Parulidae

famille d'oiseaux From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Parulines ou Parulidés sont une famille de passereaux constituée de 18 genres et 119 espèces.

La plupart des espèces sont arboricoles, mais certaines, comme la Paruline couronnée et les deux espèces du genre Parkesia, sont terrestres. Une grande partie des espèces sont insectivores.

Ce groupe est très probablement originaire du nord de l'Amérique centrale, où l'on trouve la plus grande diversité spécifique. Depuis ce bassin de population, elles ont étendu leur aire de répartition vers le nord, à l'aune des périodes interglaciaires. Encore aujourd'hui, on retrouve ce comportement migratoire puisque ces espèces plus septentrionales retournent dans leurs régions ancestrales en hiver. Les deux genres Myioborus et Basileuterus semblent avoir colonisé l'Amérique du Sud assez tôt, possiblement avant la fermeture de l'isthme entre les deux continents. Ils constituent désormais les genres les plus répandus dans cette région.

Taxonomie

Le nom scientifique de la famille, Parulidae, trouve son origine lorsque Linné a dénommé la Paruline à collier comme une mésange, Parus americanus, mais avec le développement de la taxonomie, le nom de genre a été changé en Parulus puis Parula. La dénomination de la famille est issu de ce nom de genre.

La famille des Parulidae a été définie en 1947 par l'ornithologue états-unien Alexander Weltmore et ses collaborateurs, avec comme genre type Parula[1] (qui est maintenant le synonyme de Setophaga[2]).

Description

Ce sont de petits passereaux très fréquents, du continent américain (zone néarctique et zone néotropicale), à l'allure de fauvettes (bien que phylogénétiquement éloignés des sylviidés), d'où leur autre nom de « Parulines » ou « Fauvettes du nouveau monde».

La plus petite espèce est la Paruline de Lucy (Leiothlypis luciae), qui pèse environ 6,5 g pour une taille de 10 cm. Les espèces qui sont considérées comme les plus grandes (plus de 15 cm de longueur et pesant plus de 21 g) sont les Parkesia, la Paruline couronnée (Seiurus aurocapilla), la Paruline à diadème (Myiothlypis coronata) et la Paruline pied-blanc (Leucopeza semperi).

Les espèces migratrices pondent généralement davantage d'œufs (environ 6) contrairement aux espèces tropicales (typiquement 2 œufs pondus par couvée). L'explication vient du fait que leur taux de survie est faible lors des périodes migratoires. La plupart des individus ne font donc, en général, qu'une seule reproduction.

Les mâles chez de beaucoup d'espèces migratrices, particulièrement celles qui se reproduisent dans les régions septentrionales, ont un plumage distinctif, du moins pendant la saison de reproduction. En effet, les mâles établissent leur territoire et attirent des femelles chaque année. Cette tendance est particulièrement présente chez les Parulines du genre Setophaga. Au contraire, les espèces tropicales, qui restent avec leur partenaire tout du long de leur vie, n'ont pas ou peu de dimorphisme sexuel (mais il y a des exceptions). Les Parkesia et la Paruline couronnée sont migratrices mais ne possèdent pas de dimorphisme sexuel, alors que les Geothlypis, sédentaires et tropicaux, présentent un dimorphisme[3].

Position systématique

La taxinomie de la famille est fortement remaniée à la suite des travaux de Lovette et al. (2010). Ces changements sont répercutés dans la version 2.11 (2012) de la classification de référence du Congrès ornithologique international.

Liste alphabétique des genres

Selon AviList[4] :

Liste des espèces

D'après la classification de référence (version 5.2, 2015) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :

Références

Voir aussi

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