Pascal Nyabenda
personnalité politique burundaise
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Pascal Nyabenda, né le à Mpanda dans la province de Bubanza, est un homme politique burundais. Il fut le président de l'Assemblée nationale de 2015 à 2020 et directeur général de l'INSS.
| Pascal Nyabenda | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Assemblée nationale du Burundi | |
| – (5 ans et 8 jours) |
|
| Prédécesseur | Pie Ntavyohanyuma |
| Successeur | Gélase Ndabirabe |
| Président du CNDD-FDD | |
| – (4 ans, 4 mois et 20 jours) |
|
| Prédécesseur | Jérémie Ngendakumana |
| Successeur | Évariste Ndayishimiye (secrétaire général) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Commune de Mpanda |
| Nationalité | burundaise |
| Parti politique | CNDD-FDD |
| modifier |
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Biographie
Le , Pascal Nyabenda est élu à la présidence du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, et remplace Jérémie Ngendakumana[1].
Nyabenda est élu le , seul candidat pour le poste, président de l'Assemblée nationale avec 101 voix[2].
Lors de la crise burundaise de 2015, il se montre hostile à l'égard de la communauté internationale et des pays occidentaux. Il est remplacé à la tête du CNDD-FDD par Évariste Ndayishimiye en [3]. Celui-ci lui est préféré par les généraux pour l'élection présidentielle burundaise de 2020, alors qu'il avait les faveurs de Nkurunziza[4].
Nyabenda est décrit comme appartenant à l'aile dure du régime et un proche de Nkurunziza[5].
Le président sortant Pierre Nkurunziza meurt subitement, probablement du Covid-19 le , à l'âge de 55 ans. Nkurunziza était hospitalisé depuis plusieurs jours à la suite d'un malaise. Le , son épouse est évacuée vers le Kenya pour des raisons médicales. La première dame a été infectée par le Covid-19, alors que la présidence évoque une « ulcère »[6],[7]. Gouvernement et opposition sont en désaccord quant à la succession et à la suite des événements. Alors que le gouvernement planche sur une investiture anticipée du président élu Évariste Ndayishimiye, l'opposition exige, en s'appuyant sur la Constitution du Burundi, à ce que le président de l'Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, assure l'intérim et convoque un nouveau scrutin[8],[9]. Le , du fait que le pays se trouve dans une situation de transition constitutionnelle, le gouvernement et les deux vice-présidents saisissent la Cour constitutionnelle pour constater la vacance présidentielle et indiquer la marche à suivre[10]. Dans les faits, un comité de crise, composé de généraux et de membres du parti au pouvoir[11], se réunit pour trancher la succession[12]. Le Soir affirme que Ndayishimiye et Nyabenda ont également été contaminés par le coronavirus[13]. Le , la Cour constitutionnelle du Burundi estime qu'une période d'intérim n'est pas nécessaire, et ordonne d'investir « le plus rapidement possible » Évariste Ndayishimiye. Il s'agit dans les faits d'une décision prise par le comité de crise[14]. L'investiture a lieu le [15].
Le , il échoue à se faire élire sénateur lors des élections sénatoriales burundaises de 2020[16].
En , Nyabenda est nommé deuxième vice-gouverneur de la banque du Burundi[17].