
68  /  513
en augmentation 12 12 456 553 12,25
4  /  27
9  /  81
en augmentation 3 Lula III
Fermer
  1. Total des sièges : sièges renouvelés cette année-là plus les sièges non renouvelés.
  2. Au sein de la coalition Brésil de l'espoir

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

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