Pasqal
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| Fondation |
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| Forme juridique | |
|---|---|
| Domaines d'activité |
Informatique quantique, refroidissement d'atomes par laser, ingénierie, études techniques |
| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
265 employés () |
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| Fondateurs |
Antoine Browaeys (d), Georges-Olivier Reymond (d), Alain Aspect, Christophe Jurczak (d), Thierry Lahaye (d) |
| Récompense | |
| Site web |
| SIREN | |
|---|---|
| OpenCorporates |
Pasqal est une jeune pousse française, fondée en mars 2019, spécialisée dans l'informatique quantique, qui travaille sur la mise au point d'un ordinateur quantique à atomes neutres (atomes non ionisés refroidis à quelques microkelvins).
Pasqal est créée par Antoine Browaeys, physicien médaille d'argent du CNRS expert dans le domaine de la manipulation des atomes par lasers[1], et par Georges-Olivier Reymond[2]. Elle est aussi cofondée par Alain Aspect[3], prix Nobel de physique obtenu « pour les expériences avec des photons intriqués, établissant les violations des inégalités de Bell et ouvrant une voie pionnière vers l’informatique quantique »[4],[5].
Pasqal est citée par Emmanuel Macron lors de la présentation en du plan français pour le développement du quantique[6] qui doit bénéficier d'un plan de financement de 1,8 milliard d’euros, dont un milliard de l'État.
Pasqal fusionne en 2021 avec Qu&Co, start-up spécialisée dans le développement de logiciels adaptés à l'informatique quantique[7]. La première machine de l'entreprise est accessible sur Internet depuis , pour que les entreprises puissent tester les cas d'usage de la technologie[1],[3].
Pasqal a levé 100 millions d’euros en 2023[3], provenant notamment du fonds singapourien Temasek[8]. Elle est la première start-up à bénéficier du soutien du Fonds Innovation Défense du Ministère des Armées[6].
Lauréate avec Atos d'un appel d'offres du consortium européen EuroHPC (en), l'entreprise a reçu commande de deux accélérateurs quantiques de 100 qubits[3] destinés à être couplés à un supercalculateur classique. Une première livraison a eu lieu en 2024 au Très Grand Centre de Calcul du CEA à Saclay[9], et devrait équiper son équivalent allemand situé à Juliers. Ces deux dispositifs hybrides doivent permettre aux entreprises d'appréhender les avantages du calcul quantique[6].
Le 4 mars 2026, l’entreprise annonce une nouvelle levée de fonds de 340 millions d’euros, propulsant ainsi Pasqal au rang de première licorne française dans le domaine de l’informatique quantique[10].
Recherche
Pasqal dispose d'un prototype d'ordinateur quantique au sein de l'Institut d'Optique Graduate School (Paris-Saclay), ainsi que d'un centre de recherche dédié à Massy[6].
L'entreprise oriente ses recherches vers les atomes refroidis au laser, estimant qu'ils permettent une montée à l‘échelle beaucoup plus rapide[6]. L'ordinateur repose sur l’approche des atomes neutres, où les qubits sont des atomes uniques, qui sont piégés, refroidis à quelques microkelvins et manipulés par des lasers[11],[12]. Cette approche diffère des techniques à base de supraconducteurs utilisés par des concurrents, tels que Alice & Bob[12]. Les lasers utilisés proviennent de l'Institut d'Optique[1].
Les « accélérateurs quantiques » ainsi développés sont des racks modulaires de deux mètres sur trois, prévus pour être installés dans des centre de données[12]. Leur consommation électrique est faible, de l'ordre de 7 à 8 kW[13].
Le , Pasqal annonce avoir réussi à charger plus de 1 000 atomes piégés en une seule opération dans son système d’informatique quantique[14].